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Connaître les principes d'adaptation thérapeutique chez la personne âgée (voir item 130) OIC-322-04-A

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Connaître les principes d'adaptation thérapeutique chez la personne âgée (voir item 130) OIC-322-04-A

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Un contexte spécifique de prise en charge thérapeutique

Sont considérées comme âgées les personnes de 75 ans et plus et celles de plus de 65 ans atteintes de polypathologie.

Leur prise en charge thérapeutique intervient dans un contexte où interfèrent la polypathologie nécessitant très souvent plusieurs traitements avec une exposition et une sensibilité accrues aux effets indésirables médicamenteux.

Bien que l’âge ne contre-indique généralement pas un traitement, il en modifie souvent les objectifs et les modalités.

Dans ces conditions, la hiérarchisation des maladies à prendre en charge et la coordination entre prescripteurs, pharmacien et soignants sont plus impératives.

Une exposition majorée aux effets indésirables des médicaments

Les personnes âgées ont une susceptibilité accrue aux accidents médicamenteux.

De nombreux facteurs contribuent à l’augmentation des effets indésirables médicamenteux: le contexte pathologique et la situation du patient, la prescription médicale, l’administration des médicaments et les caractéristiques pharmacologiques de certains médicaments, de même que les interactions médicamenteuses.

Par ailleurs, les personnes âgées, du fait de la polypathologie et de la polymédication, sont soumises au risque d’une rupture de la continuité des traitements lors d’une admission en établissement de soins.

La démarche pratique de prescription thérapeutique

Avant de rédiger sa prescription, le prescripteur doit se poser systématiquement un certain nombre de questions et y répondre.

1) Avant de rédiger la prescription : s’informer sur le patient et ses maladies

  • Quelle est la maladie à prendre en charge et quelles sont les pathologies associées ?

Il faut privilégier les maladies à prendre en charge prioritairement : enjeu vital, retentissement sur la qualité de vie).

Adapter l’objectif thérapeutique au risque évolutif de la maladie, au risque iatrogène et à la contrainte pour le malade.

Evaluer l'état somatique, notamment le poids, l’état nutritionnel et l’hydratation. Un état de fragilité constitue un risque supplémentaire d’accident iatrogène.

  • Quelles sont les attentes du malade ?

Négligée, la demande du patient peut conduire à des erreurs d'observance ou à une automédication.

  • Quels sont les objectifs thérapeutiques à court et moyen termes ?

L'objectif thérapeutique résulte de l’appréciation de la gravité de la maladie, du contexte pathologique et des attentes du malade.

  • Dispose-t-on de la liste complète des médicaments actuellement consommés ?

Le malade âgé a souvent plusieurs médecins et peut aussi s’automédiquer. Le recours au pharmacien d’officine et au dossier pharmaceutique est donc nécessaire.

  • Le malade peut-il comprendre les modalités de gestion et d’administration des médicaments et respecter les modalités de surveillance?

L'état cognitif et le mode de vie du malade influent sur l'observance.

2) Lors de la rédaction de la prescription : maîtriser, personnaliser et optimiser le traitement

  • Une prescription médicamenteuse est-elle vraiment nécessaire ?

Il peut être préférable d'adopter une solution non pharmacologique (trouble du sommeil). Le risque auquel est exposé le malade (accident iatrogène ou altération la qualité de vie) doit être comparé au risque évolutif de sa maladie.

Il faut éviter la prescription de médicaments d'efficacité discutable (identifiés dans le résumé des caractéristiques des produits par les mentions "proposé dans", "utilisé dans", "traitement symptomatique de ", " traitement d’appoint ", ou encore considérés par  la Haute Autorité de Santé comme rendant un service médical insuffisant).

A cela s’ajoutent les médicaments dits inappropriés dont le risque est supérieur au bénéfice. Dans la mesure du possible, il est judicieux de choisir un médicament concourant au traitement de plusieurs maladies.

  • Quels sont les principaux paramètres pharmacocinétiques à prendre en compte ?

Globalement, les modifications pharmacocinétiques contribuent au risque d’augmentation des concentrations plasmatiques, à l’allongement de la demi-vie d’élimination des médicaments et à la majoration de leur toxicité.

