La maladie hémorroïdaire représente l’ensemble des plaintes en lien avec les modifications du tissu hémorroïdaire. On parle de « crise » lorsque les plaintes sont de courte durée et comportent une composante douloureuse ou de maladie chronique lorsque les signes sont réguliers. Les symptômes s’accompagnent habituellement d’une modification morphologique des hémorroïdes mais il n’existe pas de corrélation anatomo-clinique (on peut se plaindre de petites hémorroïdes, ou avoir d’importantes hémorroïdes sans ressenti). La pathogénie de la maladie hémorroïdaire n’est que partiellement comprise. On considère deux théories qui conduisent à ce qu’un constituant anatomique normal et asymptomatique devienne symptomatique : la théorie mécanique et la théorie vasculaire.
- La théorie mécanique repose sur une fragilisation du tissu de soutien ou matériel d’ancrage des hémorroïdes internes : le long temps passé à la selle, les efforts de poussée (dyschésie), la modification de la consistance de selles (selles dures) et l’accouchement représentent des facteurs de risque de survenue de signes hémorroïdaires. Bien des patientes expriment le fait que le début des signes de la maladie hémorroïdaire coïncide avec la période d’un accouchement.
- La théorie vasculaire apparente la maladie hémorroïdaire à l’insuffisance veineuse. Pour autant, les hémorroïdes ne sont pas des veines (elles ne comportent pas de valvules conniventes) et les saignements rouges de la crise hémorroïdaire ne sont pas veineux. Cependant, l’augmentation de taille du tissu hémorroïdaire en fin de grossesse, et l’efficacité à court terme des traitements dits veinotoniques supportent cette hypothèse.
Cf item 2C-288-ET-B01
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La maladie hémorroïdaire représente l’ensemble des plaintes en lien avec les modifications du tissu hémorroïdaire. On parle de « crise » lorsque les plaintes sont de courte durée et comportent une composante douloureuse ou de maladie chronique lorsque les signes sont réguliers. Les symptômes s’accompagnent habituellement d’une modification morphologique des hémorroïdes mais il n’existe pas de corrélation anatomo-clinique (on peut se plaindre de petites hémorroïdes, ou avoir d’importantes hémorroïdes sans ressenti). La pathogénie de la maladie hémorroïdaire n’est que partiellement comprise. On considère deux théories qui conduisent à ce qu’un constituant anatomique normal et asymptomatique devienne symptomatique : la théorie mécanique et la théorie vasculaire.
- La théorie mécanique repose sur une fragilisation du tissu de soutien ou matériel d’ancrage des hémorroïdes internes : le long temps passé à la selle, les efforts de poussée (dyschésie), la modification de la consistance de selles (selles dures) et l’accouchement représentent des facteurs de risque de survenue de signes hémorroïdaires. Bien des patientes expriment le fait que le début des signes de la maladie hémorroïdaire coïncide avec la période d’un accouchement.
- La théorie vasculaire apparente la maladie hémorroïdaire à l’insuffisance veineuse. Pour autant, les hémorroïdes ne sont pas des veines (elles ne comportent pas de valvules conniventes) et les saignements rouges de la crise hémorroïdaire ne sont pas veineux. Cependant, l’augmentation de taille du tissu hémorroïdaire en fin de grossesse, et l’efficacité à court terme des traitements dits veinotoniques supportent cette hypothèse.
Cf item 2C-288-ET-B01