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Savoir faire le diagnostic d'un syndrome canalaire OIC-095-10-A

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Syndrome du canal carpien (= compression du nerf médian par le ligament annulaire antérieur du carpe, lors de son trajet dans le canal carpien) :

  • Le plus fréquent des syndromes canalaires
  • Terrain :
    • Sex ratio = 3 femmes / 1 homme
    • Âge moyen = 50 ans
    • Microtraumatismes favorisants dans certaines professions, e.g. mouvements répétitifs de flexion/extension/rotation du poignet dans les entreprises de conditionnement/emballage ; vibrations intenses (marteau-piqueur) en bâtiments et travaux publics (BTP) ; appui statique prolongé sur les poignets (chauffeurs de taxi/routiers, secrétaires)
  • Atteinte bilatérale dans 1/3 des cas
  • Acroparesthésies dans le territoire sensitif du nerf médian, i.e. 3 premiers doigts, bord latéral du 4ème doigt et face palmaire de la main
  • Recrudescence nocturne, ou favorisée par des postures/mouvements en extension du poignet ; soulagement classique en secouant la main
  • Le plus souvent, absence de déficit neurologique
  • Dans les formes évoluées :
    • Hypoesthésie gênant la préhension fine, évaluée par le test de Weber (discrimination spatiale de 2 points séparés de 5 mm) ou des mono-filaments de Semmes–Weinstein
    • Faiblesse musculaire de l’opposant et du court abducteur du pouce
    • Amyotrophie de l’éminence thénar
  • Examen physique : 2 manœuvres facilitatrices peuvent déclencher l’apparition des acroparesthésies, en faveur du diagnostic
    • Signe de Tinel = percussion (à l’aide d’un marteau à réflexes) de la face palmaire du poignet en extension (en regard du canal carpien)
    • Signe de Phalen = flexion forcée et maintenue des poignets, bras et avant-bras à l’horizontal

Atteinte du nerf ulnaire au coude (= compression du nerf ulnaire lors de son trajet dans la gouttière épitrochléo-olécranienne) :

  • 2ème syndrome canalaire en fréquence, après le syndrome du canal carpien
  • Terrain :
    • Sex ratio équilibré
    • Âge moyen = 50 ans
    • Microtraumatismes favorisants dans certaines professions, e.g. mouvements répétitifs ou forcés de flexion du coude ; appui statique prolongé sur la face postérieure du coude  
  • Acroparesthésies dans le territoire sensitif du nerf ulnaire, i.e. bord médial du 4ème doigt, 5ème doigt et bord médial de la main
  • Plus rarement, possibilité de douleurs ascendantes au niveau de l’avant-bras
  • Recrudescence nocturne ou favorisée par des postures/mouvements en flexion du coude
  • Le plus souvent, absence de déficits neurologiques
  • Dans les formes évoluées :
    • Hypoesthésie de même territoire
    • Faiblesse musculaire de l’adducteur du pouce, avec le « signe de Froment » ; et/ou des interosseux, avec le « signe du croisement » (impossibilité de positionner le médius par-dessus l’index)  
    • Amyotrophie de l’éminence hypothénar, donnant un aspect en « main de singe »
    • Au stade ultime, paralysie du fléchisseur commun profond des 4ème et 5ème doigts, donnant l’aspect de « griffe ulnaire » (i.e. extension de P1 et flexion de P2+P3)
  • Examen physique : signe de Tinel reproduisant les acroparesthésies lors de la percussion de la gouttière épitrochléo-olécranienne



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Syndrome du canal carpien (= compression du nerf médian par le ligament annulaire antérieur du carpe, lors de son trajet dans le canal carpien) :

  • Le plus fréquent des syndromes canalaires
  • Terrain :
    • Sex ratio = 3 femmes / 1 homme
    • Âge moyen = 50 ans
    • Microtraumatismes favorisants dans certaines professions, e.g. mouvements répétitifs de flexion/extension/rotation du poignet dans les entreprises de conditionnement/emballage ; vibrations intenses (marteau-piqueur) en bâtiments et travaux publics (BTP) ; appui statique prolongé sur les poignets (chauffeurs de taxi/routiers, secrétaires)
  • Atteinte bilatérale dans 1/3 des cas
  • Acroparesthésies dans le territoire sensitif du nerf médian, i.e. 3 premiers doigts, bord latéral du 4ème doigt et face palmaire de la main
  • Recrudescence nocturne, ou favorisée par des postures/mouvements en extension du poignet ; soulagement classique en secouant la main
  • Le plus souvent, absence de déficit neurologique
  • Dans les formes évoluées :
    • Hypoesthésie gênant la préhension fine, évaluée par le test de Weber (discrimination spatiale de 2 points séparés de 5 mm) ou des mono-filaments de Semmes–Weinstein
    • Faiblesse musculaire de l’opposant et du court abducteur du pouce
    • Amyotrophie de l’éminence thénar
  • Examen physique : 2 manœuvres facilitatrices peuvent déclencher l’apparition des acroparesthésies, en faveur du diagnostic
    • Signe de Tinel = percussion (à l’aide d’un marteau à réflexes) de la face palmaire du poignet en extension (en regard du canal carpien)
    • Signe de Phalen = flexion forcée et maintenue des poignets, bras et avant-bras à l’horizontal

Atteinte du nerf ulnaire au coude (= compression du nerf ulnaire lors de son trajet dans la gouttière épitrochléo-olécranienne) :

  • 2ème syndrome canalaire en fréquence, après le syndrome du canal carpien
  • Terrain :
    • Sex ratio équilibré
    • Âge moyen = 50 ans
    • Microtraumatismes favorisants dans certaines professions, e.g. mouvements répétitifs ou forcés de flexion du coude ; appui statique prolongé sur la face postérieure du coude  
  • Acroparesthésies dans le territoire sensitif du nerf ulnaire, i.e. bord médial du 4ème doigt, 5ème doigt et bord médial de la main
  • Plus rarement, possibilité de douleurs ascendantes au niveau de l’avant-bras
  • Recrudescence nocturne ou favorisée par des postures/mouvements en flexion du coude
  • Le plus souvent, absence de déficits neurologiques
  • Dans les formes évoluées :
    • Hypoesthésie de même territoire
    • Faiblesse musculaire de l’adducteur du pouce, avec le « signe de Froment » ; et/ou des interosseux, avec le « signe du croisement » (impossibilité de positionner le médius par-dessus l’index)  
    • Amyotrophie de l’éminence hypothénar, donnant un aspect en « main de singe »
    • Au stade ultime, paralysie du fléchisseur commun profond des 4ème et 5ème doigts, donnant l’aspect de « griffe ulnaire » (i.e. extension de P1 et flexion de P2+P3)
  • Examen physique : signe de Tinel reproduisant les acroparesthésies lors de la percussion de la gouttière épitrochléo-olécranienne


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