Devant une plainte de grosse rouge aiguë, la clinique est fondamentale pour porter le diagnostic d’érysipèle, éliminer un diagnostic de dermo-hypodermite nécrosante et envisager d’autres diagnostics éventuels.
L’entretien s’attachera à préciser :
1- L’anamnèse :
a. La date et le mode de début (brutal, insidieux) ;
b. Les prodromes, notamment infectieux : frissons, fièvre ;
c. Les modalités évolutives, en spécifiant l’effet d’éventuels traitements ;
d. La localisation (notamment uni- ou bilatérale) ;
e. Les signes fonctionnels (douleur, prurit) ;
2- Les antécédents qui peuvent constituer des facteurs favorisants
a. Généraux : immunodépression, fragilité, comorbidités (obésité)
b. Locaux : vasculaire, rhumatologique et dermatologique
c. Antécédent de grosse jambe rouge
d. Prise médicamenteuse : antibiothérapie / anti-inflammatoires stéroïdiens ou non stéroïdiens / traitements topiques, etc.
3- Les facteurs d’exposition notables (traumatisme, plaie, piqûre, morsure, baignade,)
L’examen physique s’attachera à :
1- Caractériser la lésion élémentaire
a. Siège uni- ou bilatéral ;
b. Placard érythémato-oedémateux souvent tendu et douloureux à la palpation, mal délimité ;
c. Présence d’autres lésions associées : vésicules (eczéma), bulles, nécrose, perte de substance, crépitation ;
d. Marquer les limites de la lésion au feutre pour le suivi évolutif
2- Rechercher une porte d’entrée
Intertrigo interorteil, lésions de grattage, ulcère, plaie traumatique, morsure ou piqûre ;
3- Recherche de signes de gravité (= fasciite nécrosante)
a. Locaux : hypoesthésie ou douleurs spontanées intenses
b. Généraux : fièvre, frissons, signes de sepsis sévère, de choc.
4- Rechercher des signes d’orientation étiologique :
a. Lésions d’insuffisance veineuse chronique : œdème, varices, lipodermatosclérose ;
b. Pouls périphériques pédieux et tibiaux postérieurs (AOMI) ;
c. Neuropathie diabétique , lymphangite avec adénopathie
Diagnostic de situation :
Devant un diagnostic de dermo-hypodermite infectieuse :
1- Si le patient a un terrain à risque : une hospitalisation s’impose pour surveillance et traitement intraveineux
2- Si le patient présente des signes généraux de mauvaise tolérance, une hospitalisation est nécessaire pour traitement intraveineux, voire prise en charge en réanimation
3- Si le patient présente des signes de dermo-hypodermite nécrosante, l’hospitalisation s’impose pour prise en charge en réanimation, traitement intraveineux et chirurgie en urgence
4- En l’absence de signes de gravité, la prise en charge est ambulatoire.
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Devant une plainte de grosse rouge aiguë, la clinique est fondamentale pour porter le diagnostic d’érysipèle, éliminer un diagnostic de dermo-hypodermite nécrosante et envisager d’autres diagnostics éventuels.
L’entretien s’attachera à préciser :
1- L’anamnèse :
a. La date et le mode de début (brutal, insidieux) ;
b. Les prodromes, notamment infectieux : frissons, fièvre ;
c. Les modalités évolutives, en spécifiant l’effet d’éventuels traitements ;
d. La localisation (notamment uni- ou bilatérale) ;
e. Les signes fonctionnels (douleur, prurit) ;
2- Les antécédents qui peuvent constituer des facteurs favorisants
a. Généraux : immunodépression, fragilité, comorbidités (obésité)
b. Locaux : vasculaire, rhumatologique et dermatologique
c. Antécédent de grosse jambe rouge
d. Prise médicamenteuse : antibiothérapie / anti-inflammatoires stéroïdiens ou non stéroïdiens / traitements topiques, etc.
3- Les facteurs d’exposition notables (traumatisme, plaie, piqûre, morsure, baignade,)
L’examen physique s’attachera à :
1- Caractériser la lésion élémentaire
a. Siège uni- ou bilatéral ;
b. Placard érythémato-oedémateux souvent tendu et douloureux à la palpation, mal délimité ;
c. Présence d’autres lésions associées : vésicules (eczéma), bulles, nécrose, perte de substance, crépitation ;
d. Marquer les limites de la lésion au feutre pour le suivi évolutif
2- Rechercher une porte d’entrée
Intertrigo interorteil, lésions de grattage, ulcère, plaie traumatique, morsure ou piqûre ;
3- Recherche de signes de gravité (= fasciite nécrosante)
a. Locaux : hypoesthésie ou douleurs spontanées intenses
b. Généraux : fièvre, frissons, signes de sepsis sévère, de choc.
4- Rechercher des signes d’orientation étiologique :
a. Lésions d’insuffisance veineuse chronique : œdème, varices, lipodermatosclérose ;
b. Pouls périphériques pédieux et tibiaux postérieurs (AOMI) ;
c. Neuropathie diabétique , lymphangite avec adénopathie
Diagnostic de situation :
Devant un diagnostic de dermo-hypodermite infectieuse :
1- Si le patient a un terrain à risque : une hospitalisation s’impose pour surveillance et traitement intraveineux
2- Si le patient présente des signes généraux de mauvaise tolérance, une hospitalisation est nécessaire pour traitement intraveineux, voire prise en charge en réanimation
3- Si le patient présente des signes de dermo-hypodermite nécrosante, l’hospitalisation s’impose pour prise en charge en réanimation, traitement intraveineux et chirurgie en urgence
4- En l’absence de signes de gravité, la prise en charge est ambulatoire.