Accueil Parent

Énoncer les principales causes de céphalée aiguë et les caractéristiques cliniques propres à chacune OIC-100-03-A

Précédent Suivant

Énoncer les principales causes de céphalée aiguë et les caractéristiques cliniques propres à chacune OIC-100-03-A

De LiSA
Aller à :navigation, rechercher

Énoncer les principales causes de céphalée aiguë et les caractéristiques cliniques propres à chacune OIC-100-03-A

Céphalée en coup de tonnerre = sévère (EVA à 7 ou plus) et maximale en moins d’une minute.

Céphalée brutale = maximale en quelques minutes. En pratique les causes des céphalées maximales en moins d’une heure sont les mêmes que celles des céphalées en coup de tonnerre.

1. Hémorragie sous-arachnoïdienne (HSA) ou hémorragie méningée (item 341)

·       HSA ou hémorragie méningée : cause de 10 à 25% des céphalées brutales .

·       Céphalée typique (HSA par rupture d’anévrisme): explosive, en coup de tonnerre, sévère, associée aux autres signes d'un syndrome méningé et à une cervicalgie, persistante.

·       Parfois céphalée isolée, de courte durée (épistaxis méningée de faible abondance, précédant une HSA massive).

·       Signes associés : crises comitiales, déficit focal (si hémorragie cérébro-méningée), paralysie du III (compression par un anévrysme de l’artère communicante postérieure ou de la terminaison carotidienne) et/ou trouble de conscience (transitoire ou coma).

2. Syndrome de vasoconstriction cérébrale réversible (SVCR)

·       SVCR : 10 à 45% des céphalées en coup de tonnerre aux urgences ; sous-diagnostiqué car de description récente (2007).

·       SVCR : vasoconstriction segmentaire et diffuse des artères cérébrales, réversible en 3 mois. Peut se compliquer d'HSA corticale sans anévrisme et d’AVC (item 340) (soit hémorragie cérébrale, soit infarctus cérébral).

·       Céphalée typique : céphalée en coup de tonnerre, dure 5 minutes à plusieurs heures et se répète sur 1 à 3 semaines, volontiers provoquée par l'effort, l’émotion, le Valsalva ou l'activité sexuelle.

·       Autres signes associés : poussée hypertensive, crises comitiales et/ou déficit focal.

·       Contextes évocateurs : postpartum, exposition à des substances vasoactives (cannabis, cocaïne, antidépresseur sérotoninergique, sympathomimétiques, décongestionnant nasal, ou triptan) ou contexte de stress.

3. Causes plus rares de céphalée brutale

Les céphalées brutales suivantes ont peu de caractéristiques spécifiques et seront cherchées après exclusion d’une HSA et si le tableau n’évoque pas un SVCR.

·       Hémorragie intracérébrale : céphalée parfois isolée, avec déficit focal absent ou très discret (hémorragie frontale ou cérébelleuse) (voir AVC item 340)

·       AVC ischémique : céphalée parfois isolée, avec déficit focal absent ou très discret (notamment dans l’infarctus cérébelleux) (voir AVC item 340)

·       Dissection des artères cervicales : céphalée aiguë avec cervicalgie

o  Dissection carotidienne : du côté de la dissection : Claude-Bernard Horner, acouphène pulsatile, paralysie du XII, douleur orbitaire

o  Dissection vertébrale : cervicalgie postérieure

o  Céphalée précède les signes d’ischémie rétinienne ou cérébrale (amaurose transitoire, AIT ou AVC) (AVC item 340)

·       Thrombose veineuse cérébrale : donne plus souvent des céphalées progressives par JTIC, mais parfois des céphalées brutales (AVC item 340)

·       Apoplexie ou nécrose pituitaire : céphalée brutale, troubles visuels, hémianopsie bitemporale, puis signes d’insuffisance hypophysaire, contexte de postpartum, complique parfois un adénome hypophysaire (adénome hypophysaire item 244)

·       Causes cardio-vasculaires (ischémie myocardique, dissection aortique) par douleur projetée : rare

·       HTIC aiguë : hydrocéphalie aiguë sur certaines tumeurs intracrâniennes (item 299) comprimant le 3è ou le 4è ventricule, céphalées brutales transitoires lors des mouvements ou à la toux, devenant ensuite permanentes.

