En France, les cancers primitifs du foie se développent dans la majorité des cas (90 %) sur une maladie chronique du foie. Les causes les plus fréquentes sont le virus de l'hépatite B, le virus de l'hépatite C, la consommation excessive d’alcool et le syndrome métabolique. La maladie chronique du foie sous-jacente au cancer est le plus souvent au stade de cirrhose ou de fibrose avancée mais le CHC peut survenir en l’absence de fibrose avancée en cas d’hépatite B chronique ou de syndrome métabolique. Les facteurs de risque de CHC chez les patients atteints de cirrhose sont le sexe masculin, l’âge avancé, la durée de l’évolution de la cirrhose, le contrôle de la maladie, le virus de l’hépatite B, l’association de plusieurs causes d’hépatopathie chronique (alcool, virus hépatite C, syndrome métabolique …). Le risque est plus élevé en cas d’infection chronique par le virus de l’hépatite B du fait de son action carcinogène directe liée à l’intégration du virus dans le génome des hépatocytes.
Chez les patients atteints d’une cirrhose, l’incidence annuelle du CHC est d’environ 2 à 5 %. Le risque élevé de CHC associé à la cirrhose, la possibilité d’un traitement curatif lorsqu’il est appliqué à un stade peu avancé du CHC, le pronostic sombre en cas de CHC évolué et la possibilité d’une détection d’un CHC à un stade précoce par des échographies répétées justifient une stratégie de dépistage semestriel par une échographie hépatique et dosage sérique d'AFP chez les patients atteints de cirrhose à adapter aux terrains (âge, comorbidités).
En cas de contrôle de la cause d’hépatopathie chronique, le risque de CHC diminue mais persiste. Cela justifie la poursuite d’un dépistage (ex.: patients cirrhotiques guéris d’une infection par le virus de l’hépatite C).
Un dépistage semestriel du CHC est également indiqué chez les patients infectés par le virus de l'hépatite B sans cirrhose constituée, systématiquement en cas d'antécédent familial de 1er degré de CHC et conditionnellement à l'âge et au sexe dans les autres cas.
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En France, les cancers primitifs du foie se développent dans la majorité des cas (90 %) sur une maladie chronique du foie. Les causes les plus fréquentes sont le virus de l'hépatite B, le virus de l'hépatite C, la consommation excessive d’alcool et le syndrome métabolique. La maladie chronique du foie sous-jacente au cancer est le plus souvent au stade de cirrhose ou de fibrose avancée mais le CHC peut survenir en l’absence de fibrose avancée en cas d’hépatite B chronique ou de syndrome métabolique. Les facteurs de risque de CHC chez les patients atteints de cirrhose sont le sexe masculin, l’âge avancé, la durée de l’évolution de la cirrhose, le contrôle de la maladie, le virus de l’hépatite B, l’association de plusieurs causes d’hépatopathie chronique (alcool, virus hépatite C, syndrome métabolique …). Le risque est plus élevé en cas d’infection chronique par le virus de l’hépatite B du fait de son action carcinogène directe liée à l’intégration du virus dans le génome des hépatocytes.
Chez les patients atteints d’une cirrhose, l’incidence annuelle du CHC est d’environ 2 à 5 %. Le risque élevé de CHC associé à la cirrhose, la possibilité d’un traitement curatif lorsqu’il est appliqué à un stade peu avancé du CHC, le pronostic sombre en cas de CHC évolué et la possibilité d’une détection d’un CHC à un stade précoce par des échographies répétées justifient une stratégie de dépistage semestriel par une échographie hépatique et dosage sérique d'AFP chez les patients atteints de cirrhose à adapter aux terrains (âge, comorbidités).
En cas de contrôle de la cause d’hépatopathie chronique, le risque de CHC diminue mais persiste. Cela justifie la poursuite d’un dépistage (ex.: patients cirrhotiques guéris d’une infection par le virus de l’hépatite C).
Un dépistage semestriel du CHC est également indiqué chez les patients infectés par le virus de l'hépatite B sans cirrhose constituée, systématiquement en cas d'antécédent familial de 1er degré de CHC et conditionnellement à l'âge et au sexe dans les autres cas.