Au cours de la transfusion de concentrés de globules rouges (CGR), le principe de base est la prévention d’un conflit immunologique entre des anticorps produits par le receveur et des antigènes érythrocytaires exprimés à la surface des globules rouges. Un tel conflit peut avoir des conséquences variables qui vont de l’absence de rendement transfusionnel, jusqu’au décès du receveur pour les formes les plus graves. (Intitulé 2C-329IU-A01). Deux types d’anticorps sont décrits et déterminent les règles immunologiques de la transfusion des produits sanguins labiles (PSL) :
les anticorps du système ABO, qualifiés de naturels et réguliers (intitulé 2C-329-DE_A02) : anti-A chez les B, anti-B chez les A, anti-A et anti-B chez les O, aucun anticorps chez les AB. La détermination du groupe ABO permet d’assurer la compatibilité immunologique dans ce système pour la transfusion de globules rouges en évitant d’apporter les antigènes correspondants aux anticorps du receveur (CF schéma). La transfusion de CGR dans ce système peut être isogroupe (sang O à du O, B à du B …) ou non isogroupe compatible (sang O à du A, sang O à du B …). Les donneurs de sang O sont qualifiés d’universels pour le groupe ABO, car leurs GR peuvent être transfusés à tous les individus, quel que soit leur groupe ABO.
Les anticorps associés aux autres groupes sanguins : RH, KEL, FY, JK, MNS … (intitulé 2C-329-EP-A01) qualifiés d’immuns et d’irréguliers car produits de façon inconstante chez des individus exposés via la transfusion ou la grossesse (globules rouges du fœtus) à l’antigène qu’ils ne possèdent pas. Ces anticorps sont le fruit d’un processus d’allo immunisation. Ils sont mis en évidence avant toute transfusion par une analyse : la recherche d’agglutinines (car ces anticorps agglutinent les GR in vitro) irrégulières (car leur présence est inconstante). Lorsqu’un tel anticorps est dépisté à la RAI, le service de délivrance des PSL sélectionne des CGR dont les hématies n’expriment pas l’antigène correspondant pour prévenir un conflit immunologique. On parle de CGR phénotypés.
La réalisation du groupe ABO et de la RAI au laboratoire avant une transfusion permettent donc de mettre en œuvre les règles immunologiques de la transfusion, et de prévenir un conflit immunologique immédiat. Un contrôle ultime, vérifiant la concordance ABO est de plus réalisé au lit du malade (CULM). (Intitulé 2C-329-PC-A03). Cependant, d’autres règles s’appliquent, elles ont pour objectif d’éviter qu’un patient produisent des anticorps d’allo immunisation vis-à-vis des antigènes de groupes sanguins les plus immunogènes qui pourraient aboutir à des RAI positives (intitulé 2C-329-SP-BO1). Elles concernent à un premier niveau la compatibilité dans les systèmes RH (anciennement « Rhésus » : pour les antigènes D (RH1), C (RH2), E (RH3), c (RH4), e (RH5) et KEL (pour l’antigène KEL1).
- Pour l’antigène D (RH1) (anciennement facteur Rhésus) la compatibilité est règlementaire : tout individu D négatif doit recevoir des CGR D négatif, car cet antigène est le plus immunogène de tous les antigènes de groupes sanguins
- Pour les autres antigènes du système RH (C (RH2), E (RH3), c (RH4), e (RH5)), et pour l’antigène K (KEL1), la compatibilité est
o Règlementaire pour les femmes jusqu’à la fin de la période procréative, pour préserver un avenir obstétrical en évitant l’apparition d’anticorps qui peuvent être responsables d’une maladie hémolytique du fœtus ou du nouveau-né en cas de grossesse incompatible
o Recommandée pour les patients polytransfusés
La mise en place de ces recommandations nécessite avant toute transfusion la détermination du. phénotype RH-KEL1
Les règles de compatibilités pour la transfusion de plaquettes et de plasma sont décrites dans les intitulés 2C-329-PC-B02 et B03.
