Les manifestations cliniques dépendent du type de MICI, de la localisation, de l’intensité et de l’ancienneté des lésions. L’existence de symptômes nocturnes (douleur et diarrhée) réveillant le patient doit faire évoquer une maladie organique, notamment une MICI. L’évolution se fait souvent par poussées de quelques semaines entrecoupées de périodes de rémission.
Maladie de Crohn
Les 3 manifestations les plus fréquentes sont la diarrhée, les douleurs abdominales et l’amaigrissement. Il peut exister de la fièvre. Du fait de la localisation iléale ou iléocolique droite préférentielle, les douleurs sont souvent localisées dans la fosse iliaque droite et il peut s’associer un syndrome de Koenig en cas de sténose du grêle.
Une masse peut être palpée dans la fosse iliaque droite, liée soit à un abcès (douleurs, fièvre), soit à l’atteinte iléocaecale avec épaississement de la paroi et des mésos. Dans ce cas, la masse est parfois indolore.
L’association à une atteinte anopérinéale (⅓ des patients) est très évocatrice du diagnostic de MC. Chez l’enfant il peut exister un retard staturo pondéral.
Les rectorragies sont parfois observées.
Il peut aussi exister des manifestations extra-intestinales isolées ou associées aux signes digestifs (psoriasis, arthrite/ arthralgies, aphtose buccale, uvéite, érythème noueux). Enfin, la MC peut être révélée par une complication inaugurale.
RCH
Le principal signe de la RCH est la rectorragie qui est constante.
La rectite s’exprime par des rectorragies parfois isolées, souvent associées à un syndrome rectal, parfois majeur en cas d’atteinte sévère (évacuations glairo-sanglantes nombreuses, afécales, ténesme, épreintes).
Quand il existe une atteinte colique, les symptômes sont des douleurs abdominales de type colique, de la diarrhée sanglante ou glairo-sanglante (syndrome dysentérique) et parfois un amaigrissement. En cas de forme sévère, il peut exister une fièvre, un syndrome inflammatoire et une anémie. Comme dans la MC, il peut exister des manifestations extra-intestinales et la maladie peut être révélée par une complication.
Principales manifestations extra-intestinales des MICI
On distingue les atteintes associées aux MICI en poussée de celles qui en sont indépendantes.
Associées aux MICI en poussée :
Dissociées de l’activité de la MICI :
Le diagnostic repose sur un faisceau d’arguments cliniques, biologiques, endoscopiques, anatomopathologiques et radiologiques.
En cas de suspicion de MICI, l’existence d’une atteinte anopérinéale (cf supra), du grêle ou du tube digestif haut, de lésions hétérogènes avec des intervalles de muqueuse saine ou de granulomes sur les biopsies, est très évocateur de MC. L’absence d’atteinte rectale élimine une RCH. L’arrêt du tabagisme quelques semaines ou mois avant la première poussée de MICI est en faveur d’une RCH.
Diagnostic différentiel
En dehors du diagnostic différentiel entre MC et RCH (tableau 1), les autres diagnostics à évoquer sont :
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Les manifestations cliniques dépendent du type de MICI, de la localisation, de l’intensité et de l’ancienneté des lésions. L’existence de symptômes nocturnes (douleur et diarrhée) réveillant le patient doit faire évoquer une maladie organique, notamment une MICI. L’évolution se fait souvent par poussées de quelques semaines entrecoupées de périodes de rémission.
Maladie de Crohn
Les 3 manifestations les plus fréquentes sont la diarrhée, les douleurs abdominales et l’amaigrissement. Il peut exister de la fièvre. Du fait de la localisation iléale ou iléocolique droite préférentielle, les douleurs sont souvent localisées dans la fosse iliaque droite et il peut s’associer un syndrome de Koenig en cas de sténose du grêle.
Une masse peut être palpée dans la fosse iliaque droite, liée soit à un abcès (douleurs, fièvre), soit à l’atteinte iléocaecale avec épaississement de la paroi et des mésos. Dans ce cas, la masse est parfois indolore.
L’association à une atteinte anopérinéale (⅓ des patients) est très évocatrice du diagnostic de MC. Chez l’enfant il peut exister un retard staturo pondéral.
Les rectorragies sont parfois observées.
Il peut aussi exister des manifestations extra-intestinales isolées ou associées aux signes digestifs (psoriasis, arthrite/ arthralgies, aphtose buccale, uvéite, érythème noueux). Enfin, la MC peut être révélée par une complication inaugurale.
RCH
Le principal signe de la RCH est la rectorragie qui est constante.
La rectite s’exprime par des rectorragies parfois isolées, souvent associées à un syndrome rectal, parfois majeur en cas d’atteinte sévère (évacuations glairo-sanglantes nombreuses, afécales, ténesme, épreintes).
Quand il existe une atteinte colique, les symptômes sont des douleurs abdominales de type colique, de la diarrhée sanglante ou glairo-sanglante (syndrome dysentérique) et parfois un amaigrissement. En cas de forme sévère, il peut exister une fièvre, un syndrome inflammatoire et une anémie. Comme dans la MC, il peut exister des manifestations extra-intestinales et la maladie peut être révélée par une complication.
Principales manifestations extra-intestinales des MICI
On distingue les atteintes associées aux MICI en poussée de celles qui en sont indépendantes.
Associées aux MICI en poussée :
Dissociées de l’activité de la MICI :
Le diagnostic repose sur un faisceau d’arguments cliniques, biologiques, endoscopiques, anatomopathologiques et radiologiques.
En cas de suspicion de MICI, l’existence d’une atteinte anopérinéale (cf supra), du grêle ou du tube digestif haut, de lésions hétérogènes avec des intervalles de muqueuse saine ou de granulomes sur les biopsies, est très évocateur de MC. L’absence d’atteinte rectale élimine une RCH. L’arrêt du tabagisme quelques semaines ou mois avant la première poussée de MICI est en faveur d’une RCH.
Diagnostic différentiel
En dehors du diagnostic différentiel entre MC et RCH (tableau 1), les autres diagnostics à évoquer sont :