Les altérations génétiques s’accumulent dans le génome des cellules au fur et à mesure de la vie de l’individu. La majorité de ces altérations n’ont aucune conséquence fonctionnelle sur la prolifération ou la survie de la cellule. En revanche un nombre limité d’altérations vont permettre à la cellule d’acquérir un avantage sélectif vis à vis des autres cellules présentes au sein du microenvironnement tissulaire. Ces nouvelles capacités vont permettre à la cellule qui les aura acquises de franchir les différentes barrières de sélection, de se développer sous la forme d’un clone tumoral (un grand nombre de cellules identiques provenant d’une même cellule-mère) qui au final donnera une tumeur. On parle de modèle « multi-hit » de cancérogenèse. Il est couramment admis qu’entre 5 et 10 anomalies oncogéniques au sein d’une même cellule sont nécessaires à sa transformation cancéreuse.
Les principales caractéristiques des cellules cancéreuses sont :
· auto-suffisance en signaux de prolifération (gain de fonction des oncogènes)
· résistance aux signaux inhibant la prolifération (perte de fonction des gènes suppresseurs de tumeurs)
· résistance à la mort cellulaire par apoptose
· capacité replicative illimitée (implication de la télomérase)
· échappement à la réponse immunitaire anti-tumorale (implication de PD1/PD-L1)
· dérégulation du métabolisme énergétique
· capacités d'invasion tissulaire locale et de formation de métastases à distance
· induction de néoangiogénèse (implication de VEGF/VEGFR notamment)
L’existence d’une inflammation tissulaire et d’une instabilité génomique favorisent l’acquisition de ces caractéristiques.
Un sous-type particulier de cellules tumorales a été décrit dans les modèles expérimentaux : les cellules souches cancéreuses. Elles seraient capables d’auto-renouvellement indéfini, moteurs de la croissance tumorale et pourraient être à l’origine des résistances et de la dissémination métastatique. Elles seraient au contraire des autres cellules tumorales moins sensibles aux thérapies conventionnelles.
La transition épithélio-mésenchymateuse (EMT) définit un état transitoire des cellules épithéliales cancéreuses au cours duquel elles acquièrent des propriétés phénotypiques de cellules mésenchymateuses les rendant mobiles et favorisant leur migration, leur dissémination métastatique et leur résistance aux stress induisant la mort cellulaire.
♥∞
Les altérations génétiques s’accumulent dans le génome des cellules au fur et à mesure de la vie de l’individu. La majorité de ces altérations n’ont aucune conséquence fonctionnelle sur la prolifération ou la survie de la cellule. En revanche un nombre limité d’altérations vont permettre à la cellule d’acquérir un avantage sélectif vis à vis des autres cellules présentes au sein du microenvironnement tissulaire. Ces nouvelles capacités vont permettre à la cellule qui les aura acquises de franchir les différentes barrières de sélection, de se développer sous la forme d’un clone tumoral (un grand nombre de cellules identiques provenant d’une même cellule-mère) qui au final donnera une tumeur. On parle de modèle « multi-hit » de cancérogenèse. Il est couramment admis qu’entre 5 et 10 anomalies oncogéniques au sein d’une même cellule sont nécessaires à sa transformation cancéreuse.
Les principales caractéristiques des cellules cancéreuses sont :
· auto-suffisance en signaux de prolifération (gain de fonction des oncogènes)
· résistance aux signaux inhibant la prolifération (perte de fonction des gènes suppresseurs de tumeurs)
· résistance à la mort cellulaire par apoptose
· capacité replicative illimitée (implication de la télomérase)
· échappement à la réponse immunitaire anti-tumorale (implication de PD1/PD-L1)
· dérégulation du métabolisme énergétique
· capacités d'invasion tissulaire locale et de formation de métastases à distance
· induction de néoangiogénèse (implication de VEGF/VEGFR notamment)
L’existence d’une inflammation tissulaire et d’une instabilité génomique favorisent l’acquisition de ces caractéristiques.
Un sous-type particulier de cellules tumorales a été décrit dans les modèles expérimentaux : les cellules souches cancéreuses. Elles seraient capables d’auto-renouvellement indéfini, moteurs de la croissance tumorale et pourraient être à l’origine des résistances et de la dissémination métastatique. Elles seraient au contraire des autres cellules tumorales moins sensibles aux thérapies conventionnelles.
La transition épithélio-mésenchymateuse (EMT) définit un état transitoire des cellules épithéliales cancéreuses au cours duquel elles acquièrent des propriétés phénotypiques de cellules mésenchymateuses les rendant mobiles et favorisant leur migration, leur dissémination métastatique et leur résistance aux stress induisant la mort cellulaire.