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Connaître les grands principes de la prise en charge médicamenteuse et non médicamenteuse OIC-288-13-A

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Cf : 2C-288-PC-A03, 2C-288-PC-B01

a)    Règles hygiéno-diététiques

Les règles hygiéno-diététiques représentent un élément majeur de la prise en charge thérapeutique de la maladie hémorroïdaire. Les régimes d’exclusion alimentaire n’ont pas d’efficacité. D’une manière générale, les règles hygiéno-diététiques visent à lutter contre la constipation chronique (cf item 283). Le traitement de la constipation chronique est donc une mesure de bon sens visant à limiter l’installation de la maladie hémorroïdaire, à prévenir les récidives voire peut être les complications.  Les modifications alimentaires et diététiques qui concourent à corriger la consistance des selles et à réguler le transit sont recommandées. L’introduction d’une alimentation riche en fibres solubles (graines de lin, graines de Chia, Psyllium blond…) et la correction de la constipation permettent de diminuer le temps passé à la selle et la dyschésie. Cela participe à la résolution des symptômes à la phase aiguë de la crise hémorroïdaire, à la prévention des crises, mais aussi au traitement de la maladie hémorroïdaire chronique.

b)    Médicaments :

Traitement de la maladie hémorroïdaire interne :

La diosmine a une efficacité démontrée dans le traitement de la crise hémorroïdaire parce qu’elle en diminue l’intensité et la durée des symptômes. Les topiques locaux correspondent à l’ensemble des produits à visée émolliente et à application topique (crèmes, pommades et suppositoires). Ils contiennent des agents susceptibles de diminuer la composante inflammatoire de la crise hémorroïdaire, de jouer sur la composante œdémateuse de la crise et de favoriser la cicatrisation. Certains topiques ont également des propriétés antalgiques par le biais d’anesthésiques locaux. Comme la classe des veinotoniques, ces médicaments sont proposés en cure courte dans le traitement de la crise hémorroïdaire. Ils ne sont pas indiqués en cas de pathologie chronique principalement dominée par des saignements ou une procidence anale défécatoire.

Traitement de la maladie hémorroïdaire externe :

La seule manifestation des hémorroïdes externes est la thrombose hémorroïdaire externe dont le traitement est l’incision ou l’excision (cf infra). Cependant les anti-inflammatoires non stéroïdiens sont une alternative à l’incision/excision (cf infra). Les corticoïdes en cure courte sont une alternative en cas de contre-indication aux AINS et au traitement chirurgical, notamment en cas de forte composante œdémateuse.

c)    Principes des traitements instrumentaux et chirurgicaux

On appelle traitement instrumental des hémorroïdes l’ensemble des procédures qui sont réalisées pour contraindre la procidence anale hémorroïdaire, renforcer le tissu de soutien et constituer une escarre cicatricielle à leur sommet. Ces méthodes thérapeutiques sont réalisées lors de la consultation externe, à travers un anuscope et le plus souvent au cours d’une consultation spécialisée de gastro entérologie. Ces stratégies constituent le traitement de fond de la maladie hémorroïdaire chronique. Elles ne doivent pas être réalisées en période de poussée de la maladie et ne représentent pas un traitement préventif de la thrombose hémorroïdaire externe. Différentes techniques peuvent être proposées afin de constituer une escarre chimique (sclérose), ischémique (ligature élastique) ou thermique (infrarouge, coagulation bipolaire, cryothérapie). Le traitement est appliqué en secteur, en muqueuse rectale (pas de sensibilité thermo algésique) au-dessus (et non sur) du tissu hémorroïdaire interne. Ces méthodes n’enlèvent pas et ne sclérosent pas le tissu hémorroïdaire proprement dit. Lorsque les indications sont bien ciblées, elles apportent un bénéfice important plus de trois fois sur quatre. Leur efficacité diminue cependant avec la durée du suivi. Ces méthodes exposent à des complications rares (saignements sur chute d’escarre, infections). La ligature élastique représente le meilleur compromis bénéfice/risque mais elle est contre-indiquée chez les malades sous anticoagulants.


On appelle traitement chirurgical des hémorroïdes l’ensemble des procédures qui visent à traiter le tissu hémorroïdaire à l’occasion d’un acte sous anesthésie générale, péridurale ou locorégionale. On distingue deux types de chirurgie hémorroïdaire : celles qui résèquent le tissu hémorroïdaire (on parle d’hémorroïdectomie) et celles qui fixent ou retendent le tissu hémorroïdaire par un procédé mécanique (pexie au fil ou par pince mécanique) ou thermique (radiofréquence, laser). Le premier type est la référence en termes d’efficacité et c’est souvent la seule procédure possible en cas de maladie hémorroïdaire anatomiquement évoluée ou de thrombose externe récidivante. Le second type s’apparente plus aux traitements instrumentaux évoqués : il est plus simple, souvent plus rapide et moins douloureux. L’immobilisation des patients après le geste est souvent plus courte. Il expose à un risque de récidive plus important. Les complications sont inhérentes à tout type de chirurgie mais les séquelles fonctionnelles rares comme l’incontinence doivent pouvoir être prévenues et évaluées avant le geste.

Le traitement de la thrombose hémorroïdaire externe ne constitue pas, à proprement parler, un traitement chirurgical. Cependant, un geste d’incision ou d’excision peut être facilement réalisé en consultation. En prenant quelques précautions et avec un peu de patience, cette stratégie permet de soulager les douleurs et d’en raccourcir l’évolution efficacement. L’alternative est la prescription d’anti inflammatoires non stéroïdiens (cf plus haut).




