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Connaître la physiopathologie des maladies transmissibles inter-humaines, la physiopathologie des maladies transmissibles d'origine environnementale OIC-145-07-B

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Chaîne de la transmission de l’infection


La transmission d'une maladie infectieuse résulte de l'interaction entre :

  • Un agent infectieux caractérisé par sa pathogénicité (capacité à provoquer une maladie), sa virulence (aptitude à se développer et/ou à sécréter des toxines dans un organisme), son inoculum (charge infectieuse introduite dans l'organisme : nombre de bactéries viables, de particules virales...), sa résistance aux anti-infectieux, etc.
  • Un réservoir : lieu écologique où vit habituellement et se multiplie l'agent infectieux, ce réservoir pouvant être l'Homme lui-même.
  • Un vecteur : support animé ou inanimé qui transporte l'agent infectieux.
  • Une source : lieu de multiplication inhabituel de l'agent infectieux (ex. un réseau d’eau chaude pour Legionella pneumophila).
  • Un hôte : individu caractérisé par sa réceptivité (immunité, lésions cutanées ou autres portes d’entrée, etc.) ou un comportement à risque (pratiques sexuelles à risque, consommation de drogue injectable, pratique de certains loisirs : chasse – tularémie, pêche – leptospirose), aboutissant au développement d’une infection ou d'une colonisation par l’agent infectieux.

Pour les germes pathogènes stricts (ex : Mycobacterium tuberculosis, Vibrio cholerae, virus à fièvres hémorragiques), l'interaction avec l'hôte entraîne toujours une infection (et non une simple colonisation).

Dans d'autres cas, l'interaction entre un agent infectieux et un hôte peut se traduire par une colonisation qui est tolérée par l'hôte. Cet agent peut faire partie de la flore habituelle de l'hôte (flore commensale) ou non (agent opportuniste). Le passage de la colonisation à l'infection résulte dans ce cas d'une rupture de l'équilibre entre agent infectieux et hôte par altération de ses défenses locales (effraction cutanée ou altération muqueuse) ou immunitaires générales (infections opportunistes lors d'immunodépression).

Une infection est dite endogène lorsque le réservoir est le microbiote (ensemble des microorganismes commensaux hébergés au niveau de la peau, des muqueuses, du tube digestif).

Une infection est dite exogène lorsque le réservoir des agents infectieux se situe en-dehors de l’hôte infecté. Le réservoir peut alors être :

  • Humain : c’est la situation la plus fréquente. Un sujet infecté ou colonisé par un agent infectieux (ex : Mycobacterium tuberculosis, Neisseria meningitidis) le transmet à d’autres individus.
  • Animal : la maladie infectieuse est alors une zoonose (ex : salmonelloses non typhiques, listériose).
  • Environnemental : le réservoir est le sol (germe tellurique, ex : tétanos), l’air (ex : aspergillose) ou l’eau (germe aquatique, ex : légionellose).



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La transmission d'une maladie infectieuse résulte de l'interaction entre :

  • Un agent infectieux caractérisé par sa pathogénicité (capacité à provoquer une maladie), sa virulence (aptitude à se développer et/ou à sécréter des toxines dans un organisme), son inoculum (charge infectieuse introduite dans l'organisme : nombre de bactéries viables, de particules virales...), sa résistance aux anti-infectieux, etc.
  • Un réservoir : lieu écologique où vit habituellement et se multiplie l'agent infectieux, ce réservoir pouvant être l'Homme lui-même.
  • Un vecteur : support animé ou inanimé qui transporte l'agent infectieux.
  • Une source : lieu de multiplication inhabituel de l'agent infectieux (ex. un réseau d’eau chaude pour Legionella pneumophila).
  • Un hôte : individu caractérisé par sa réceptivité (immunité, lésions cutanées ou autres portes d’entrée, etc.) ou un comportement à risque (pratiques sexuelles à risque, consommation de drogue injectable, pratique de certains loisirs : chasse – tularémie, pêche – leptospirose), aboutissant au développement d’une infection ou d'une colonisation par l’agent infectieux.

Pour les germes pathogènes stricts (ex : Mycobacterium tuberculosis, Vibrio cholerae, virus à fièvres hémorragiques), l'interaction avec l'hôte entraîne toujours une infection (et non une simple colonisation).

Dans d'autres cas, l'interaction entre un agent infectieux et un hôte peut se traduire par une colonisation qui est tolérée par l'hôte. Cet agent peut faire partie de la flore habituelle de l'hôte (flore commensale) ou non (agent opportuniste). Le passage de la colonisation à l'infection résulte dans ce cas d'une rupture de l'équilibre entre agent infectieux et hôte par altération de ses défenses locales (effraction cutanée ou altération muqueuse) ou immunitaires générales (infections opportunistes lors d'immunodépression).

Une infection est dite endogène lorsque le réservoir est le microbiote (ensemble des microorganismes commensaux hébergés au niveau de la peau, des muqueuses, du tube digestif).

Une infection est dite exogène lorsque le réservoir des agents infectieux se situe en-dehors de l’hôte infecté. Le réservoir peut alors être :

  • Humain : c’est la situation la plus fréquente. Un sujet infecté ou colonisé par un agent infectieux (ex : Mycobacterium tuberculosis, Neisseria meningitidis) le transmet à d’autres individus.
  • Animal : la maladie infectieuse est alors une zoonose (ex : salmonelloses non typhiques, listériose).
  • Environnemental : le réservoir est le sol (germe tellurique, ex : tétanos), l’air (ex : aspergillose) ou l’eau (germe aquatique, ex : légionellose).


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