·       Encéphalopathie hypertensive et éclampsie : céphalée précédant les signes d’encéphalopathie (troubles conscience ± déficits focaux ± épilepsie) avec HTA

·       Hypotension intracrânienne : céphalée posturale orthostatique disparaissant en décubitus ; se révèle le plus souvent par une céphalée progressive

·       Méningites et méningoencéphalites (item 151) : céphalées avec syndrome infectieux ; se révèle le plus souvent par une céphalée progressive

·       Artérite à cellules géantes (item 195) : à évoquer devant toute céphalée récente et inhabituelle chez un sujet de > 50 ans, y compris devant une céphalée brutale après avoir éliminé les autres causes

·       Sinusite aiguë bloquée (item 148) : céphalée se majorant la tête penchée en avant, doit être considérée comme un diagnostic d’exclusion (après avoir éliminé les causes neurologiques de céphalée brutale).

·       Glaucome aigu par fermeture de l’angle (item 84): céphalée violente rétrobulbaire ou périorbitaire, halos lumineux, baisse acuité visuelle, nausées et vomissements, œil rouge et pupille en mydriase




Niveau : 0
Précédent Suivant

X X X X X X X X X

♥∞

Énoncer les principales causes de céphalée aiguë et les caractéristiques cliniques propres à chacune OIC-100-03-A

De LiSA
Aller à :navigation, rechercher

Énoncer les principales causes de céphalée aiguë et les caractéristiques cliniques propres à chacune OIC-100-03-A

Céphalée en coup de tonnerre = sévère (EVA à 7 ou plus) et maximale en moins d’une minute.

Céphalée brutale = maximale en quelques minutes. En pratique les causes des céphalées maximales en moins d’une heure sont les mêmes que celles des céphalées en coup de tonnerre.

1. Hémorragie sous-arachnoïdienne (HSA) ou hémorragie méningée (item 341)

·       HSA ou hémorragie méningée : cause de 10 à 25% des céphalées brutales .

·       Céphalée typique (HSA par rupture d’anévrisme): explosive, en coup de tonnerre, sévère, associée aux autres signes d'un syndrome méningé et à une cervicalgie, persistante.

·       Parfois céphalée isolée, de courte durée (épistaxis méningée de faible abondance, précédant une HSA massive).

·       Signes associés : crises comitiales, déficit focal (si hémorragie cérébro-méningée), paralysie du III (compression par un anévrysme de l’artère communicante postérieure ou de la terminaison carotidienne) et/ou trouble de conscience (transitoire ou coma).

2. Syndrome de vasoconstriction cérébrale réversible (SVCR)

·       SVCR : 10 à 45% des céphalées en coup de tonnerre aux urgences ; sous-diagnostiqué car de description récente (2007).

·       SVCR : vasoconstriction segmentaire et diffuse des artères cérébrales, réversible en 3 mois. Peut se compliquer d'HSA corticale sans anévrisme et d’AVC (item 340) (soit hémorragie cérébrale, soit infarctus cérébral).

·       Céphalée typique : céphalée en coup de tonnerre, dure 5 minutes à plusieurs heures et se répète sur 1 à 3 semaines, volontiers provoquée par l'effort, l’émotion, le Valsalva ou l'activité sexuelle.

·       Autres signes associés : poussée hypertensive, crises comitiales et/ou déficit focal.

·       Contextes évocateurs : postpartum, exposition à des substances vasoactives (cannabis, cocaïne, antidépresseur sérotoninergique, sympathomimétiques, décongestionnant nasal, ou triptan) ou contexte de stress.

3. Causes plus rares de céphalée brutale

Les céphalées brutales suivantes ont peu de caractéristiques spécifiques et seront cherchées après exclusion d’une HSA et si le tableau n’évoque pas un SVCR.