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Cf : 2C-288-PC-A03, 2C-288-PC-B01

a)    Règles hygiéno-diététiques

Les règles hygiéno-diététiques représentent un élément majeur de la prise en charge thérapeutique de la maladie hémorroïdaire. Les régimes d’exclusion alimentaire n’ont pas d’efficacité. D’une manière générale, les règles hygiéno-diététiques visent à lutter contre la constipation chronique (cf item 283). Le traitement de la constipation chronique est donc une mesure de bon sens visant à limiter l’installation de la maladie hémorroïdaire, à prévenir les récidives voire peut être les complications.  Les modifications alimentaires et diététiques qui concourent à corriger la consistance des selles et à réguler le transit sont recommandées. L’introduction d’une alimentation riche en fibres solubles (graines de lin, graines de Chia, Psyllium blond…) et la correction de la constipation permettent de diminuer le temps passé à la selle et la dyschésie. Cela participe à la résolution des symptômes à la phase aiguë de la crise hémorroïdaire, à la prévention des crises, mais aussi au traitement de la maladie hémorroïdaire chronique.

b)    Médicaments :

Traitement de la maladie hémorroïdaire interne :

La diosmine a une efficacité démontrée dans le traitement de la crise hémorroïdaire parce qu’elle en diminue l’intensité et la durée des symptômes. Les topiques locaux correspondent à l’ensemble des produits à visée émolliente et à application topique (crèmes, pommades et suppositoires). Ils contiennent des agents susceptibles de diminuer la composante inflammatoire de la crise hémorroïdaire, de jouer sur la composante œdémateuse de la crise et de favoriser la cicatrisation. Certains topiques ont également des propriétés antalgiques par le biais d’anesthésiques locaux. Comme la classe des veinotoniques, ces médicaments sont proposés en cure courte dans le traitement de la crise hémorroïdaire. Ils ne sont pas indiqués en cas de pathologie chronique principalement dominée par des saignements ou une procidence anale défécatoire.

Traitement de la maladie hémorroïdaire externe :

La seule manifestation des hémorroïdes externes est la thrombose hémorroïdaire externe dont le traitement est l’incision ou l’excision (cf infra). Cependant les anti-inflammatoires non stéroïdiens sont une alternative à l’incision/excision (cf infra). Les corticoïdes en cure courte sont une alternative en cas de contre-indication aux AINS et au traitement chirurgical, notamment en cas de forte composante œdémateuse.

c)    Principes des traitements instrumentaux et chirurgicaux

On appelle traitement instrumental des hémorroïdes l’ensemble des procédures qui sont réalisées pour contraindre la procidence anale hémorroïdaire, renforcer le tissu de soutien et constituer une escarre cicatricielle à leur sommet. Ces méthodes thérapeutiques sont réalisées lors de la consultation externe, à travers un anuscope et le plus souvent au cours d’une consultation spécialisée de gastro entérologie. Ces stratégies constituent le traitement de fond de la maladie hémorroïdaire chronique. Elles ne doivent pas être réalisées en période de poussée de la maladie et ne représentent pas un traitement préventif de la thrombose hémorroïdaire externe. Différentes techniques peuvent être proposées afin de constituer une escarre chimique (sclérose), ischémique (ligature élastique) ou thermique (infrarouge, coagulation bipolaire, cryothérapie). Le traitement est appliqué en secteur, en muqueuse rectale (pas de sensibilité thermo algésique) au-dessus (et non sur) du tissu hémorroïdaire interne. Ces méthodes n’enlèvent pas et ne sclérosent pas le tissu hémorroïdaire proprement dit. Lorsque les indications sont bien ciblées, elles apportent un bénéfice important plus de trois fois sur quatre. Leur efficacité diminue cependant avec la durée du suivi. Ces méthodes exposent à des complications rares (saignements sur chute d’escarre, infections). La ligature élastique représente le meilleur compromis bénéfice/risque mais elle est contre-indiquée chez les malades sous anticoagulants.


On appelle traitement chirurgical des hémorroïdes l’ensemble des procédures qui visent à traiter le tissu hémorroïdaire à l’occasion d’un acte sous anesthésie générale, péridurale ou locorégionale. On distingue deux types de chirurgie hémorroïdaire : celles qui résèquent le tissu hémorroïdaire (on parle d’hémorroïdectomie) et celles qui fixent ou retendent le tissu hémorroïdaire par un procédé mécanique (pexie au fil ou par pince mécanique) ou thermique (radiofréquence, laser). Le premier type est la référence en termes d’efficacité et c’est souvent la seule procédure possible en cas de maladie hémorroïdaire anatomiquement évoluée ou de thrombose externe récidivante. Le second type s’apparente plus aux traitements instrumentaux évoqués : il est plus simple, souvent plus rapide et moins douloureux. L’immobilisation des patients après le geste est souvent plus courte. Il expose à un risque de récidive plus important. Les complications sont inhérentes à tout type de chirurgie mais les séquelles fonctionnelles rares comme l’incontinence doivent pouvoir être prévenues et évaluées avant le geste.

Le traitement de la thrombose hémorroïdaire externe ne constitue pas, à proprement parler, un traitement chirurgical. Cependant, un geste d’incision ou d’excision peut être facilement réalisé en consultation. En prenant quelques précautions et avec un peu de patience, cette stratégie permet de soulager les douleurs et d’en raccourcir l’évolution efficacement. L’alternative est la prescription d’anti inflammatoires non stéroïdiens (cf plus haut).



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