L'analyse des symptômes et l'examen clinique permettent d'établir un diagnostic syndromique et topographique :
Le mode d'installation du déficit est un élément majeur d'orientation diagnostique, il peut être :
• brutal (secondes ou minutes) :
– en cas de déficit brutal d'emblée maximal, le mécanisme est avant tout vasculaire ;
– un déficit installé sur quelques dizaines secondes peu évoquer un mécanisme épileptique (« marche épileptique »), sur quelques dizaines minutes un mécanisme migraineux (« marche migraineuse »), mais un mécanisme vasculaire est également possible pour ces modes d'installation ;
• aigu/subaigu (quelques heures ou quelques jours) : cela oriente vers un mécanisme inflammatoire, infectieux, toxique ; certaines affections cérébrovasculaires peuvent avoir également ce mode d'installation ;
• rapidement progressif (quelques semaines) : processus expansif rapide (tumoral malin, abcès, hématome sous-dural), infectieux, métabolique.
Il faut distinguer plusieurs profils évolutifs :
• un déficit neurologique transitoire : il n'est pas constaté par le médecin, l'examen clinique est normal, l'anamnèse doit donc être particulièrement minutieuse (patient, témoins) ; ces déficits sont liés à une atteinte centrale dans la très grande majorité des situations ;
• un déficit neurologique persistant : l'examen clinique permet alors de poser le diagnostic syndromique ;
• un profil évolutif d'amélioration spontanée : il peut être constaté en cas de mécanisme vasculaire ou inflammatoire (poussée de sclérose en plaques) ;
• un déficit en « tache d'huile » : en cas d'évolution vers une aggravation, on évoquera un processus expansif.
Il faut aussi prendre en compte le terrain, le contexte et les signes associés
Plus le patient est âgé, plus les causes vasculaires sont fréquentes. La sclérose en plaques débute le plus souvent chez le sujet jeune. Il faut néanmoins être prudent sur cet élément d'orientation, les sujets jeunes sont aussi susceptibles de présenter un AVC. Antécédents : facteurs de risque vasculaires, immunodépression, séjour à l'étranger, toxiques : alcool, drogues, traitements suivis.
Contexte, signes associés : fièvre, constantes vitales, autres signes généraux, traumatisme, signes externes de contusion crânienne, autres signes neurologiques associés au déficit : céphalées (Céphalées), syndrome d'hypertension intracrânienne (HTIC), syndrome méningé, douleurs neurogènes, myalgies, facteurs déclenchants, prise de toxiques. Atteinte systémique associée : atteinte cardiaque, cutanée (purpura)…
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L'analyse des symptômes et l'examen clinique permettent d'établir un diagnostic syndromique et topographique :
Le mode d'installation du déficit est un élément majeur d'orientation diagnostique, il peut être :
• brutal (secondes ou minutes) :
– en cas de déficit brutal d'emblée maximal, le mécanisme est avant tout vasculaire ;
– un déficit installé sur quelques dizaines secondes peu évoquer un mécanisme épileptique (« marche épileptique »), sur quelques dizaines minutes un mécanisme migraineux (« marche migraineuse »), mais un mécanisme vasculaire est également possible pour ces modes d'installation ;
• aigu/subaigu (quelques heures ou quelques jours) : cela oriente vers un mécanisme inflammatoire, infectieux, toxique ; certaines affections cérébrovasculaires peuvent avoir également ce mode d'installation ;
• rapidement progressif (quelques semaines) : processus expansif rapide (tumoral malin, abcès, hématome sous-dural), infectieux, métabolique.
Il faut distinguer plusieurs profils évolutifs :
• un déficit neurologique transitoire : il n'est pas constaté par le médecin, l'examen clinique est normal, l'anamnèse doit donc être particulièrement minutieuse (patient, témoins) ; ces déficits sont liés à une atteinte centrale dans la très grande majorité des situations ;
• un déficit neurologique persistant : l'examen clinique permet alors de poser le diagnostic syndromique ;
• un profil évolutif d'amélioration spontanée : il peut être constaté en cas de mécanisme vasculaire ou inflammatoire (poussée de sclérose en plaques) ;
• un déficit en « tache d'huile » : en cas d'évolution vers une aggravation, on évoquera un processus expansif.
Il faut aussi prendre en compte le terrain, le contexte et les signes associés
Plus le patient est âgé, plus les causes vasculaires sont fréquentes. La sclérose en plaques débute le plus souvent chez le sujet jeune. Il faut néanmoins être prudent sur cet élément d'orientation, les sujets jeunes sont aussi susceptibles de présenter un AVC. Antécédents : facteurs de risque vasculaires, immunodépression, séjour à l'étranger, toxiques : alcool, drogues, traitements suivis.
Contexte, signes associés : fièvre, constantes vitales, autres signes généraux, traumatisme, signes externes de contusion crânienne, autres signes neurologiques associés au déficit : céphalées (Céphalées), syndrome d'hypertension intracrânienne (HTIC), syndrome méningé, douleurs neurogènes, myalgies, facteurs déclenchants, prise de toxiques. Atteinte systémique associée : atteinte cardiaque, cutanée (purpura)…