·       Hémorragie intracérébrale : céphalée parfois isolée, avec déficit focal absent ou très discret (hémorragie frontale ou cérébelleuse) (voir AVC item 340)

·       AVC ischémique : céphalée parfois isolée, avec déficit focal absent ou très discret (notamment dans l’infarctus cérébelleux) (voir AVC item 340)

·       Dissection des artères cervicales : céphalée aiguë avec cervicalgie

o  Dissection carotidienne : du côté de la dissection : Claude-Bernard Horner, acouphène pulsatile, paralysie du XII, douleur orbitaire

o  Dissection vertébrale : cervicalgie postérieure

o  Céphalée précède les signes d’ischémie rétinienne ou cérébrale (amaurose transitoire, AIT ou AVC) (AVC item 340)

·       Thrombose veineuse cérébrale : donne plus souvent des céphalées progressives par JTIC, mais parfois des céphalées brutales (AVC item 340)

·       Apoplexie ou nécrose pituitaire : céphalée brutale, troubles visuels, hémianopsie bitemporale, puis signes d’insuffisance hypophysaire, contexte de postpartum, complique parfois un adénome hypophysaire (adénome hypophysaire item 244)

·       Causes cardio-vasculaires (ischémie myocardique, dissection aortique) par douleur projetée : rare

·       HTIC aiguë : hydrocéphalie aiguë sur certaines tumeurs intracrâniennes (item 299) comprimant le 3è ou le 4è ventricule, céphalées brutales transitoires lors des mouvements ou à la toux, devenant ensuite permanentes.

·       Encéphalopathie hypertensive et éclampsie : céphalée précédant les signes d’encéphalopathie (troubles conscience ± déficits focaux ± épilepsie) avec HTA

·       Hypotension intracrânienne : céphalée posturale orthostatique disparaissant en décubitus ; se révèle le plus souvent par une céphalée progressive

·       Méningites et méningoencéphalites (item 151) : céphalées avec syndrome infectieux ; se révèle le plus souvent par une céphalée progressive

·       Artérite à cellules géantes (item 195) : à évoquer devant toute céphalée récente et inhabituelle chez un sujet de > 50 ans, y compris devant une céphalée brutale après avoir éliminé les autres causes

·       Sinusite aiguë bloquée (item 148) : céphalée se majorant la tête penchée en avant, doit être considérée comme un diagnostic d’exclusion (après avoir éliminé les causes neurologiques de céphalée brutale).

·       Glaucome aigu par fermeture de l’angle (item 84): céphalée violente rétrobulbaire ou périorbitaire, halos lumineux, baisse acuité visuelle, nausées et vomissements, œil rouge et pupille en mydriase



Dans la même catégorie, voir...
Connaître les modalités du diagnostic d'une céphalée aiguë et d'une céphalée chronique OIC-100-01-A
Connaître les principales causes de céphalées nécessitant une prise en charge en urgence et leur présentation clinique OIC-100-02-A
Énoncer les principales causes de céphalée aiguë et les caractéristiques cliniques propres à chacune OIC-100-03-A
Énoncer les principales causes de céphalée chronique (épisodique ou quotidienne) et les caractéristiques cliniques propres à chacune OIC-100-04-B
Énoncer les principales causes des céphalées récentes d'aggravation progressive et les caractéristiques cliniques propres à chacune OIC-100-05-A
Discuter l'indication d'une hospitalisation et d'une ponction lombaire devant une céphalée aiguë en connaissant la pertinence de cet examen OIC-100-06-A
Savoir mettre en route un traitement des céphalées aux urgences OIC-100-07-A
Connaître l'indication et la pertinence de l'imagerie devant une céphalée aiguë et chronique chez l'adulte et l'enfant OIC-100-08-A
Connaître les principes de traitement et de prise en charge des céphalées primaires en dehors du contexte de l'urgence OIC-100-09-A
Charger un fichier MAJ l'adresse!!