Accueil Parent

Connaître les grands principes de la prise en charge de la dénutrition du SA OIC-252-09-B

Précédent Suivant

Connaître les grands principes de la prise en charge de la dénutrition du SA OIC-252-09-B

De LiSA
Aller à :navigation, rechercher

Connaître les grands principes de la prise en charge de la dénutrition du SA OIC-252-09-B

L’alimentation doit rester ou redevenir un plaisir, et peut être aussi l’occasion de développer un lien social.  

La prise en charge de la dénutrition (renutrition) :

  • ·      doit être considérée comme un acte thérapeutique avec pour objectif la correction de la dénutrition
  • ·      doit intégrer l’avis du malade et/ou de son entourage,
  • ·      peut et doit intégrer des considérations éthiques, et parfois des discussions multidisciplinaires pour déterminer le projet thérapeutique
  • ·      doit impliquer tous les intervenants familiaux ou professionnels (diététicien, personnel de soin et personnel de rééducation pour encourager les prises alimentaires et l’activité physique.

La stratégie de prise en charge de la dénutrition

1- Evaluation gériatrique pour comprendre dans quel contexte survient cette dénutrition et chez quel patient âgé (comme dans toute approche gériatrique)

  • comorbidités,
  • traitements en cours,
  • dépendance,
  • contexte socio environnemental,
  • espérance de vie et qualité de vie.

2- Recherche et prise en charge de tous les facteurs qui pourraient aggraver/participer à la dénutrition

  • pathologies chroniques et aigues
  • état bucco-dentaire, mycoses buccales
  • recherche de troubles de la déglutition
  • constipation
  • régimes inappropriés,
  • effets secondaires des médicaments,
  • difficultés à s’approvisionner, à cuisiner ou à s’alimenter…

3- Déterminer les objectifs protéino-énergétiques et évaluer les apports alimentaires actuels du patient âgé

  • apport énergétique     30 à 40 kcal/kg/j
  • apport protidique       1,2 à 1,5 g de protéine/kg/j
  • ingesta (nombre de KCal/ jour, moyenne sur quelques jours) ?

4- Choix des modalités de prise en charge nutritionnelle, basé sur le statut nutritionnel du malade et le niveau des apports alimentaires énergétiques et protéiques spontanés

  • en présence d’une dénutrition, débuter prioritairement par des conseils nutritionnels, une alimentation enrichie, et en cas d’échec recourir à des compléments nutritionnels oraux (CNO)
  • en présence d’une dénutrition sévère, débuter par des compléments nutritionnels oraux (CNO)
  • puis si les apports alimentaires spontanés sont effondrés (apports alimentaires inférieurs à 50% des apports attendus) ou en deuxième intention en cas d’échec de la prise en charge nutritionnelle orale.
    • Nutrition entérale en première intention lorsque le tube digestif est fonctionnel
    • Nutrition parentérale, en cas d’occlusion, de malabsorption ou l’échec d’une nutrition entérale bien conduite.

5- Surveillance ++ (la fréquence dépend de la situation clinique, de la sévérité de la dénutrition)

prévenir le syndrome de renutrition inappropriée

La fréquence de la surveillance est variable en fonction de la situation clinique, de la sévérité de la dénutrition et de l’évolution pondérale,

·      Poids lors de toute consultation médicale, à l’entrée de toute hospitalisation puis 1 x/semaine en court séjour et 1 x/15 jours en SSR, à l’entrée en institution (SLD ou EHPAD) puis 1 /mois.

·      Apports alimentaires (ingesta)

·      Albumine : dosage recommandé sauf si l’albuminémie initiale est normale, au maximum une fois par mois en dehors de situations particulières.




Niveau : 0
Précédent Suivant

X X X X X X X X X

♥∞

Connaître les grands principes de la prise en charge de la dénutrition du SA OIC-252-09-B

De LiSA
Aller à :navigation, rechercher

Connaître les grands principes de la prise en charge de la dénutrition du SA OIC-252-09-B

L’alimentation doit rester ou redevenir un plaisir, et peut être aussi l’occasion de développer un lien social.  

