- Torsion d’annexe
Elle survient surtout pour les kystes lourds (dermoïdes, mucineux), ou les kystes munis d'un pédicule très fin (kyste du para-ovaire). Elle pourrait concerner 5% des femmes consultant pour algies pelviennes aiguës.
Elle peut survenir en cours de grossesse.
Les kystes endométriosiques sont les moins fréquemment associés à une torsion annexielle.
• La torsion d’annexe se réalise par une torsion sur l’axe défini par le ligament lombo-ovarien et le ligament tubo-ovarien. Elle peut intéresser la trompe et l’ovaire, l’ovaire seul et moins fréquemment la trompe seule. La torsion est définie par l’existence d’une rotation d’au moins 1 tour de spire de l’annexe. L’ischémie est la conséquence directe du nombre de tours de spires et peut évoluer vers la nécrose en l’absence de traitement. Elle est la conséquence de l’interruption du flux artériel. La nécrose sera à l’origine d’une perte de l’ovaire ou de l’annexe et pourra diminuer la fertilité ultérieure de jeunes patientes (Difficulté à procréer).
• Le tableau clinique est caractéristique avec une douleur pelvienne aiguë (Douleur pelvienne) : il s'agit d'un coup de tonnerre dans un ciel serein. La douleur abdomino-pelvienne débute brutalement d'une seconde à l'autre et ne cède pas, allant en s'amplifiant. Elle est associée à des vomissements et à des nausées. Souvent, des épisodes de subtorsion ont précédé l'accident aigu. Souvent, l’intensité de la douleur est très élevée (8 à 10 sur 10 sur une échelle numérique simple). La douleur peut irradier en région lombaire.
• L'examen abdominal retrouve un tableau de défense abdomino-pelvienne (Contraction musculaire localisée ou généralisée). Le toucher vaginal est extrêmement douloureux, en particulier à la mobilisation de l’annexe concernée. Il n'y a pas de signe infectieux, ni de signe pouvant faire évoquer une occlusion.
• L'échographie montre une image souvent liquidienne latéro-utérine (masse annexielle souvent kystique). Le Doppler peut montrer l'arrêt de la vascularisation au niveau des pédicules utéro-ovariens et infundibulo-pelviens, mais c'est un signe inconstant. L’ovaire peut être ascensionné. Une intervention est nécessaire en urgence pour détordre l'ovaire ou l'annexe et retirer le kyste (Explication pré-opératoire et recueil de consentement d'un geste invasif diagnostique ou thérapeutique). Il faut être conservateur chez les jeunes femmes, même en cas de geste tardif et même si l'aspect de l'ovaire est inquiétant. Des contrôles tardifs ont montré la récupération d'une fonction subnormale.
Diagnostics différentiels de la torsion annexielle :
- Grossesse extra-utérine (beta-hCG positif, hémopéritoine)
- Colique néphrétique (hématies à la bandelette urinaire et dilatation des cavités pyélocalicielles et pas de masse annexielle)
- Hémorragie intra kystique
- Nécrobiose de fibrome
- …
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- Torsion d’annexe
Elle survient surtout pour les kystes lourds (dermoïdes, mucineux), ou les kystes munis d'un pédicule très fin (kyste du para-ovaire). Elle pourrait concerner 5% des femmes consultant pour algies pelviennes aiguës.
Elle peut survenir en cours de grossesse.
Les kystes endométriosiques sont les moins fréquemment associés à une torsion annexielle.
• La torsion d’annexe se réalise par une torsion sur l’axe défini par le ligament lombo-ovarien et le ligament tubo-ovarien. Elle peut intéresser la trompe et l’ovaire, l’ovaire seul et moins fréquemment la trompe seule. La torsion est définie par l’existence d’une rotation d’au moins 1 tour de spire de l’annexe. L’ischémie est la conséquence directe du nombre de tours de spires et peut évoluer vers la nécrose en l’absence de traitement. Elle est la conséquence de l’interruption du flux artériel. La nécrose sera à l’origine d’une perte de l’ovaire ou de l’annexe et pourra diminuer la fertilité ultérieure de jeunes patientes (Difficulté à procréer).
• Le tableau clinique est caractéristique avec une douleur pelvienne aiguë (Douleur pelvienne) : il s'agit d'un coup de tonnerre dans un ciel serein. La douleur abdomino-pelvienne débute brutalement d'une seconde à l'autre et ne cède pas, allant en s'amplifiant. Elle est associée à des vomissements et à des nausées. Souvent, des épisodes de subtorsion ont précédé l'accident aigu. Souvent, l’intensité de la douleur est très élevée (8 à 10 sur 10 sur une échelle numérique simple). La douleur peut irradier en région lombaire.
• L'examen abdominal retrouve un tableau de défense abdomino-pelvienne (Contraction musculaire localisée ou généralisée). Le toucher vaginal est extrêmement douloureux, en particulier à la mobilisation de l’annexe concernée. Il n'y a pas de signe infectieux, ni de signe pouvant faire évoquer une occlusion.
• L'échographie montre une image souvent liquidienne latéro-utérine (masse annexielle souvent kystique). Le Doppler peut montrer l'arrêt de la vascularisation au niveau des pédicules utéro-ovariens et infundibulo-pelviens, mais c'est un signe inconstant. L’ovaire peut être ascensionné. Une intervention est nécessaire en urgence pour détordre l'ovaire ou l'annexe et retirer le kyste (Explication pré-opératoire et recueil de consentement d'un geste invasif diagnostique ou thérapeutique). Il faut être conservateur chez les jeunes femmes, même en cas de geste tardif et même si l'aspect de l'ovaire est inquiétant. Des contrôles tardifs ont montré la récupération d'une fonction subnormale.
Diagnostics différentiels de la torsion annexielle :
- Grossesse extra-utérine (beta-hCG positif, hémopéritoine)
- Colique néphrétique (hématies à la bandelette urinaire et dilatation des cavités pyélocalicielles et pas de masse annexielle)
- Hémorragie intra kystique
- Nécrobiose de fibrome
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