L’absorption est en général peu modifiée en dehors d’une pathologie associée ou de certaines coprescriptions.

Le vieillissement s’accompagne d’une diminution de la proportion de la masse maigre de l’organisme au profit d’une augmentation de la masse grasse. Cette modification de répartition induit une augmentation du volume de distribution des médicaments liposolubles et une diminution du volume de distribution des hydrosolubles.

La dénutrition, fréquente, s’accompagne d’une hypoalbuminémie qui potentialise la toxicité des médicaments à forte fixation protéique en augmentant leur forme libre directement active.

Les modifications induites par le vieillissement sur le métabolisme hépatique sont variées. L’activité de certaines voies enzymatiques est diminuée (oxydation, réduction, hydrolyse). On observe surtout une altération progressive et notable de la filtration glomérulaire, dont la valeur moyenne à 80 ans est inférieure de 30 à 50% à celle du sujet jeune. Elle contribue à l’accumulation des médicaments à élimination rénale.

  • La classe pharmaco-thérapeutique choisie a-t-elle un meilleur rapport  bénéfices/risques que d’autres classes d’indication comparable ?

Les médicaments récemment mis sur le marché doivent être utilisés avec prudence, avec un renforcement des mesures de surveillance,

  • Est-il nécessaire d'adapter les posologies du nouveau médicament et des autres ?

En dehors des situations où il faut obtenir rapidement des concentrations plasmatiques efficaces, il est souvent préférable de commencer par une dose initiale réduite. La posologie est ensuite augmentée très progressivement en fonction de l'efficacité et de la tolérance. L’introduction d'un nouveau médicament doit s'accompagner d'une réévaluation de l'indication ou de la posologie des autres. Il faut éviter le double emploi en repérant tous les médicaments qui appartiennent à la même classe thérapeutique ou qui ont des propriétés pharmacologiques communes en relation ou non avec l'effet thérapeutique recherché.

  • Les conditions d'administration sont-elles adaptées au malade ?

On doit s’assurer que l’administration du médicament est aisée, notamment sa sécabilité et ses horaires de prise. Le recours à un pilulier est recommandé, de même que l’administration sécurisée par une infirmière ou un aidant familial. Le regroupement des prises orales au moment des repas peut conduire à une interférence avec l'alimentation. Il faut choisir une forme galénique adaptée. Le recours aux solutés buvables doit exclure le mélange de plusieurs médicaments. Le recours à l’écrasement des médicaments en cas de troubles de déglutition ou du comportement ne se conçoit qu’après vérification de la possibilité d’écrasement et avis pharmaceutique.

  • La prescription est-elle suffisamment précise, claire, lisible et compréhensible ?

L’âge du malade ne dispense pas toujours d’une éducation thérapeutique qui peut concerner préférentiellement l’entourage en cas de perte d’autonomie.

  • Les médecins, pharmaciens et soignants prenant en charge le malade sont-ils informés du nouveau traitement et des modifications thérapeutiques notables associées ?
  • Quelle est la durée de traitement envisagée et quels sont le projet et les modalités de surveillance ?

3) Lors des consultations ultérieures : évaluer l’efficacité et la tolérance du traitement

Toute reconduction d’ordonnance doit systématiquement résulter d’une réévaluation de la pertinence de la poursuite de chaque médicament.

  • L’objectif attendu est-il atteint ?

L'évaluation régulière du traitement conduit à adapter la posologie, voire à l’arrêter. L'inefficacité thérapeutique doit faire rechercher une erreur d'observance et sa cause (effet indésirable non déclaré par le malade en raison de troubles cognitifs…).

  • La situation initiale (somatique, cognitive, médicamenteuse et sociale) a-t-elle changé?

L'aggravation d'une insuffisance cardiaque ou rénale altère le métabolisme des produits prescrits. La survenue de chutes peut contre-indiquer la poursuite d'un anticoagulant. Le changement de lieu de vie ou de mode de vie (déménagement, décès d’un proche) doit donner lieu à la réévaluation de la gestion et de l’administration des médicaments.