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Au cours de la transfusion de concentrés de globules rouges (CGR), le principe de base est la prévention d’un conflit immunologique entre des anticorps produits par le receveur et des antigènes érythrocytaires exprimés à la surface des globules rouges. Un tel conflit peut avoir des conséquences variables qui vont de l’absence de rendement transfusionnel, jusqu’au décès du receveur pour les formes les plus graves. (Intitulé 2C-329IU-A01). Deux types d’anticorps sont décrits et déterminent les règles immunologiques de la transfusion des produits sanguins labiles (PSL) :
les anticorps du système ABO, qualifiés de naturels et réguliers (intitulé 2C-329-DE_A02) : anti-A chez les B, anti-B chez les A, anti-A et anti-B chez les O, aucun anticorps chez les AB. La détermination du groupe ABO permet d’assurer la compatibilité immunologique dans ce système pour la transfusion de globules rouges en évitant d’apporter les antigènes correspondants aux anticorps du receveur (CF schéma). La transfusion de CGR dans ce système peut être isogroupe (sang O à du O, B à du B …) ou non isogroupe compatible (sang O à du A, sang O à du B …). Les donneurs de sang O sont qualifiés d’universels pour le groupe ABO, car leurs GR peuvent être transfusés à tous les individus, quel que soit leur groupe ABO.
Les anticorps associés aux autres groupes sanguins : RH, KEL, FY, JK, MNS … (intitulé 2C-329-EP-A01) qualifiés d’immuns et d’irréguliers car produits de façon inconstante chez des individus exposés via la transfusion ou la grossesse (globules rouges du fœtus) à l’antigène qu’ils ne possèdent pas. Ces anticorps sont le fruit d’un processus d’allo immunisation. Ils sont mis en évidence avant toute transfusion par une analyse : la recherche d’agglutinines (car ces anticorps agglutinent les GR in vitro) irrégulières (car leur présence est inconstante). Lorsqu’un tel anticorps est dépisté à la RAI, le service de délivrance des PSL sélectionne des CGR dont les hématies n’expriment pas l’antigène correspondant pour prévenir un conflit immunologique. On parle de CGR phénotypés.
La réalisation du groupe ABO et de la RAI au laboratoire avant une transfusion permettent donc de mettre en œuvre les règles immunologiques de la transfusion, et de prévenir un conflit immunologique immédiat. Un contrôle ultime, vérifiant la concordance ABO est de plus réalisé au lit du malade (CULM). (Intitulé 2C-329-PC-A03). Cependant, d’autres règles s’appliquent, elles ont pour objectif d’éviter qu’un patient produisent des anticorps d’allo immunisation vis-à-vis des antigènes de groupes sanguins les plus immunogènes qui pourraient aboutir à des RAI positives (intitulé 2C-329-SP-BO1). Elles concernent à un premier niveau la compatibilité dans les systèmes RH (anciennement « Rhésus » : pour les antigènes D (RH1), C (RH2), E (RH3), c (RH4), e (RH5) et KEL (pour l’antigène KEL1).
- Pour l’antigène D (RH1) (anciennement facteur Rhésus) la compatibilité est règlementaire : tout individu D négatif doit recevoir des CGR D négatif, car cet antigène est le plus immunogène de tous les antigènes de groupes sanguins
- Pour les autres antigènes du système RH (C (RH2), E (RH3), c (RH4), e (RH5)), et pour l’antigène K (KEL1), la compatibilité est
o Règlementaire pour les femmes jusqu’à la fin de la période procréative, pour préserver un avenir obstétrical en évitant l’apparition d’anticorps qui peuvent être responsables d’une maladie hémolytique du fœtus ou du nouveau-né en cas de grossesse incompatible
o Recommandée pour les patients polytransfusés
La mise en place de ces recommandations nécessite avant toute transfusion la détermination du. phénotype RH-KEL1
Les règles de compatibilités pour la transfusion de plaquettes et de plasma sont décrites dans les intitulés 2C-329-PC-B02 et B03.