· Érysipèle :
C’est une dermo-hypodermite aiguë bactérienne à streptocoque, streptococcus pyogenes majoritairement (rarement bêta hémolytique B, C et G) qui se localise à la jambe dans plus de 80 % des cas. Ces bactéries sont sensibles à la pénicilline à 100 %.
Maladie fréquente qui survient chez l’adulte après 40 ans (pic de fréquence 60 ans). L’atteinte des membres inférieurs est favorisée par l’insuffisance veineuse et/ou lymphatique.
Facteurs favorisants locaux : insuffisance veineuse, porte d’entrée type intertrigo, plaie, grattage, ulcère
Facteurs favorisants généraux : obésité, immunodépression, maladies cutanées préexistantes (eczéma, psoriasis…)
· Forme habituelle :
Tableau de jambe rouge aiguë fébrile unilatérale. Le début est brutal avec une fièvre élevée (39-40°C) accompagnée de frissons, qui peut précéder de quelques heures l’apparition du placard inflammatoire.
La lésion se présente sous la forme d’une plaque érythémateuse, œdémateuse, circonscrite et douloureuse spontanément et à la palpation.
Des adénopathies inflammatoires homolatérales sont fréquemment associées. Il peut exister des lésions bulleuses ou purpuriques limitées qui n’ont pas de signification défavorable.
Une porte d’entrée est décelable dans 1/3 des cas : intertrigo ou fissure inter-digitoplantaire préférentiellement des 3e et 4e espaces interorteils, piqûre, érosion traumatique, ulcère.
L’évolution est favorable en 8 à 10 jours sous traitement antibiotique dans la plupart des cas.
L’apyrexie obtenue en 48 à 72 heures signe l’efficacité du traitement. L’amélioration des signes locaux est plus lente, en 1 semaine avec parfois une desquamation postinflammatoire en cas d’insuffisance veineuse ou lymphatique.
Chez un patient diabétique souffrant de troubles trophiques, l’infection peut être subaiguë, peu fébrile, peu ou pas douloureuse en cas de neuropathie associée, les signes inflammatoires locaux peuvent être moins marqués, la réponse thérapeutique plus lente
Lorsque l’évolution sous traitement n’est pas favorable, il faut évoquer un germe inhabituel résistant à l’antibiotique prescrit, une mauvaise observance, une immunodépression, une évolution vers la nécrose ou l’abcédation, ou enfin un autre diagnostic. Ces situations très rares nécessitent un avis de deuxième ou de troisième recours voire une hospitalisation.
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· Érysipèle :
C’est une dermo-hypodermite aiguë bactérienne à streptocoque, streptococcus pyogenes majoritairement (rarement bêta hémolytique B, C et G) qui se localise à la jambe dans plus de 80 % des cas. Ces bactéries sont sensibles à la pénicilline à 100 %.
Maladie fréquente qui survient chez l’adulte après 40 ans (pic de fréquence 60 ans). L’atteinte des membres inférieurs est favorisée par l’insuffisance veineuse et/ou lymphatique.
Facteurs favorisants locaux : insuffisance veineuse, porte d’entrée type intertrigo, plaie, grattage, ulcère
Facteurs favorisants généraux : obésité, immunodépression, maladies cutanées préexistantes (eczéma, psoriasis…)
· Forme habituelle :
Tableau de jambe rouge aiguë fébrile unilatérale. Le début est brutal avec une fièvre élevée (39-40°C) accompagnée de frissons, qui peut précéder de quelques heures l’apparition du placard inflammatoire.
La lésion se présente sous la forme d’une plaque érythémateuse, œdémateuse, circonscrite et douloureuse spontanément et à la palpation.
Des adénopathies inflammatoires homolatérales sont fréquemment associées. Il peut exister des lésions bulleuses ou purpuriques limitées qui n’ont pas de signification défavorable.
Une porte d’entrée est décelable dans 1/3 des cas : intertrigo ou fissure inter-digitoplantaire préférentiellement des 3e et 4e espaces interorteils, piqûre, érosion traumatique, ulcère.
L’évolution est favorable en 8 à 10 jours sous traitement antibiotique dans la plupart des cas.
L’apyrexie obtenue en 48 à 72 heures signe l’efficacité du traitement. L’amélioration des signes locaux est plus lente, en 1 semaine avec parfois une desquamation postinflammatoire en cas d’insuffisance veineuse ou lymphatique.
Chez un patient diabétique souffrant de troubles trophiques, l’infection peut être subaiguë, peu fébrile, peu ou pas douloureuse en cas de neuropathie associée, les signes inflammatoires locaux peuvent être moins marqués, la réponse thérapeutique plus lente
Lorsque l’évolution sous traitement n’est pas favorable, il faut évoquer un germe inhabituel résistant à l’antibiotique prescrit, une mauvaise observance, une immunodépression, une évolution vers la nécrose ou l’abcédation, ou enfin un autre diagnostic. Ces situations très rares nécessitent un avis de deuxième ou de troisième recours voire une hospitalisation.