  • Le traitement est-il toujours nécessaire ?

Savoir déprescrire est aussi important que savoir prescrire. Rediscuter la prescription lors de chaque ordonnance permet d'éliminer les produits devenus inutiles. Une pathologie intercurrente peut aussi contre-indiquer transitoirement ou définitivement la poursuite d'un médicament.

  • Un nouveau symptôme est-il en rapport avec un effet indésirable ?

Acquérir le réflexe iatrogène conduit à considérer tout nouveau symptôme inattendu comme un éventuel effet indésirable.

Conclusion : les points-clés de la prescription chez la personne âgée

Avant de rédiger toute ordonnance, s’informer de manière exhaustive :

  • de la gravité relative des différentes pathologies présentées afin de hiérarchiser leur prise en charge
  • de l’état somatique du patient (poids, nutrition, fonction rénale…) pour adapter les posologies
  • de son état cognitif et de son environnement afin de favoriser la meilleure observance possible
  • de la liste complète de tous les médicaments consommés, y compris en automédication

Lors de la rédaction de l’ordonnance :

  • limiter les prescriptions aux médicaments indispensables,
  • préférer les produits présentant le meilleur rapport bénéfices/ risques,
  • ne prescrire que pour la seule durée appropriée
  • programmer une surveillance précise des effets du traitement ;
  • commenter les prescriptions de façon concrète et compréhensible, afin d’éviter le plus possible les erreurs de posologie

Avant toute reconduction d’ordonnance : réévaluer l’utilité de chaque médicament et savoir déprescrire ceux dont l’utilité ne s’impose plus

En matière d’objectifs thérapeutiques : tenir compte des attentes du malade ; partager ces objectifs avec le pharmacien et l’ensemble des soignants et aidants familiaux ; si les objectifs attendus n’ont pas été atteints, s’interroger sur l’observance

En cas de constatation d’un nouveau symptôme : avoir le réflexe iatrogène: évoquer systématiquement un effet indésirable

Veiller à la mise en œuvre d’un partage d’information sur les médicaments lors des points dits de transition : ’admission en établissement de soins, transferts entre services hospitaliers, sortie vers le domicile ou vers un autre mode de prise en charge.




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Sont considérées comme âgées les personnes de 75 ans et plus et celles de plus de 65 ans atteintes de polypathologie.

Leur prise en charge thérapeutique intervient dans un contexte où interfèrent la polypathologie nécessitant très souvent plusieurs traitements avec une exposition et une sensibilité accrues aux effets indésirables médicamenteux.

Bien que l’âge ne contre-indique généralement pas un traitement, il en modifie souvent les objectifs et les modalités.

Dans ces conditions, la hiérarchisation des maladies à prendre en charge et la coordination entre prescripteurs, pharmacien et soignants sont plus impératives.

Une exposition majorée aux effets indésirables des médicaments

Les personnes âgées ont une susceptibilité accrue aux accidents médicamenteux.

De nombreux facteurs contribuent à l’augmentation des effets indésirables médicamenteux: le contexte pathologique et la situation du patient, la prescription médicale, l’administration des médicaments et les caractéristiques pharmacologiques de certains médicaments, de même que les interactions médicamenteuses.

Par ailleurs, les personnes âgées, du fait de la polypathologie et de la polymédication, sont soumises au risque d’une rupture de la continuité des traitements lors d’une admission en établissement de soins.

La démarche pratique de prescription thérapeutique

Avant de rédiger sa prescription, le prescripteur doit se poser systématiquement un certain nombre de questions et y répondre.

1) Avant de rédiger la prescription : s’informer sur le patient et ses maladies

  • Quelle est la maladie à prendre en charge et quelles sont les pathologies associées ?

Il faut privilégier les maladies à prendre en charge prioritairement : enjeu vital, retentissement sur la qualité de vie).

Adapter l’objectif thérapeutique au risque évolutif de la maladie, au risque iatrogène et à la contrainte pour le malade.

Evaluer l'état somatique, notamment le poids, l’état nutritionnel et l’hydratation. Un état de fragilité constitue un risque supplémentaire d’accident iatrogène.

