La qualité de la relation empathique, l’accueil, l’information de l’enfant et sa famille, l’installation confortable et la présence des parents sont indispensables.
• Objectif du traitement : obtenir un soulagement rapide et durable de la douleur.
• Toujours combiner les méthodes non pharmacologiques validées (dont l’efficacité est prouvée) : distraction, installation, présence des parents, relaxation, hypnose, information, dialogue.
• Prescrire les antalgiques systématiques, pour la durée prévisible de la douleur, et non pas « si douleur, ou si besoin ».
• Adapter à l’intensité de la douleur : pour une douleur intense, morphinique de palier 2 ou 3 d’emblée (sauf pour les crises migraineuses, certaines douleurs neuropathiques et les douleurs psychogènes de type somatisation).
• Combiner les antalgiques dès que nécessaire : paracétamol et AINS et morphiniques.
• Privilégier les voies orale ou IV, les suppositoires ne sont plus recommandés (absorption aléatoire, sauf pour les médicaments IV mis en IR), éviter les injections SC et IM.
• Prévoir d’emblée une prescription de recours en cas de soulagement insuffisant, p. ex. :
Paracétamol/6 h systématique ; si EVENDOL > 5/15, ajouter …
• Réévaluer après l’administration d’un antalgique, en prenant en compte le délai d’efficacité de l’antalgique selon la voie d’administration : intraveineuse : 5 min si bolus, 15 min si IVL ; orale : 30 à 60 min ;
• Pour les douleurs neuropathiques, des traitements spécifiques sont indiqués.
• Attention aux situations de douleurs chroniques inexpliquées : éviter les morphiniques, prévoir une prise en charge globale (avec souvent l’avis d’un psychologue ou pédopsychiatre) ;
• Ne jamais utiliser le placebo (hors essai clinique) ; une efficacité ne permet pas de discriminer une douleur « organique » d’une douleur « fonctionnelle ».
Correspondance antalgique / intensité de la douleur pour une douleur nociceptive (Recommandations HAS 2016)
| Intensité
de la douleur |
EVA ou EN (0 à 10) | Activités de l’enfant | Antalgique |
| légère
|
1 à 3 | normales ou subnormales | Abstention ou
paracétamol |
| modérée | 3 à 5
|
diminuées
|
paracétamol
prévoir si insuffisant : + AINS et/ou palier 2 |
| intense | 5 à 7
|
très pauvres
|
paracétamol + palier 2
+ si indiqués AINS prévoir si insuffisant palier 3 |
| très intense | 7 à 10 | arrêtées | paracétamol + palier 3
+ si indiqués AINS |
Principaux antalgiques chez l’enfant
| Antinociceptifs | Non morphiniques | Palier 1
|
paracétamol |
| AINS, principalement ibuprofène | |||
| antispasmodiques | phloroglucinol | ||
| Morphiniques | Palier 2
|
Codéine per os après 12 ans | |
| Tramadol per os après 3 ans | |||
| Nalbuphine IV après 18 mois | |||
| Palier 3 : sur avis senior | morphine | ||
| fentanyl patch |
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La qualité de la relation empathique, l’accueil, l’information de l’enfant et sa famille, l’installation confortable et la présence des parents sont indispensables.
• Objectif du traitement : obtenir un soulagement rapide et durable de la douleur.
• Toujours combiner les méthodes non pharmacologiques validées (dont l’efficacité est prouvée) : distraction, installation, présence des parents, relaxation, hypnose, information, dialogue.
• Prescrire les antalgiques systématiques, pour la durée prévisible de la douleur, et non pas « si douleur, ou si besoin ».
• Adapter à l’intensité de la douleur : pour une douleur intense, morphinique de palier 2 ou 3 d’emblée (sauf pour les crises migraineuses, certaines douleurs neuropathiques et les douleurs psychogènes de type somatisation).
• Combiner les antalgiques dès que nécessaire : paracétamol et AINS et morphiniques.
• Privilégier les voies orale ou IV, les suppositoires ne sont plus recommandés (absorption aléatoire, sauf pour les médicaments IV mis en IR), éviter les injections SC et IM.
• Prévoir d’emblée une prescription de recours en cas de soulagement insuffisant, p. ex. :
Paracétamol/6 h systématique ; si EVENDOL > 5/15, ajouter …
• Réévaluer après l’administration d’un antalgique, en prenant en compte le délai d’efficacité de l’antalgique selon la voie d’administration : intraveineuse : 5 min si bolus, 15 min si IVL ; orale : 30 à 60 min ;
• Pour les douleurs neuropathiques, des traitements spécifiques sont indiqués.
• Attention aux situations de douleurs chroniques inexpliquées : éviter les morphiniques, prévoir une prise en charge globale (avec souvent l’avis d’un psychologue ou pédopsychiatre) ;
• Ne jamais utiliser le placebo (hors essai clinique) ; une efficacité ne permet pas de discriminer une douleur « organique » d’une douleur « fonctionnelle ».
Correspondance antalgique / intensité de la douleur pour une douleur nociceptive (Recommandations HAS 2016)
| Intensité
de la douleur |
EVA ou EN (0 à 10) | Activités de l’enfant | Antalgique |
| légère
|
1 à 3 | normales ou subnormales | Abstention ou
paracétamol |
| modérée | 3 à 5
|
diminuées
|
paracétamol
prévoir si insuffisant : + AINS et/ou palier 2 |
| intense | 5 à 7
|
très pauvres
|
paracétamol + palier 2
+ si indiqués AINS prévoir si insuffisant palier 3 |
| très intense | 7 à 10 | arrêtées | paracétamol + palier 3
+ si indiqués AINS |
Principaux antalgiques chez l’enfant
| Antinociceptifs | Non morphiniques | Palier 1
|
paracétamol |
| AINS, principalement ibuprofène | |||
| antispasmodiques | phloroglucinol | ||
| Morphiniques | Palier 2
|
Codéine per os après 12 ans | |
| Tramadol per os après 3 ans | |||
| Nalbuphine IV après 18 mois | |||
| Palier 3 : sur avis senior | morphine | ||
| fentanyl patch |