Connaître les modalités du diagnostic d'une incontinence urinaire d'effort (IUE) et d'une incontinence urinaire sur urgenturies (IUU), leur quantification et leur retentissement OIC-125-04-B
| Objectif de connaissance
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| Identifiant
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OIC-125-04-B
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| Item parent
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Troubles de la miction et incontinence urinaire de l'adulte et du sujet âgé
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| Rang
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B
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| Intitulé
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Connaître les modalités du diagnostic d'une incontinence urinaire d'effort (IUE) et d'une incontinence urinaire sur urgenturies (IUU), leur quantification et leur retentissement
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| Description
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Interrogatoire /le stress test et le test de remplissage vesical/ questionnaire de Sandvick USP pad test / principe des questionnaire de QDV
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| Rubrique
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Diagnostic positif
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| Contributeurs
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B. Peyronnet
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| Ordre
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4
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- Le diagnostic d’incontinence urinaire est purement clinique, ne nécessitant aucun examen complémentaire en première intention
- L’incontinence urinaire est définie à partir des explications fournies par le patient soit spontanément soit sollicitées à partir des questions qui lui sont posées par un professionnel de santé. L’interrogatoire a donc un rôle central dans le diagnostic
- L’interrogatoire recherchera les facteurs de risque (antécédents obstétricaux, chirurgie prostatique 127, 310, chirurgie pelvienne, pathologie neurologique, obésité 253, ménopause 124, diabète 247 …), des éléments orientant sur le mécanisme sous-jacent (circonstances de survenue, symptômes du bas appareil urinaire associés, etc…), aidera à quantifier l’incontinence (nombre de protections/j, fréquence des épisodes d’incontinence), recueillera les traitements antérieurs de l’incontinence médicaux et chirurgicaux, évaluera l’impact sur la qualité de vie et recherchera des troubles pelvi périnéaux associés (sexuels 58 ou anorectaux) pouvant témoigner d’une atteinte de l’innervation végétative commune et qui impacteront le traitement
- L’interrogatoire recherche les circonstances de survenue de l’incontinence: effort, orthostatisme (insuffisance sphinctérienne), permanente, précédée d’un besoin mictionnel (hyperactivité)
- Les auto-questionnaires ont un intérêt majeur pour l’incontinence urinaire et les SBAU en permettant une évaluation multidimensionnelle des symptômes (ex questionnaires USP ou IPSS), une évaluation de l’impact sur la qualité de vie (ex : I-Qol, question 5 ICIQ-SF, question 8 IPSS) et la satisfaction du patient (ex : PGII, Patient Global Impression of Improvement)
- Le catalogue mictionnel permet de compléter l’interrogatoire avec des données objectives. Il consiste à effectuer un recueil systématique de l’heure et du volume des mictions (+/-épisodes de fuite, caractère urgent des mictions, changement des garnitures, volumes de liquides ingérés). Il est réalisé par le patient lui-même à son domicile sur une durée de 2 à 3 jours, pas nécessairement consécutifs. Le volume d’urine recueilli sur 24h ou la nuit permet d’éliminer une polyurie.
- Le pad test peut être utile chez certains patients pour quantifier objectivement l’importance de l’incontinence. Il consiste à peser les protections sèches et à chaque changement pour estimer le poids des fuites sur un temps donné (généralement 24 heures).
- L’examen physique est aussi particulièrement important pour le diagnostic et l’évaluation d’une incontinence urinaire.
- L’inspection recherchera une atrophie vulvo-vaginale 124 chez la femme qui témoigne d’une déprivation hormonale et peut être un facteur causal d’incontinence à l’effort et/ou par urgenturie (figure 3).
Elle permet également de rechercher un prolapsus génito-urinaire associé 44 (figure 4)
Figure 3 : atrophie vulvo-vaginale avec sténose du méat urétral
Figure 3 : atrophie vulvo-vaginale avec sténose du méat urétral
Figure 4 : Cystocèle (prolapsus vésical) 44
Figure 4 : Cystocèle (prolapsus vésical) 44
- Le test à la toux permettra d’objectiver une incontinence urinaire d’effort. Il doit impérativement être réalisé à vessie pleine (entre 200 et 400ml). La constatation de pertes d’urines à l’effort de toux signe le diagnostic d’incontinence urinaire d’effort
- Le test à la toux permet chez la femme d’estimer les parts respectives d’insuffisance sphinctérienne et d’hypermobilité urétrale en cas d’incontinence d’effort. L’absence de mobilité urétrale est en faveur d’une insuffisance sphinctérienne, tandis qu’une verticalisation de la face antérieure du vagin en regard de la jonction cervico-urétérale lors des efforts de toux et un mouvement descendant du méat urétral vers la cavité vaginale signe une hypermobilité urétrale. La réalisation d’une manœuvre de soutènement urétral corrige alors les fuites à la toux.
- Chez l’homme le toucher rectal est primordial pour évaluer le volume et la consistance de la prostate, celle-ci pouvant être cause d’obstacle sous vésical et d’incontinence par rétention chronique d’urine.
- L’inspection du méat urétral permet d’identifier une éventuelle sténose du méat.
- La débitmétrie et la mesure du résidu post-mictionnel, qui peuvent être réalisées en consultation, permettent d’identifier un trouble de la vidange vésicale et des arguments pour un éventuel obstacle sous vésical.
- Dans certains cas sélectionnés, il conviendra d’effectuer un examen neuro-périnéal plus poussé pour éliminer une cause neurologique de l’incontinence. Il consiste essentiellement à rechercher un déficit sensitif et/ou moteur dans les territoires des nerfs sacrés S2 à S4 qui sont les principaux responsables du contrôle neural vésico-sphinctérien.