Rang B
Rubrique : Prise en charge
Intitulé : Connaître les principes de prise en charge d'un SDRC
Descriptif : Principes et traitements de première intention
1- Prises en charge rééducative
· La réadaptation fonctionnelle est l’élément essentiel et indispensable du traitement du SDRC.
· La prise en charge doit être la plus précoce possible afin d’éviter la sous-utilisation du membre concerné et la survenue de troubles trophiques.
· Une antalgie satisfaisante (si besoin médicamenteuse) doit permettre de faciliter la réadaptation et de la débuter rapidement.
· La prise en charge éducative permet une meilleure compréhension par le patient de sa pathologie et une meilleure adhésion aux différents traitements proposés.
· L’évolution chez l’adulte ou l’enfant est globalement satisfaisante si la prise en charge est précoce et la remise en mouvement active.
· Un suivi de kinésithérapie (quelle que soit l'atteinte) et d'ergothérapie (en cas d'atteinte du membre supérieur) sont indiqués. Des exercices analytiques variés sont réalisés, si besoin dans un centre de rééducation pour les situations les plus sévères. On s’attache à prévenir les rétractions capsulaires et tendineuses, drainer l’œdème des parties molles et éviter l’exclusion fonctionnelle du membre atteint.
2- Prise en charge médicamenteuse
· Elle doit permettre de faciliter la réadaptation fonctionnelle.
· Le paracétamol et les opioïdes faibles peuvent être proposés. Leur efficacité doit être régulièrement évaluée ainsi que la tolérance et leur éventuel mésusage.
· La présence d’allodynie et d’hyperalgésie évoquant une sensibilisation centrale peuvent conduire à proposer des antidépresseurs et des antiépileptiques dans le traitement des SDRC comme pour les douleurs neuropathiques (voir item 135).
· Les opioïdes forts, les AINS, les corticoïdes ne doivent pas être proposés dans les SDRC sans avis spécialisé auprès d’un rhumatologue, d’un rééducateur ou d’un algologue (structure douleur chronique).
3- Techniques de neurostimulation non invasive
· La neurostimulation électrique transcutanée peut être proposée et associée à la rééducation.
· Elle est prescrite par un médecin de la douleur (voir item 135).
· L’effet antalgique peut favoriser la reprise des exercices physiques. L’amélioration est très variable et peu prévisible.
4- Prise en charge psychologique
. Même si les patients présentent un SDRC n'ont pas de fonctionnement psychologique particulier, iles peuvent présenter des traits de personnalité particuliers et une vulnérabilité à la douleur.
. La prise en charge pluridisciplinaire, nécessaire dès la chronicisation, doit prendre en compte l'anxiété, la problématique corporelle et les problèmes médico-légaux
. La prise en charge par un(e) psychologue clinicien(ne) replace la douleur dans l'histoire du patient, mobilise les éléments de confiance, reconnaît les éléments axio-dépressifs et peut favoriser l'utilisation de techniques psycho-corporelle
5- Stimulation médullaire
Pour les SDRC sévères et réfractaires aux traitements conventionnels, et après évaluation pluridisciplinaire dans une structure douleur chronique, une stimulation médullaire peut être proposée (validée pour les SDRC réfractaires) (voir item 135).
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Rang B
Rubrique : Prise en charge
Intitulé : Connaître les principes de prise en charge d'un SDRC
Descriptif : Principes et traitements de première intention
1- Prises en charge rééducative
· La réadaptation fonctionnelle est l’élément essentiel et indispensable du traitement du SDRC.
· La prise en charge doit être la plus précoce possible afin d’éviter la sous-utilisation du membre concerné et la survenue de troubles trophiques.
· Une antalgie satisfaisante (si besoin médicamenteuse) doit permettre de faciliter la réadaptation et de la débuter rapidement.
· La prise en charge éducative permet une meilleure compréhension par le patient de sa pathologie et une meilleure adhésion aux différents traitements proposés.
· L’évolution chez l’adulte ou l’enfant est globalement satisfaisante si la prise en charge est précoce et la remise en mouvement active.
· Un suivi de kinésithérapie (quelle que soit l'atteinte) et d'ergothérapie (en cas d'atteinte du membre supérieur) sont indiqués. Des exercices analytiques variés sont réalisés, si besoin dans un centre de rééducation pour les situations les plus sévères. On s’attache à prévenir les rétractions capsulaires et tendineuses, drainer l’œdème des parties molles et éviter l’exclusion fonctionnelle du membre atteint.
2- Prise en charge médicamenteuse
· Elle doit permettre de faciliter la réadaptation fonctionnelle.
· Le paracétamol et les opioïdes faibles peuvent être proposés. Leur efficacité doit être régulièrement évaluée ainsi que la tolérance et leur éventuel mésusage.
· La présence d’allodynie et d’hyperalgésie évoquant une sensibilisation centrale peuvent conduire à proposer des antidépresseurs et des antiépileptiques dans le traitement des SDRC comme pour les douleurs neuropathiques (voir item 135).
· Les opioïdes forts, les AINS, les corticoïdes ne doivent pas être proposés dans les SDRC sans avis spécialisé auprès d’un rhumatologue, d’un rééducateur ou d’un algologue (structure douleur chronique).
3- Techniques de neurostimulation non invasive
· La neurostimulation électrique transcutanée peut être proposée et associée à la rééducation.
· Elle est prescrite par un médecin de la douleur (voir item 135).
· L’effet antalgique peut favoriser la reprise des exercices physiques. L’amélioration est très variable et peu prévisible.
4- Prise en charge psychologique
. Même si les patients présentent un SDRC n'ont pas de fonctionnement psychologique particulier, iles peuvent présenter des traits de personnalité particuliers et une vulnérabilité à la douleur.
. La prise en charge pluridisciplinaire, nécessaire dès la chronicisation, doit prendre en compte l'anxiété, la problématique corporelle et les problèmes médico-légaux
. La prise en charge par un(e) psychologue clinicien(ne) replace la douleur dans l'histoire du patient, mobilise les éléments de confiance, reconnaît les éléments axio-dépressifs et peut favoriser l'utilisation de techniques psycho-corporelle
5- Stimulation médullaire
Pour les SDRC sévères et réfractaires aux traitements conventionnels, et après évaluation pluridisciplinaire dans une structure douleur chronique, une stimulation médullaire peut être proposée (validée pour les SDRC réfractaires) (voir item 135).