Luxation antérieure aiguë de l’articulation gléno-humérale (11% des traumatismes de l’épaule) :
Il s’agit d’une perte de contact entre la tête humérale et la glène scapulaire. La tête humérale passe alors en avant.
Le mécanisme est le plus souvent indirect par chute sur la main ou sur le coude membre en rétropulsion rotation externe. Plus rarement, il peut s’agir d’un traumatisme direct (chute sur le moignon de l’épaule avec impact postéro-externe).
Le tableau clinique est marqué par un patient très algique avec une attitude de traumatisé du membre supérieur. Le membre est en légère abduction rotation externe.
L’inspection retrouve les signes suivants :
- coup de hache externe (c)
- signe de l’épaulette (a) et vide sous acromial (b)
- saillie de la tête humérale (d)
- élargissement antéro-postérieur de l’épaule de profil
Le signe de BERGER correspond à une irréductibilité de l’abduction rotation externe.
Le diagnostic positif nécessite un bilan radiographique (cf : Connaitre l'indication des examens d'imagerie devant une luxation antéro-inférieure d’épaule).
Les complications précoces à rechercher sont nerveuses et vasculaires :
- Neurologique surtout après 40 ans : atteinte du nerf axillaire (analyse comparative de la sensibilité du moignon de l’épaule avec un testing avant et après réduction). Mais il faut également rechercher une atteinte du nerf radial voire du plexus (plexus complet).
- Vasculaire : abolition des pouls périphériques (évaluation avant et après réduction).
Il existe également un risque d’évolution vers une épaule instable.
Luxation postérieure aiguë de l’articulation gléno-humérale (1 à 4% des luxations de l’épaule) :
Il s’agit d’une luxation rare. La tête humérale passe en arrière de la glène. Elle peut être retrouvée à la suite d’une crise comitiale, d’une électrocution, d’une crise de délirium. Il faudra, alors, rechercher une luxation bilatérale. Elle peut également être observée à la suite d’un traumatisme violent.
Le patient se présente sous la forme du traumatisé du membre supérieur. Le membre est en adduction rotation interne.
La rotation externe active et passive est impossible+++.
Le diagnostic positif repose sur un bilan radiographique.
Le cliché de face met en évidence un aspect de superposition de la tête humérale sur la cavité glénoïde (image dite en coucher de soleil) + profil de LAMY, incidence de GARTH.
Le bilan radiographique permettra de mettre en évidence une encoche céphalique antérieure de Mac LAUGHLIN, un trait sagittal épiphyso-métaphysaire (fracture issue de l’encoche), une fracture du bord postérieur de la glène.
Un bilan scanographique permet de préciser les lésions osseuses avant et après réduction.
La principale complication de cette pathologie est liée au défaut de diagnostic de cette luxation aboutissant à une luxation postérieure invétérée.
Les subluxations récidivantes sont beaucoup plus rares que pour les luxations antérieures.
Disjonction acromio-claviculaire :
Il s’agit d’une lésion fréquente secondaire à un traumatisme direct (chute sur le moignon de l’épaule). Le déplacement claviculaire se fait vers le haut et vers l’arrière.
Le patient se présente avec l’attitude du traumatisé du membre supérieur.
L’examen clinique peut retrouver :
- une tuméfaction ou une surélévation de l’extrémité distale de la clavicule.
- une douleur élective à la palpation de l’extrémité distale de la clavicule.
- une mobilité verticale en touche de piano.
- une mobilité antéro-postérieure.
Le diagnostic positif se fait à l’aide d’un bilan radiographique :
- Face centrée sur l’articulation acromio-claviculaire (a)
- Profil de Lamy (b)
- Profil axillaire qui retrouve le déplacement postérieur de la clavicule (c)
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Luxation antérieure aiguë de l’articulation gléno-humérale (11% des traumatismes de l’épaule) :
Il s’agit d’une perte de contact entre la tête humérale et la glène scapulaire. La tête humérale passe alors en avant.
Le mécanisme est le plus souvent indirect par chute sur la main ou sur le coude membre en rétropulsion rotation externe. Plus rarement, il peut s’agir d’un traumatisme direct (chute sur le moignon de l’épaule avec impact postéro-externe).
Le tableau clinique est marqué par un patient très algique avec une attitude de traumatisé du membre supérieur. Le membre est en légère abduction rotation externe.
L’inspection retrouve les signes suivants :
- coup de hache externe (c)
- signe de l’épaulette (a) et vide sous acromial (b)
- saillie de la tête humérale (d)
- élargissement antéro-postérieur de l’épaule de profil
Le signe de BERGER correspond à une irréductibilité de l’abduction rotation externe.
Le diagnostic positif nécessite un bilan radiographique (cf : Connaitre l'indication des examens d'imagerie devant une luxation antéro-inférieure d’épaule).
Les complications précoces à rechercher sont nerveuses et vasculaires :
- Neurologique surtout après 40 ans : atteinte du nerf axillaire (analyse comparative de la sensibilité du moignon de l’épaule avec un testing avant et après réduction). Mais il faut également rechercher une atteinte du nerf radial voire du plexus (plexus complet).
- Vasculaire : abolition des pouls périphériques (évaluation avant et après réduction).
Il existe également un risque d’évolution vers une épaule instable.
Luxation postérieure aiguë de l’articulation gléno-humérale (1 à 4% des luxations de l’épaule) :
Il s’agit d’une luxation rare. La tête humérale passe en arrière de la glène. Elle peut être retrouvée à la suite d’une crise comitiale, d’une électrocution, d’une crise de délirium. Il faudra, alors, rechercher une luxation bilatérale. Elle peut également être observée à la suite d’un traumatisme violent.
Le patient se présente sous la forme du traumatisé du membre supérieur. Le membre est en adduction rotation interne.
La rotation externe active et passive est impossible+++.
Le diagnostic positif repose sur un bilan radiographique.
Le cliché de face met en évidence un aspect de superposition de la tête humérale sur la cavité glénoïde (image dite en coucher de soleil) + profil de LAMY, incidence de GARTH.
Le bilan radiographique permettra de mettre en évidence une encoche céphalique antérieure de Mac LAUGHLIN, un trait sagittal épiphyso-métaphysaire (fracture issue de l’encoche), une fracture du bord postérieur de la glène.
Un bilan scanographique permet de préciser les lésions osseuses avant et après réduction.
La principale complication de cette pathologie est liée au défaut de diagnostic de cette luxation aboutissant à une luxation postérieure invétérée.
Les subluxations récidivantes sont beaucoup plus rares que pour les luxations antérieures.
Disjonction acromio-claviculaire :
Il s’agit d’une lésion fréquente secondaire à un traumatisme direct (chute sur le moignon de l’épaule). Le déplacement claviculaire se fait vers le haut et vers l’arrière.
Le patient se présente avec l’attitude du traumatisé du membre supérieur.
L’examen clinique peut retrouver :
- une tuméfaction ou une surélévation de l’extrémité distale de la clavicule.
- une douleur élective à la palpation de l’extrémité distale de la clavicule.
- une mobilité verticale en touche de piano.
- une mobilité antéro-postérieure.
Le diagnostic positif se fait à l’aide d’un bilan radiographique :
- Face centrée sur l’articulation acromio-claviculaire (a)
- Profil de Lamy (b)
- Profil axillaire qui retrouve le déplacement postérieur de la clavicule (c)