La douleur liée aux soins est vécue par les petits enfants comme une agression incompréhensible, d'où détresse et protestation vite majeures même pour un soin banal pour l'adulte (vaccination, prise de sang). La plupart des soins génèrent douleur et peur ; une phobie des soins peut s'installer rapidement.
La prévention de la douleur et de la peur doivent être systématiques, dès le 1er soin, en collaboration avec les parents, avec des méthodes non pharmacologiques toujours, et des moyens pharmacologiques souvent.
Avant le soin
Etablir une relation de confiance dans un environnement serein et ludique, rassurer
Informer et préparer l’enfant au soin : sans mentir ni banaliser, expliquer le soin, son déroulement, les moyens utilisés pour le vivre confortablement, le rôle de chacun (cf les fiches explicatives de l'association Sparadrap, par exemple)
Éviter les phrases négatives comme « n'aie pas peur, ne t'inquiète pas » ou les fausses promesses « ça ne fait pas mal »
Utiliser des formulations positives « rassure-toi » ou « tout se passera au mieux »
Prévoir la participation de l'enfant s'il le souhaite
Prévoir la présence et le rôle des parents (garder le contact visuel, verbal et tactile avec leur enfant, participer à la distraction)
Prévoir les antalgiques et leur délai d’action
Pendant le soin
Installer parent, enfant et soignant confortablement, faire respirer l’enfant calmement
Distraire : bulles de savon, jouets sonores ou lumineux, histoire lue, dialogue, chansons, musique, vidéo, jeux vidéo, réalité virtuelle…
Ou accompagner par l’hypno-analgésie à partir de 5 à 6 ans, par un soignant formé
Savoir s'arrêter si le soin se passe mal, toujours éviter une contention forte.
Après le soin
Féliciter, valoriser le courage (même si l’enfant a pleuré).
Evaluer la douleur
Principaux médicaments utilisés
- Le MEOPA, mélange équimolaire oxygène-protoxyde d'azote (50/50), gaz anxiolytique et antalgique
- La crème ou le patch anesthésiant (EMLA®), à appliquer 1 à 2 heures avant l’effraction cutanée
- La solution sucrée : quelques gouttes sur le bout de la langue chez les nouveau-nés jusqu’à 6 mois, ou allaitement au sein
- Selon l’intensité de la douleur attendue lors les soins, des antalgiques morphiniques peuvent être associés.
- En cas d'inefficacité ou d’anxiété importante, une sédation médicamenteuse est recommandée dans les lieux de soin, avec une surveillance particulière du risque de dépression respiratoire.
L’important est d’éviter un souvenir négatif qui impactera les soins suivants.
♥∞
La douleur liée aux soins est vécue par les petits enfants comme une agression incompréhensible, d'où détresse et protestation vite majeures même pour un soin banal pour l'adulte (vaccination, prise de sang). La plupart des soins génèrent douleur et peur ; une phobie des soins peut s'installer rapidement.
La prévention de la douleur et de la peur doivent être systématiques, dès le 1er soin, en collaboration avec les parents, avec des méthodes non pharmacologiques toujours, et des moyens pharmacologiques souvent.
Avant le soin
Etablir une relation de confiance dans un environnement serein et ludique, rassurer
Informer et préparer l’enfant au soin : sans mentir ni banaliser, expliquer le soin, son déroulement, les moyens utilisés pour le vivre confortablement, le rôle de chacun (cf les fiches explicatives de l'association Sparadrap, par exemple)
Éviter les phrases négatives comme « n'aie pas peur, ne t'inquiète pas » ou les fausses promesses « ça ne fait pas mal »
Utiliser des formulations positives « rassure-toi » ou « tout se passera au mieux »
Prévoir la participation de l'enfant s'il le souhaite
Prévoir la présence et le rôle des parents (garder le contact visuel, verbal et tactile avec leur enfant, participer à la distraction)
Prévoir les antalgiques et leur délai d’action
Pendant le soin
Installer parent, enfant et soignant confortablement, faire respirer l’enfant calmement
Distraire : bulles de savon, jouets sonores ou lumineux, histoire lue, dialogue, chansons, musique, vidéo, jeux vidéo, réalité virtuelle…
Ou accompagner par l’hypno-analgésie à partir de 5 à 6 ans, par un soignant formé
Savoir s'arrêter si le soin se passe mal, toujours éviter une contention forte.
Après le soin
Féliciter, valoriser le courage (même si l’enfant a pleuré).
Evaluer la douleur
Principaux médicaments utilisés
- Le MEOPA, mélange équimolaire oxygène-protoxyde d'azote (50/50), gaz anxiolytique et antalgique
- La crème ou le patch anesthésiant (EMLA®), à appliquer 1 à 2 heures avant l’effraction cutanée
- La solution sucrée : quelques gouttes sur le bout de la langue chez les nouveau-nés jusqu’à 6 mois, ou allaitement au sein
- Selon l’intensité de la douleur attendue lors les soins, des antalgiques morphiniques peuvent être associés.
- En cas d'inefficacité ou d’anxiété importante, une sédation médicamenteuse est recommandée dans les lieux de soin, avec une surveillance particulière du risque de dépression respiratoire.
L’important est d’éviter un souvenir négatif qui impactera les soins suivants.