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Connaître les causes endocriniennes de gynécomastie OIC-246-08-B

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Connaître les causes endocriniennes de gynécomastie OIC-246-08-B


Nous rappelons que l’exploration hormonale minimale indispensable comporte les dosages sanguins de T4 libre, TSH, hCG, testostérone totale, LH, FSH, prolactine et œstradiol. Cette exploration hormonale doit être complétée systématiquement par une échographie testiculaire.

  • L’insuffisance testiculaire, ou hypogonadisme périphérique est responsable de 8 % des gynécomasties. Cliniquement peuvent s’associer des signes d'insuffisance gonadique et une diminution de volume des gonades à la palpation testiculaire Anomalie des bourses SD-108 . La gynécomastie peut être le premier signe d'un hypogonadisme périphérique.

Le diagnostic repose sur l'élévation des gonadotrophines avec testostérone basse (ou parfois encore normale).

Le syndrome de Klinefelter (caryotype 47,XXY) en est l'étiologie la plus fréquente (40 % des patients porteurs d'un syndrome de Klinefelter ont une gynécomastie). Le diagnostic est fait par le caryotype.

  • L’Hypogonadisme d'origine hypothalamique ou hypophysaire, ou hypogonadisme hypogonadotrope, associe cliniquement à la gynécomastie des signes d’hypogonadisme. En fonction de l’étiologie, peuvent s’associer cliniquement d’autres signes d’insuffisance antéhypophysaire ou d’autres signes cliniques en rapport avec l’étiologie (adénome hypophysaire, tumeur de la région hypothalamo-hypophysaire, hypercortisolisme…) (Adénome hypophysaire 244)

Le diagnostic repose sur une testostérone basse associée à une non-élévation des gonadotrophines (FSH et LH abaissées ou normales)

Une imagerie de la région hypophysaire par scanner ou IRM est alors indispensable, de même qu'un dosage de prolactine. L'hyperprolactinémie freine la sécrétion des gonadotrophines et donc de la testostérone et stimule le développement mammaire, quelle que soit la cause de l’hyperprolactinémie.

  • L’hyperthyroïdie : La gynécomastie est rarement signe révélateur d’une hyperthyroïdie (Hyperthyroïdie 242) (cf intitulé physiologie)


Les autres causes tumorales sont plus rares :

  • Tumeur sécrétant des œstrogènes (concentration élevée (> 40 pg/ml) d'œstradiol, associée ou non à une testostéronémie basse) testiculaire le plus souvent (leydigome) ou surrénalienne (tumeur maligne : corticosurrénalome)). L'échographie testiculaire constitue l'examen clé. Elle permet même parfois de visualiser des tumeurs non palpables. (Tumeurs testiculaires 313)
  • Tumeurs sécrétant hCG : Un dosage d'hCG est indispensable. En cas d'élévation, ceci justifie la réalisation d'abord d'une échographie testiculaire à la recherche d'une tumeur maligne germinale (choriocarcinome testiculaire) (Tumeurs testiculaires 313) et d'une IRM cérébrale (germinome hypothalamique) (Tumeurs intracrâniennes 299) Ces tumeurs sécrétant de l'hCG peuvent intéresser les bronches, le foie. Un scanner est toujours indiqué lors du bilan d'extension de ces tumeurs malignes




Stratégie diagnostique en cas de gynécomastie

Arbre diagnostique d'une gynécomastie





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Nous rappelons que l’exploration hormonale minimale indispensable comporte les dosages sanguins de T4 libre, TSH, hCG, testostérone totale, LH, FSH, prolactine et œstradiol. Cette exploration hormonale doit être complétée systématiquement par une échographie testiculaire.

  • L’insuffisance testiculaire, ou hypogonadisme périphérique est responsable de 8 % des gynécomasties. Cliniquement peuvent s’associer des signes d'insuffisance gonadique et une diminution de volume des gonades à la palpation testiculaire Anomalie des bourses SD-108 . La gynécomastie peut être le premier signe d'un hypogonadisme périphérique.

Le diagnostic repose sur l'élévation des gonadotrophines avec testostérone basse (ou parfois encore normale).

Le syndrome de Klinefelter (caryotype 47,XXY) en est l'étiologie la plus fréquente (40 % des patients porteurs d'un syndrome de Klinefelter ont une gynécomastie). Le diagnostic est fait par le caryotype.

  • L’Hypogonadisme d'origine hypothalamique ou hypophysaire, ou hypogonadisme hypogonadotrope, associe cliniquement à la gynécomastie des signes d’hypogonadisme. En fonction de l’étiologie, peuvent s’associer cliniquement d’autres signes d’insuffisance antéhypophysaire ou d’autres signes cliniques en rapport avec l’étiologie (adénome hypophysaire, tumeur de la région hypothalamo-hypophysaire, hypercortisolisme…) (Adénome hypophysaire 244)

Le diagnostic repose sur une testostérone basse associée à une non-élévation des gonadotrophines (FSH et LH abaissées ou normales)

Une imagerie de la région hypophysaire par scanner ou IRM est alors indispensable, de même qu'un dosage de prolactine. L'hyperprolactinémie freine la sécrétion des gonadotrophines et donc de la testostérone et stimule le développement mammaire, quelle que soit la cause de l’hyperprolactinémie.

  • L’hyperthyroïdie : La gynécomastie est rarement signe révélateur d’une hyperthyroïdie (Hyperthyroïdie 242) (cf intitulé physiologie)


Les autres causes tumorales sont plus rares :

  • Tumeur sécrétant des œstrogènes (concentration élevée (> 40 pg/ml) d'œstradiol, associée ou non à une testostéronémie basse) testiculaire le plus souvent (leydigome) ou surrénalienne (tumeur maligne : corticosurrénalome)). L'échographie testiculaire constitue l'examen clé. Elle permet même parfois de visualiser des tumeurs non palpables. (Tumeurs testiculaires 313)
  • Tumeurs sécrétant hCG : Un dosage d'hCG est indispensable. En cas d'élévation, ceci justifie la réalisation d'abord d'une échographie testiculaire à la recherche d'une tumeur maligne germinale (choriocarcinome testiculaire) (Tumeurs testiculaires 313) et d'une IRM cérébrale (germinome hypothalamique) (Tumeurs intracrâniennes 299) Ces tumeurs sécrétant de l'hCG peuvent intéresser les bronches, le foie. Un scanner est toujours indiqué lors du bilan d'extension de ces tumeurs malignes




Stratégie diagnostique en cas de gynécomastie

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