L'imagerie hépatique en coupe (scanner et IRM) sans et avec injection de produit de contraste avec des acquisitions multiphasiques (analyse aux temps sans injection, artériel, portal et tardif), est performante pour le diagnostic des tumeurs hépatiques sur la base de leurs caractéristiques morphologiques, vasculaires et biliaires (tableau 1). La biopsie est désormais rarement nécessaire pour distinguer les lésions bénignes des lésions malignes. Par contre, pour définir le traitement et le pronostic d’une tumeur hépatique le recours à la biopsie de la tumeur est parfois nécessaire même si le diagnostic clinico-biologico-radiologique est quasi certain (figure 1).
Tableau 1 : Caractéristiques anatomo-radiologiques des principales tumeurs hépatiques.
| Lésion | Caractéristiques anatomiques | Imagerie diagnostique (la ou les plus performantes) | Sémiologie radiologique |
| Hémangiome | Prolifération de vaisseaux capillaires anormaux dilatés avec une vascularisation artérielle | Echographie hépatique.
En cas de doute, IRM hépatique sans et avec injection de produit de contraste et multiphasique |
Hypo-intense en T1 et hyper-intense en T2, prise de contraste nodulaire périphérique et centripète |
| CHC | Vascularisation principalement par le réseau artériel hépatique (contrairement au foie normal, qui est principalement vascularisé par le réseau de la veine porte) | Scanner ou IRM hépatique sans et avec injection de produit de contraste et multiphasique | Prise du contraste en phase artérielle, puis lavage en phase veineuse ou tardive, capsule périphérique |
| Cholangio-carcinome | Vascularisation par le réseau artériel hépatique et par le réseau de la veine porte associée à une importante fibrose dite réaction desmoplastique | Scanner ou IRM hépatique sans et avec injection de produit de contraste et multiphasique | Prise progressive du contraste des phases artérielle aux phases veineuse et tardive |
| Hyperplasie nodulaire focale | Cicatrice centrale (contrairement à l'adénome) comprenant des tissus adipeux et fibreux | IRM hépatique sans et avec injection de produit de contraste et multiphasique | Prise de contraste homogène en phase artérielle, signal iso-intense en T1 et T2, cicatrice centrale visible en T2 présentant un rehaussement en phase tardive |
| Adénome | Vascularisation principalement par le réseau artériel hépatique, disparition des voies biliaires au sein de la lésion | IRM hépatique sans et avec injection de produit de contraste et multiphasique | Prise de contraste artérielle, sémiologie par ailleurs très variables selon le sous type |
| Métastase | Vascularisation le plus souvent par le réseau veineux portal hépatique ; parfois préférentiellement par le réseau artériel notamment en cas de métastases de tumeurs neuroendocrines bien différenciées. | Scanner ou IRM hépatique sans et avec injection de produit de contraste et multiphasique | Souvent iso-intense (hypo-intense) spontanément ; le plus souvent hypo-dense au temps portal (parfois hyperdenses au temps artériel - métastases hyper-rehaussées) ; souvent hypo-intense en T1 et hyper-intense en T2 |
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L'imagerie hépatique en coupe (scanner et IRM) sans et avec injection de produit de contraste avec des acquisitions multiphasiques (analyse aux temps sans injection, artériel, portal et tardif), est performante pour le diagnostic des tumeurs hépatiques sur la base de leurs caractéristiques morphologiques, vasculaires et biliaires (tableau 1). La biopsie est désormais rarement nécessaire pour distinguer les lésions bénignes des lésions malignes. Par contre, pour définir le traitement et le pronostic d’une tumeur hépatique le recours à la biopsie de la tumeur est parfois nécessaire même si le diagnostic clinico-biologico-radiologique est quasi certain (figure 1).
Tableau 1 : Caractéristiques anatomo-radiologiques des principales tumeurs hépatiques.
| Lésion | Caractéristiques anatomiques | Imagerie diagnostique (la ou les plus performantes) | Sémiologie radiologique |
| Hémangiome | Prolifération de vaisseaux capillaires anormaux dilatés avec une vascularisation artérielle | Echographie hépatique.
En cas de doute, IRM hépatique sans et avec injection de produit de contraste et multiphasique |
Hypo-intense en T1 et hyper-intense en T2, prise de contraste nodulaire périphérique et centripète |
| CHC | Vascularisation principalement par le réseau artériel hépatique (contrairement au foie normal, qui est principalement vascularisé par le réseau de la veine porte) | Scanner ou IRM hépatique sans et avec injection de produit de contraste et multiphasique | Prise du contraste en phase artérielle, puis lavage en phase veineuse ou tardive, capsule périphérique |
| Cholangio-carcinome | Vascularisation par le réseau artériel hépatique et par le réseau de la veine porte associée à une importante fibrose dite réaction desmoplastique | Scanner ou IRM hépatique sans et avec injection de produit de contraste et multiphasique | Prise progressive du contraste des phases artérielle aux phases veineuse et tardive |
| Hyperplasie nodulaire focale | Cicatrice centrale (contrairement à l'adénome) comprenant des tissus adipeux et fibreux | IRM hépatique sans et avec injection de produit de contraste et multiphasique | Prise de contraste homogène en phase artérielle, signal iso-intense en T1 et T2, cicatrice centrale visible en T2 présentant un rehaussement en phase tardive |
| Adénome | Vascularisation principalement par le réseau artériel hépatique, disparition des voies biliaires au sein de la lésion | IRM hépatique sans et avec injection de produit de contraste et multiphasique | Prise de contraste artérielle, sémiologie par ailleurs très variables selon le sous type |
| Métastase | Vascularisation le plus souvent par le réseau veineux portal hépatique ; parfois préférentiellement par le réseau artériel notamment en cas de métastases de tumeurs neuroendocrines bien différenciées. | Scanner ou IRM hépatique sans et avec injection de produit de contraste et multiphasique | Souvent iso-intense (hypo-intense) spontanément ; le plus souvent hypo-dense au temps portal (parfois hyperdenses au temps artériel - métastases hyper-rehaussées) ; souvent hypo-intense en T1 et hyper-intense en T2 |