Les symptômes hémorroïdaires liés aux plexus internes peuvent s’exprimer de deux façons : soit de façon bruyante sur une courte période de temps (crise hémorroïdaire), soit parce qu’ils s’installent dans la durée et sont accentués au cours et au décours de la défécation.
La crise hémorroïdaire associe à divers degrés une sensation de cuisson, de tension ou de douleur vive de l’anus, des saignements rouges (« épistaxis anal ») défécatoires qui peuvent être spectaculaires mais ne sont pas mélangés aux matières et une tuméfaction anale (ou une perception de tension interne) sensible. Les symptômes surviennent de façon rapidement progressive et durent quelques jours. Ils sont souvent accentués par la défécation.
Lorsque les signes s’installent de façon chronique, ils associent souvent des brûlures anales défécatoires et post défécatoires peu durables, une procidence de l’anus plus ou moins importante et plus ou moins réductible après la défécation et des saignements. Ils peuvent avoir une évolution périodique. Le prurit anal est une plainte souvent attribuée aux hémorroïdes mais la relation de causalité est ténue. Il ne doit pas être considéré comme un symptôme hémorroïdaire notamment en cas de chronicité. Il ne faut pas proposer un traitement instrumental ou chirurgical des hémorroïdes en cas de prurit anal chronique.
La qualification du tissu hémorroïdaire en grade est classique :
- pas de procidence dans la lumière de l’anuscope (Grade I)
- procidence dans la lumière de l’anuscope mais pas à l’extérieur (Grade II)
- procidence à l’extérieur de l’anus en poussée mais réintégration spontanée en fin de poussée (Grade III)
- procidence permanente d’emblée (Grade IV). Dans cette situation, les hémorroïdes internes sont visibles à l’extérieur de l’anus et l’anuscopie n’est souvent pas nécessaire pour les visualiser. La valeur importante de l’examen clinique ne repose pas uniquement sur la description du tissu hémorroïdaire mais aussi sur la recherche de lésions associées : fissure anale dans les plis radiés (souvent au pôle postérieur de l’anus, la fissure anale est un diagnostic d’inspection), abcès ou fistule anale, condylomes, marisques, cancer du canal anal ou du rectum.
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Les symptômes hémorroïdaires liés aux plexus internes peuvent s’exprimer de deux façons : soit de façon bruyante sur une courte période de temps (crise hémorroïdaire), soit parce qu’ils s’installent dans la durée et sont accentués au cours et au décours de la défécation.
La crise hémorroïdaire associe à divers degrés une sensation de cuisson, de tension ou de douleur vive de l’anus, des saignements rouges (« épistaxis anal ») défécatoires qui peuvent être spectaculaires mais ne sont pas mélangés aux matières et une tuméfaction anale (ou une perception de tension interne) sensible. Les symptômes surviennent de façon rapidement progressive et durent quelques jours. Ils sont souvent accentués par la défécation.
Lorsque les signes s’installent de façon chronique, ils associent souvent des brûlures anales défécatoires et post défécatoires peu durables, une procidence de l’anus plus ou moins importante et plus ou moins réductible après la défécation et des saignements. Ils peuvent avoir une évolution périodique. Le prurit anal est une plainte souvent attribuée aux hémorroïdes mais la relation de causalité est ténue. Il ne doit pas être considéré comme un symptôme hémorroïdaire notamment en cas de chronicité. Il ne faut pas proposer un traitement instrumental ou chirurgical des hémorroïdes en cas de prurit anal chronique.
La qualification du tissu hémorroïdaire en grade est classique :
- pas de procidence dans la lumière de l’anuscope (Grade I)
- procidence dans la lumière de l’anuscope mais pas à l’extérieur (Grade II)
- procidence à l’extérieur de l’anus en poussée mais réintégration spontanée en fin de poussée (Grade III)
- procidence permanente d’emblée (Grade IV). Dans cette situation, les hémorroïdes internes sont visibles à l’extérieur de l’anus et l’anuscopie n’est souvent pas nécessaire pour les visualiser. La valeur importante de l’examen clinique ne repose pas uniquement sur la description du tissu hémorroïdaire mais aussi sur la recherche de lésions associées : fissure anale dans les plis radiés (souvent au pôle postérieur de l’anus, la fissure anale est un diagnostic d’inspection), abcès ou fistule anale, condylomes, marisques, cancer du canal anal ou du rectum.