· Céphalée chronique : évolue depuis au moins 3 mois, et va généralement durer des mois et des années.
o C’est le plus souvent une céphalée primaire.
o Évaluer le nombre de jours de céphalée par mois sur les trois derniers mois.
· Céphalées chroniques épisodiques (<15 jours de céphalée / mois)
o Migraine (dite épisodique)
o Céphalée de tension épisodique
· Céphalées chroniques quotidiennes (CCQ, 15 jours ou plus / mois) subdivisées en
o CCQ de longue durée (crises > 4h)
§ Migraine chronique si la céphalée a les caractéristiques d’une migraine au moins 8 jours par mois
§ Céphalée de tension chronique, si absence de caractéristique migraineuse
§ Les deux associées ou non à un abus médicamenteux, complication et/ou facteur d’aggravation de la céphalée primaire sous-jacente.
o CCQ de courte durée (crises < 4h) : algie vasculaire de la face (AVF) et autres céphalées trigémino-autonomiques à distinguer principalement d’une neuropathie crânienne douloureuse (névralgie du trijumeau)
· Diagnostic étiologique se fait sur l’interrogatoire : devant une céphalée chronique (ancienne et habituelle), déterminer la durée des crises sans traitement, les caractéristiques de la céphalée et les signes associés (tableau). Il s’agit le plus souvent d’une céphalée primaire. On distingue ainsi les crises de
o Migraine (item 99)
§ Migraine sans aura
§ Migraine avec aura : troubles neurologiques progressifs, successifs et transitoires (< 1 heure) précédant ou accompagnant la céphalée à son début, le plus souvent signes visuels, parfois sensitifs, rarement troubles du langage
o Céphalée de tension (item 99)
o Algie vasculaire de la face (item 99) à distinguer de la névralgie du trijumeau
· Céphalée chronique post-traumatique : CCQ de longue durée qui persiste >3 mois après un traumatisme crânien, fait suite à la céphalée post-traumatique aiguë (< 3 mois), et peut s’accompagner d’un syndrome post-traumatique (vertiges, troubles du sommeil, difficultés de concentration, trouble de l’humeur). Ressemble à une migraine chronique ou une céphalée de tension chronique.
· Céphalée chronique d'origine cervicale : certaines affections rhumatologiques peuvent donner des céphalées (arthrose sévère et/ou conflit disco-radiculaire, séquelles de fracture/luxation d’une vertèbre cervicale, polyarthrite rhumatoïde…). Céphalées généralement postérieures avec contractures musculaires paravertébrales.
| Migraine | Céphalée de tension | Algie vasculaire de la face | Névralgie du trijumeau classique | |
| Sex ratio | Femmes >> Hommes | Femmes > Hommes | Hommes >> Femmes | Femmes > Hommes |
| Durée des crises | 4-72 heures
Enfant parfois plus court 1-2h |
Heures ou jours, ou continue | 15 - 180 minutes | Quelques secondes à 2 minutes |
| Latéralité de la douleur | Généralement unilatérale | Généralement bilatérale | Strictement unilatérale
|
Strictement unilatérale
|
| Localisation | Généralement frontale et temporale, parfois
occipitale ou diffuse |
En casque ou bitemporale ou occipitale | Orbitaire et/ou temporale | V2/V3>> V1 |
| Type de la douleur | Généralement pulsatile
|
Généralement à type de pression ou serrement | Généralement intolérable, atroce | Décharge électrique, élancement, coup de poignard ou piqûre |
| Effet des activités physiques (marche, monter les escaliers) | Souvent aggravée par les activités
|
Non aggravée par les activités et parfois améliorée | Non aggravée par les activités
|
Aggravée par la parole, la mastication, les mouvements de la face |
| Comportement lors de la crise | Recherche calme et obscurité | Impatience et agitation | Immobilisation brève dans une attitude douloureuse | |
| Intensité | Modérée à sévère | Légère à modérée | Sévère à très sévère | Sévère à très sévère |
| Troubles digestifs | Souvent nausées, vomissements
Parfois prédominants (enfant) |
Absents | Parfois nausées, vomissements | Absents |
| Troubles sensoriels | Généralement phonophobie et phonophobie | Généralement aucun ; parfois phonophobie OU phonophobie (pas les deux) | Parfois phonophobie et phonophobie | Absents |
| Signes dysautonomiques* | Possible | Jamais | Importants, du même côté que la douleur | Absents |
| Autres caractéristiques | Douleur des muscles crâniens et cervicaux
Pâleur (enfant) |
Douleur des muscles crâniens et cervicaux | Douleur des muscles crâniens et cervicaux
Périodicité circadienne |
Provoquée par des stimuli normalement indolores dans le territoire du V affecté |
*Larmoiement, rougeur de l’oeil, œdème palpébral, sudation frontale et faciale, obstruction nasale, rhinorrhée, ptosis, myosis
♥∞
· Céphalée chronique : évolue depuis au moins 3 mois, et va généralement durer des mois et des années.
o C’est le plus souvent une céphalée primaire.
o Évaluer le nombre de jours de céphalée par mois sur les trois derniers mois.
