En dehors du contexte de certaines complications aiguës, les explorations complémentaires comprennent en 1ère intention l’iléocoloscopie avec des biopsies en muqueuse saine et pathologique, l’imagerie et la biologie.
Endoscopie
Les endoscopies digestives et les biopsies digestives sont centrales dans le diagnostic (tableau 1).
Imagerie
L’indication du scanner abdominopelvien est limitée aux suspicions de complications : perforation, abcès, occlusion.
Dans la MC, l’entéro-IRM apprécie l’extension des lésions de l’intestin grêle. En cas de lésions inflammatoires, elle peut montrer un épaississement de la paroi, une prise de contraste de la muqueuse et un aspect « en peigne » des vaisseaux des mésos. Elle peut montrer des complications : abcès, fistules, sténoses. Il existe souvent des adénopathies réactionnelles.
L’atteinte anopérinéale est précisée par IRM pelvienne en cas de lésion clinique.
Biologie
La calprotectine fécale est le marqueur le plus sensible de l’inflammation intestinale (quelle qu’en soit la cause) (non encore prise en charge par l’assurance maladie en 2021). Ce marqueur permet d’éliminer une MICI active si le taux est bas, et de faire le diagnostic différentiel avec le syndrome de l’intestin irritable. Il est également indispensable pour surveiller l’évolution sous traitement.
La C-réactive protéine (CRP) s’élève de façon variable dans les poussées de MICI. Une poussée inflammatoire peut s’accompagner d’une hyperleucocytose à PNN et d’une thrombocytose.
L’anémie est fréquente et multifactorielle : ferriprive, inflammatoire, par carence en vitamine B12 en cas d’iléite ou de résection iléale, ou en folates en cas d’atteinte du grêle proximal.
L’hypoalbuminémie peut refléter une entéropathie exsudative liée aux ulcérations digestives, une inflammation ou une dénutrition. En cas d’atteinte du grêle, on peut observer des signes biologiques de malabsorption.
Une surinfection bactérienne, notamment à Clostridioides, de la MICI est à systématiquement rechercher au diagnostic et lors des poussées coliques.
Sur le plan anatomopathologique, il existe des lésions inflammatoires communes aux 2 MICI (réaction inflammatoire sur pièce opératoire/biopsie) (interprétation d’un compte rendu anatomopathologique) :
- ulcérations, raréfaction des glandes, infiltrat lymphoplasmocytaire
Les lésions anatomopathologiques évocatrices de maladie de Crohn sont:
- Les granulomes épithélioïdes (et parfois gigantocellulaires mais sans nécrose caséeuse): spécifiques de la MC (détectés dans 30% des cas), ils ne sont pas observés dans la RCH.
- L’infiltrat inflammatoire transmural dans la MC (il est superficiel dans la RCH).
L’inflammation chronique favorise le développement d’une fibrose intestinale qui peut évoluer vers une sténose. Cela est le plus souvent observé au niveau du grêle dans la MC.
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En dehors du contexte de certaines complications aiguës, les explorations complémentaires comprennent en 1ère intention l’iléocoloscopie avec des biopsies en muqueuse saine et pathologique, l’imagerie et la biologie.
Endoscopie
Les endoscopies digestives et les biopsies digestives sont centrales dans le diagnostic (tableau 1).
Imagerie
L’indication du scanner abdominopelvien est limitée aux suspicions de complications : perforation, abcès, occlusion.
Dans la MC, l’entéro-IRM apprécie l’extension des lésions de l’intestin grêle. En cas de lésions inflammatoires, elle peut montrer un épaississement de la paroi, une prise de contraste de la muqueuse et un aspect « en peigne » des vaisseaux des mésos. Elle peut montrer des complications : abcès, fistules, sténoses. Il existe souvent des adénopathies réactionnelles.
L’atteinte anopérinéale est précisée par IRM pelvienne en cas de lésion clinique.
Biologie
La calprotectine fécale est le marqueur le plus sensible de l’inflammation intestinale (quelle qu’en soit la cause) (non encore prise en charge par l’assurance maladie en 2021). Ce marqueur permet d’éliminer une MICI active si le taux est bas, et de faire le diagnostic différentiel avec le syndrome de l’intestin irritable. Il est également indispensable pour surveiller l’évolution sous traitement.
La C-réactive protéine (CRP) s’élève de façon variable dans les poussées de MICI. Une poussée inflammatoire peut s’accompagner d’une hyperleucocytose à PNN et d’une thrombocytose.
L’anémie est fréquente et multifactorielle : ferriprive, inflammatoire, par carence en vitamine B12 en cas d’iléite ou de résection iléale, ou en folates en cas d’atteinte du grêle proximal.
L’hypoalbuminémie peut refléter une entéropathie exsudative liée aux ulcérations digestives, une inflammation ou une dénutrition. En cas d’atteinte du grêle, on peut observer des signes biologiques de malabsorption.
Une surinfection bactérienne, notamment à Clostridioides, de la MICI est à systématiquement rechercher au diagnostic et lors des poussées coliques.
Sur le plan anatomopathologique, il existe des lésions inflammatoires communes aux 2 MICI (réaction inflammatoire sur pièce opératoire/biopsie) (interprétation d’un compte rendu anatomopathologique) :
- ulcérations, raréfaction des glandes, infiltrat lymphoplasmocytaire
Les lésions anatomopathologiques évocatrices de maladie de Crohn sont:
- Les granulomes épithélioïdes (et parfois gigantocellulaires mais sans nécrose caséeuse): spécifiques de la MC (détectés dans 30% des cas), ils ne sont pas observés dans la RCH.
- L’infiltrat inflammatoire transmural dans la MC (il est superficiel dans la RCH).
L’inflammation chronique favorise le développement d’une fibrose intestinale qui peut évoluer vers une sténose. Cela est le plus souvent observé au niveau du grêle dans la MC.