  • Quelles sont les attentes du malade ?

Négligée, la demande du patient peut conduire à des erreurs d'observance ou à une automédication.

  • Quels sont les objectifs thérapeutiques à court et moyen termes ?

L'objectif thérapeutique résulte de l’appréciation de la gravité de la maladie, du contexte pathologique et des attentes du malade.

  • Dispose-t-on de la liste complète des médicaments actuellement consommés ?

Le malade âgé a souvent plusieurs médecins et peut aussi s’automédiquer. Le recours au pharmacien d’officine et au dossier pharmaceutique est donc nécessaire.

  • Le malade peut-il comprendre les modalités de gestion et d’administration des médicaments et respecter les modalités de surveillance?

L'état cognitif et le mode de vie du malade influent sur l'observance.

2) Lors de la rédaction de la prescription : maîtriser, personnaliser et optimiser le traitement

  • Une prescription médicamenteuse est-elle vraiment nécessaire ?

Il peut être préférable d'adopter une solution non pharmacologique (trouble du sommeil). Le risque auquel est exposé le malade (accident iatrogène ou altération la qualité de vie) doit être comparé au risque évolutif de sa maladie.

Il faut éviter la prescription de médicaments d'efficacité discutable (identifiés dans le résumé des caractéristiques des produits par les mentions "proposé dans", "utilisé dans", "traitement symptomatique de ", " traitement d’appoint ", ou encore considérés par  la Haute Autorité de Santé comme rendant un service médical insuffisant).

A cela s’ajoutent les médicaments dits inappropriés dont le risque est supérieur au bénéfice. Dans la mesure du possible, il est judicieux de choisir un médicament concourant au traitement de plusieurs maladies.

  • Quels sont les principaux paramètres pharmacocinétiques à prendre en compte ?

Globalement, les modifications pharmacocinétiques contribuent au risque d’augmentation des concentrations plasmatiques, à l’allongement de la demi-vie d’élimination des médicaments et à la majoration de leur toxicité.

L’absorption est en général peu modifiée en dehors d’une pathologie associée ou de certaines coprescriptions.

Le vieillissement s’accompagne d’une diminution de la proportion de la masse maigre de l’organisme au profit d’une augmentation de la masse grasse. Cette modification de répartition induit une augmentation du volume de distribution des médicaments liposolubles et une diminution du volume de distribution des hydrosolubles.

La dénutrition, fréquente, s’accompagne d’une hypoalbuminémie qui potentialise la toxicité des médicaments à forte fixation protéique en augmentant leur forme libre directement active.

Les modifications induites par le vieillissement sur le métabolisme hépatique sont variées. L’activité de certaines voies enzymatiques est diminuée (oxydation, réduction, hydrolyse). On observe surtout une altération progressive et notable de la filtration glomérulaire, dont la valeur moyenne à 80 ans est inférieure de 30 à 50% à celle du sujet jeune. Elle contribue à l’accumulation des médicaments à élimination rénale.

  • La classe pharmaco-thérapeutique choisie a-t-elle un meilleur rapport  bénéfices/risques que d’autres classes d’indication comparable ?

Les médicaments récemment mis sur le marché doivent être utilisés avec prudence, avec un renforcement des mesures de surveillance,

  • Est-il nécessaire d'adapter les posologies du nouveau médicament et des autres ?

En dehors des situations où il faut obtenir rapidement des concentrations plasmatiques efficaces, il est souvent préférable de commencer par une dose initiale réduite. La posologie est ensuite augmentée très progressivement en fonction de l'efficacité et de la tolérance. L’introduction d'un nouveau médicament doit s'accompagner d'une réévaluation de l'indication ou de la posologie des autres. Il faut éviter le double emploi en repérant tous les médicaments qui appartiennent à la même classe thérapeutique ou qui ont des propriétés pharmacologiques communes en relation ou non avec l'effet thérapeutique recherché.

  • Les conditions d'administration sont-elles adaptées au malade ?