· Céphalées chroniques épisodiques (<15 jours de céphalée / mois)
o Migraine (dite épisodique)
o Céphalée de tension épisodique
· Céphalées chroniques quotidiennes (CCQ, 15 jours ou plus / mois) subdivisées en
o CCQ de longue durée (crises > 4h)
§ Migraine chronique si la céphalée a les caractéristiques d’une migraine au moins 8 jours par mois
§ Céphalée de tension chronique, si absence de caractéristique migraineuse
§ Les deux associées ou non à un abus médicamenteux, complication et/ou facteur d’aggravation de la céphalée primaire sous-jacente.
o CCQ de courte durée (crises < 4h) : algie vasculaire de la face (AVF) et autres céphalées trigémino-autonomiques à distinguer principalement d’une neuropathie crânienne douloureuse (névralgie du trijumeau)
· Diagnostic étiologique se fait sur l’interrogatoire : devant une céphalée chronique (ancienne et habituelle), déterminer la durée des crises sans traitement, les caractéristiques de la céphalée et les signes associés (tableau). Il s’agit le plus souvent d’une céphalée primaire. On distingue ainsi les crises de
o Migraine (item 99)
§ Migraine sans aura
§ Migraine avec aura : troubles neurologiques progressifs, successifs et transitoires (< 1 heure) précédant ou accompagnant la céphalée à son début, le plus souvent signes visuels, parfois sensitifs, rarement troubles du langage
o Céphalée de tension (item 99)
o Algie vasculaire de la face (item 99) à distinguer de la névralgie du trijumeau
· Céphalée chronique post-traumatique : CCQ de longue durée qui persiste >3 mois après un traumatisme crânien, fait suite à la céphalée post-traumatique aiguë (< 3 mois), et peut s’accompagner d’un syndrome post-traumatique (vertiges, troubles du sommeil, difficultés de concentration, trouble de l’humeur). Ressemble à une migraine chronique ou une céphalée de tension chronique.
· Céphalée chronique d'origine cervicale : certaines affections rhumatologiques peuvent donner des céphalées (arthrose sévère et/ou conflit disco-radiculaire, séquelles de fracture/luxation d’une vertèbre cervicale, polyarthrite rhumatoïde…). Céphalées généralement postérieures avec contractures musculaires paravertébrales.
| Migraine | Céphalée de tension | Algie vasculaire de la face | Névralgie du trijumeau classique | |
| Sex ratio | Femmes >> Hommes | Femmes > Hommes | Hommes >> Femmes | Femmes > Hommes |
| Durée des crises | 4-72 heures
Enfant parfois plus court 1-2h |
Heures ou jours, ou continue | 15 - 180 minutes | Quelques secondes à 2 minutes |
| Latéralité de la douleur | Généralement unilatérale | Généralement bilatérale | Strictement unilatérale
|
Strictement unilatérale
|
| Localisation | Généralement frontale et temporale, parfois
occipitale ou diffuse |
En casque ou bitemporale ou occipitale | Orbitaire et/ou temporale | V2/V3>> V1 |
| Type de la douleur | Généralement pulsatile
|
Généralement à type de pression ou serrement | Généralement intolérable, atroce | Décharge électrique, élancement, coup de poignard ou piqûre |
| Effet des activités physiques (marche, monter les escaliers) | Souvent aggravée par les activités
|
Non aggravée par les activités et parfois améliorée | Non aggravée par les activités
|
Aggravée par la parole, la mastication, les mouvements de la face |
| Comportement lors de la crise | Recherche calme et obscurité | Impatience et agitation | Immobilisation brève dans une attitude douloureuse | |
| Intensité | Modérée à sévère | Légère à modérée | Sévère à très sévère | Sévère à très sévère |
| Troubles digestifs | Souvent nausées, vomissements
Parfois prédominants (enfant) |
Absents | Parfois nausées, vomissements | Absents |
| Troubles sensoriels | Généralement phonophobie et phonophobie | Généralement aucun ; parfois phonophobie OU phonophobie (pas les deux) | Parfois phonophobie et phonophobie | Absents |
| Signes dysautonomiques* | Possible | Jamais | Importants, du même côté que la douleur | Absents |
| Autres caractéristiques | Douleur des muscles crâniens et cervicaux
Pâleur (enfant) |
Douleur des muscles crâniens et cervicaux | Douleur des muscles crâniens et cervicaux
Périodicité circadienne |
Provoquée par des stimuli normalement indolores dans le territoire du V affecté |
*Larmoiement, rougeur de l’oeil, œdème palpébral, sudation frontale et faciale, obstruction nasale, rhinorrhée, ptosis, myosis