Torsion
Elle survient surtout pour les kystes lourds (dermoïdes, mucineux), ou les kystes munis d'un pédicule très fin (kyste du para-ovaire).
Le tableau clinique est caractéristique avec une douleur pelvienne aiguë (Douleur pelvienne) : il s'agit d'un coup de tonnerre dans un ciel serein. La douleur abdomino-pelvienne débute brutalement d'une seconde à l'autre et ne cède pas, allant en s'amplifiant. Elle est associée à des vomissements et à des nausées. Souvent, des épisodes de subtorsion ont précédé l'accident aigu.
L'examen abdominal retrouve un tableau de défense abdomino-pelvienne généralisée (Contraction musculaire localisée ou généralisée).
L'examen gynécologique note un cul-de-sac extrêmement douloureux. Il n'y a pas de signe infectieux, ni de signe pouvant faire évoquer une occlusion ;
L'échographie montre une image souvent liquidienne ou hétérogène latéro-utérine. Le Doppler peut montrer l'arrêt de la vascularisation au niveau des pédicules utéro-ovariens et lombo-ovariens, mais c'est un signe inconstant.
Hémorragie intrakystique
Elle survient souvent dans des kystes fonctionnels. Elle se caractérise par :
L’apparition d'un syndrome douloureux pelvien à début rapide
Une défense dans l'une des deux fosses iliaques à l'examen clinique (Contraction musculaire localisée ou généralisée). L'un des culs-de-sac est comblé et douloureux.
La mise en évidence par l'échographie d'un kyste à contenu très finement échogène si l'examen est réalisé tôt après l'accident ou hétérogène s'il est réalisé plus tard. Il est fréquent d'observer un épanchement péritonéal associé.
Rupture du kyste de l'ovaire
Elle complique souvent l'hémorragie et/ou la torsion. Le tableau est globalement superposable à celui de l'hémorragie. L'échographie peut orienter le diagnostic en montrant un épanchement péritonéal peu abondant si c'est juste le kyste qui est rompu ou plus abondant s'il y a un hémopéritoine associé. L'intervention est souvent évitable devant une amélioration progressive sans déglobulisation ; elle nécessite parfois une surveillance de 24 heures ; en cas d’hémopéritoine important ou de déglobulisation, la cœlioscopie confirme le diagnostic et permet le traitement (Explication pré-opératoire et recueil de consentement d'un geste invasif diagnostique ou thérapeutique).
Infection génitale haute compliquée (abcès ovarien)
Elle est soit secondaire à un tableau de pelvipéritonite d'origine génitale, soit secondaire à une ponction ovarienne échoguidée pour traitement d'un kyste ou prélèvement ovocytaire. Son tableau est caractéristique avec : hyperthermie, contractures pelviennes, hyperleucocytose.
Compression d'organes pelviens
Les compressions d'organes pelviens (vésicale, rectale, veineuse, urétérale) sont rares.
Complications obstétricales
Un gros kyste enclavé dans le cul-de-sac recto-utérin (de Douglas) peut être responsable d'un obstacle praevia gênant la descente de la tête fœtale. Dans ce cas, on peut être amené à réaliser une césarienne.
Au début de la grossesse, on peut mettre en évidence un kyste ovarien ; les complications sont plus fréquentes pendant la grossesse. La conduite à tenir est spécifique pendant la grossesse (abstention jusqu'à 16 SA pour éliminer les kystes fonctionnels les plus fréquents ; le plus souvent, surveillance mais parfois exploration chirurgicale cœlioscopique au début du 2e trimestre en cas de persistance de tumeur de grande taille, de suspicion de tumeur maligne ou de symptômes).
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Torsion
Elle survient surtout pour les kystes lourds (dermoïdes, mucineux), ou les kystes munis d'un pédicule très fin (kyste du para-ovaire).
Le tableau clinique est caractéristique avec une douleur pelvienne aiguë (Douleur pelvienne) : il s'agit d'un coup de tonnerre dans un ciel serein. La douleur abdomino-pelvienne débute brutalement d'une seconde à l'autre et ne cède pas, allant en s'amplifiant. Elle est associée à des vomissements et à des nausées. Souvent, des épisodes de subtorsion ont précédé l'accident aigu.
L'examen abdominal retrouve un tableau de défense abdomino-pelvienne généralisée (Contraction musculaire localisée ou généralisée).
L'examen gynécologique note un cul-de-sac extrêmement douloureux. Il n'y a pas de signe infectieux, ni de signe pouvant faire évoquer une occlusion ;
L'échographie montre une image souvent liquidienne ou hétérogène latéro-utérine. Le Doppler peut montrer l'arrêt de la vascularisation au niveau des pédicules utéro-ovariens et lombo-ovariens, mais c'est un signe inconstant.
Hémorragie intrakystique
Elle survient souvent dans des kystes fonctionnels. Elle se caractérise par :
L’apparition d'un syndrome douloureux pelvien à début rapide
Une défense dans l'une des deux fosses iliaques à l'examen clinique (Contraction musculaire localisée ou généralisée). L'un des culs-de-sac est comblé et douloureux.
La mise en évidence par l'échographie d'un kyste à contenu très finement échogène si l'examen est réalisé tôt après l'accident ou hétérogène s'il est réalisé plus tard. Il est fréquent d'observer un épanchement péritonéal associé.
Rupture du kyste de l'ovaire
Elle complique souvent l'hémorragie et/ou la torsion. Le tableau est globalement superposable à celui de l'hémorragie. L'échographie peut orienter le diagnostic en montrant un épanchement péritonéal peu abondant si c'est juste le kyste qui est rompu ou plus abondant s'il y a un hémopéritoine associé. L'intervention est souvent évitable devant une amélioration progressive sans déglobulisation ; elle nécessite parfois une surveillance de 24 heures ; en cas d’hémopéritoine important ou de déglobulisation, la cœlioscopie confirme le diagnostic et permet le traitement (Explication pré-opératoire et recueil de consentement d'un geste invasif diagnostique ou thérapeutique).
Infection génitale haute compliquée (abcès ovarien)
Elle est soit secondaire à un tableau de pelvipéritonite d'origine génitale, soit secondaire à une ponction ovarienne échoguidée pour traitement d'un kyste ou prélèvement ovocytaire. Son tableau est caractéristique avec : hyperthermie, contractures pelviennes, hyperleucocytose.
Compression d'organes pelviens
Les compressions d'organes pelviens (vésicale, rectale, veineuse, urétérale) sont rares.
Complications obstétricales
Un gros kyste enclavé dans le cul-de-sac recto-utérin (de Douglas) peut être responsable d'un obstacle praevia gênant la descente de la tête fœtale. Dans ce cas, on peut être amené à réaliser une césarienne.
Au début de la grossesse, on peut mettre en évidence un kyste ovarien ; les complications sont plus fréquentes pendant la grossesse. La conduite à tenir est spécifique pendant la grossesse (abstention jusqu'à 16 SA pour éliminer les kystes fonctionnels les plus fréquents ; le plus souvent, surveillance mais parfois exploration chirurgicale cœlioscopique au début du 2e trimestre en cas de persistance de tumeur de grande taille, de suspicion de tumeur maligne ou de symptômes).