On doit s’assurer que l’administration du médicament est aisée, notamment sa sécabilité et ses horaires de prise. Le recours à un pilulier est recommandé, de même que l’administration sécurisée par une infirmière ou un aidant familial. Le regroupement des prises orales au moment des repas peut conduire à une interférence avec l'alimentation. Il faut choisir une forme galénique adaptée. Le recours aux solutés buvables doit exclure le mélange de plusieurs médicaments. Le recours à l’écrasement des médicaments en cas de troubles de déglutition ou du comportement ne se conçoit qu’après vérification de la possibilité d’écrasement et avis pharmaceutique.

  • La prescription est-elle suffisamment précise, claire, lisible et compréhensible ?

L’âge du malade ne dispense pas toujours d’une éducation thérapeutique qui peut concerner préférentiellement l’entourage en cas de perte d’autonomie.

  • Les médecins, pharmaciens et soignants prenant en charge le malade sont-ils informés du nouveau traitement et des modifications thérapeutiques notables associées ?
  • Quelle est la durée de traitement envisagée et quels sont le projet et les modalités de surveillance ?

3) Lors des consultations ultérieures : évaluer l’efficacité et la tolérance du traitement

Toute reconduction d’ordonnance doit systématiquement résulter d’une réévaluation de la pertinence de la poursuite de chaque médicament.

  • L’objectif attendu est-il atteint ?

L'évaluation régulière du traitement conduit à adapter la posologie, voire à l’arrêter. L'inefficacité thérapeutique doit faire rechercher une erreur d'observance et sa cause (effet indésirable non déclaré par le malade en raison de troubles cognitifs…).

  • La situation initiale (somatique, cognitive, médicamenteuse et sociale) a-t-elle changé?

L'aggravation d'une insuffisance cardiaque ou rénale altère le métabolisme des produits prescrits. La survenue de chutes peut contre-indiquer la poursuite d'un anticoagulant. Le changement de lieu de vie ou de mode de vie (déménagement, décès d’un proche) doit donner lieu à la réévaluation de la gestion et de l’administration des médicaments.

  • Le traitement est-il toujours nécessaire ?

Savoir déprescrire est aussi important que savoir prescrire. Rediscuter la prescription lors de chaque ordonnance permet d'éliminer les produits devenus inutiles. Une pathologie intercurrente peut aussi contre-indiquer transitoirement ou définitivement la poursuite d'un médicament.

  • Un nouveau symptôme est-il en rapport avec un effet indésirable ?

Acquérir le réflexe iatrogène conduit à considérer tout nouveau symptôme inattendu comme un éventuel effet indésirable.

Conclusion : les points-clés de la prescription chez la personne âgée

Avant de rédiger toute ordonnance, s’informer de manière exhaustive :

  • de la gravité relative des différentes pathologies présentées afin de hiérarchiser leur prise en charge
  • de l’état somatique du patient (poids, nutrition, fonction rénale…) pour adapter les posologies
  • de son état cognitif et de son environnement afin de favoriser la meilleure observance possible
  • de la liste complète de tous les médicaments consommés, y compris en automédication

Lors de la rédaction de l’ordonnance :

  • limiter les prescriptions aux médicaments indispensables,
  • préférer les produits présentant le meilleur rapport bénéfices/ risques,
  • ne prescrire que pour la seule durée appropriée
  • programmer une surveillance précise des effets du traitement ;
  • commenter les prescriptions de façon concrète et compréhensible, afin d’éviter le plus possible les erreurs de posologie

Avant toute reconduction d’ordonnance : réévaluer l’utilité de chaque médicament et savoir déprescrire ceux dont l’utilité ne s’impose plus

En matière d’objectifs thérapeutiques : tenir compte des attentes du malade ; partager ces objectifs avec le pharmacien et l’ensemble des soignants et aidants familiaux ; si les objectifs attendus n’ont pas été atteints, s’interroger sur l’observance

En cas de constatation d’un nouveau symptôme : avoir le réflexe iatrogène: évoquer systématiquement un effet indésirable

Veiller à la mise en œuvre d’un partage d’information sur les médicaments lors des points dits de transition : ’admission en établissement de soins, transferts entre services hospitaliers, sortie vers le domicile ou vers un autre mode de prise en charge.



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