La prise en charge de la dénutrition (renutrition) :

  • ·      doit être considérée comme un acte thérapeutique avec pour objectif la correction de la dénutrition
  • ·      doit intégrer l’avis du malade et/ou de son entourage,
  • ·      peut et doit intégrer des considérations éthiques, et parfois des discussions multidisciplinaires pour déterminer le projet thérapeutique
  • ·      doit impliquer tous les intervenants familiaux ou professionnels (diététicien, personnel de soin et personnel de rééducation pour encourager les prises alimentaires et l’activité physique.

La stratégie de prise en charge de la dénutrition

1- Evaluation gériatrique pour comprendre dans quel contexte survient cette dénutrition et chez quel patient âgé (comme dans toute approche gériatrique)

  • comorbidités,
  • traitements en cours,
  • dépendance,
  • contexte socio environnemental,
  • espérance de vie et qualité de vie.

2- Recherche et prise en charge de tous les facteurs qui pourraient aggraver/participer à la dénutrition

  • pathologies chroniques et aigues
  • état bucco-dentaire, mycoses buccales
  • recherche de troubles de la déglutition
  • constipation
  • régimes inappropriés,
  • effets secondaires des médicaments,
  • difficultés à s’approvisionner, à cuisiner ou à s’alimenter…

3- Déterminer les objectifs protéino-énergétiques et évaluer les apports alimentaires actuels du patient âgé

  • apport énergétique     30 à 40 kcal/kg/j
  • apport protidique       1,2 à 1,5 g de protéine/kg/j
  • ingesta (nombre de KCal/ jour, moyenne sur quelques jours) ?

4- Choix des modalités de prise en charge nutritionnelle, basé sur le statut nutritionnel du malade et le niveau des apports alimentaires énergétiques et protéiques spontanés

  • en présence d’une dénutrition, débuter prioritairement par des conseils nutritionnels, une alimentation enrichie, et en cas d’échec recourir à des compléments nutritionnels oraux (CNO)
  • en présence d’une dénutrition sévère, débuter par des compléments nutritionnels oraux (CNO)
  • puis si les apports alimentaires spontanés sont effondrés (apports alimentaires inférieurs à 50% des apports attendus) ou en deuxième intention en cas d’échec de la prise en charge nutritionnelle orale.
    • Nutrition entérale en première intention lorsque le tube digestif est fonctionnel
    • Nutrition parentérale, en cas d’occlusion, de malabsorption ou l’échec d’une nutrition entérale bien conduite.

5- Surveillance ++ (la fréquence dépend de la situation clinique, de la sévérité de la dénutrition)

prévenir le syndrome de renutrition inappropriée

La fréquence de la surveillance est variable en fonction de la situation clinique, de la sévérité de la dénutrition et de l’évolution pondérale,

·      Poids lors de toute consultation médicale, à l’entrée de toute hospitalisation puis 1 x/semaine en court séjour et 1 x/15 jours en SSR, à l’entrée en institution (SLD ou EHPAD) puis 1 /mois.

·      Apports alimentaires (ingesta)

·      Albumine : dosage recommandé sauf si l’albuminémie initiale est normale, au maximum une fois par mois en dehors de situations particulières.



Dans la même catégorie, voir...
Connaître les conséquences du déséquilibre nutritionnel et de dénutrition chez le sujet âgé (SA) OIC-252-01-B
Connaître la définition des besoins nutritionnels principaux du SA OIC-252-02-A
Connaître les principaux facteurs de risque et de prévention de dénutrition du SA OIC-252-03-B
Connaître les critères diagnostiques de la dénutrition et de la dénutrition sévère du SA OIC-252-04-A
Citer les complications de dénutrition du SA OIC-252-05-A
Connaître la définition de l'obésité du SA OIC-252-06-B
Connaître les conséquences spécifiques négatives et protectrices de l'obésité SA OIC-252-07-B
Connaître les critères biologiques d'une dénutrition du SA OIC-252-08-B
Connaître les grands principes de la prise en charge de la dénutrition du SA OIC-252-09-B
Charger un fichier MAJ l'adresse!!