Les douleurs pelviennes chroniques sont des douleurs évoluant depuis plus de 6 mois. Elles peuvent être cycliques c’est-à-dire rythmées par le cycle menstruel ou non cycliques.
Les douleurs pelviennes chroniques non cycliques peuvent avoir une origine extra-génitale :
Concernant les douleurs chroniques non cycliques d’origine génitale, elles peuvent être secondaires à une pathologie sous-jacente et sont alors appelées douleurs « organiques ». Dans le cas contraire, on parle de douleurs « fonctionnelles ».
Les causes principales de douleurs pelviennes chroniques non cycliques organiques sont :
Pour ce qui est des causes principales de douleurs pelviennes chroniques non cycliques fonctionnelles, c’est-à-dire sans substratum anatomique sous-jacente, il est important d’évoquer les douleurs séquellaires de la cicatrice d’épisiotomie, l’atrophie vulvo-vaginale secondaire à une hypoestrogénie (classiquement après la ménopause) pouvant être accompagnée d’une moins bonne de la lubrification au moment des rapports. Enfin, les facteurs psychologiques sont à rechercher et le gynécologue a un rôle privilégié auprès de la femme pour dépister certaines situations de violences. Dans le cas de douleurs psychogènes, il peut également y avoir une recrudescence des douleurs au moment des menstruations.
Les douleurs pelviennes chroniques cycliques surviennent de façon répétée selon le cycle menstruel. Il peut s’agir de douleurs prémenstruelles (avant les règles), intermenstruelles (entre les règles) ou de dysménorrhées (pendant les règles).
Les principales étiologies à connaitre sont :
En ce qui concerne les dysménorrhées fonctionnelles, leur prévalence est élevée chez les femmes de 20-24 ans puis semble diminuer avec l’âge. Leur étiologie se rapproche de celles de douleurs pelviennes chroniques non cycliques fonctionnelles, c’est-à-dire psychogènes. Il s’agit d’un diagnostic d’élimination. Bien que facilement évoqué, le diagnostic n’est pas facile à poser et la tentation de prescrire et répéter de nombreux examens paracliniques, en particulier d’imagerie, est importante. Les facteurs psychologiques pouvant expliquer ces douleurs exprimées et ressenties par la patiente sont à rechercher lors de l’interrogatoire en laissant le temps et l’espace à la patiente de s’exprimer et nous confier ses souffrances physiques ou psychiques.
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Les douleurs pelviennes chroniques sont des douleurs évoluant depuis plus de 6 mois. Elles peuvent être cycliques c’est-à-dire rythmées par le cycle menstruel ou non cycliques.
Les douleurs pelviennes chroniques non cycliques peuvent avoir une origine extra-génitale :
Concernant les douleurs chroniques non cycliques d’origine génitale, elles peuvent être secondaires à une pathologie sous-jacente et sont alors appelées douleurs « organiques ». Dans le cas contraire, on parle de douleurs « fonctionnelles ».
Les causes principales de douleurs pelviennes chroniques non cycliques organiques sont :
Pour ce qui est des causes principales de douleurs pelviennes chroniques non cycliques fonctionnelles, c’est-à-dire sans substratum anatomique sous-jacente, il est important d’évoquer les douleurs séquellaires de la cicatrice d’épisiotomie, l’atrophie vulvo-vaginale secondaire à une hypoestrogénie (classiquement après la ménopause) pouvant être accompagnée d’une moins bonne de la lubrification au moment des rapports. Enfin, les facteurs psychologiques sont à rechercher et le gynécologue a un rôle privilégié auprès de la femme pour dépister certaines situations de violences. Dans le cas de douleurs psychogènes, il peut également y avoir une recrudescence des douleurs au moment des menstruations.
Les douleurs pelviennes chroniques cycliques surviennent de façon répétée selon le cycle menstruel. Il peut s’agir de douleurs prémenstruelles (avant les règles), intermenstruelles (entre les règles) ou de dysménorrhées (pendant les règles).
Les principales étiologies à connaitre sont :
En ce qui concerne les dysménorrhées fonctionnelles, leur prévalence est élevée chez les femmes de 20-24 ans puis semble diminuer avec l’âge. Leur étiologie se rapproche de celles de douleurs pelviennes chroniques non cycliques fonctionnelles, c’est-à-dire psychogènes. Il s’agit d’un diagnostic d’élimination. Bien que facilement évoqué, le diagnostic n’est pas facile à poser et la tentation de prescrire et répéter de nombreux examens paracliniques, en particulier d’imagerie, est importante. Les facteurs psychologiques pouvant expliquer ces douleurs exprimées et ressenties par la patiente sont à rechercher lors de l’interrogatoire en laissant le temps et l’espace à la patiente de s’exprimer et nous confier ses souffrances physiques ou psychiques.