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Connaître la définition des différentes techniques de préservation de la fertilité féminine et masculine (enfant, adolescent, adulte) OIC-039-04-A

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Connaître la définition des différentes techniques de préservation de la fertilité féminine et masculine (enfant, adolescent, adulte) OIC-039-04-A


Il existe plusieurs techniques de préservation de la fertilité, adaptées à l’âge et au sexe/genre des patients, au traitement gonadotoxique envisagé (chimiothérapie [Prescrire des soins associés à l'initiation d'une chimiothérapie], radiothérapie et chirurgie), à la pathologie pouvant altérer la fertilité et au contexte médical général des patients. Il est important de prévenir les patients qu’aucune de ces techniques ne peut garantir l’obtention systématique d’une grossesse.

Dans les indications de préservation de la fertilité non médicales, seuls les ovocytes ou les spermatozoïdes peuvent être conservés (Loi de Bioéthique 2021).

Les ovocytes, spermatozoïdes, embryons et tissus germinaux sont préalablement à la congélation conditionnés dans des tubes (tissus germinaux) ou paillettes (ovocytes, embryons, spermatozoïdes et tissus germinaux) contenant un milieu cryoprotecteur. Les échantillons biologiques congelés sont conservés dans des containers contenant de l’azote liquide à -196°C.


  • Les techniques de préservation de la fertilité féminine

Chez les jeunes filles pubères et femmes, deux techniques sont envisageables:

  • la congélation ou conservation d’ovocytes matures ou d’embryons qui nécessite une stimulation hormonale préalable. Comme pour une FIV, les ovaires sont stimulés par des hormones puis une ponction ovocytaire échoguidée est réalisée par voie vaginale. Les ovocytes matures récupérés peuvent être soit congelés et conservés à -196°C, soit mis en fécondation pour les patientes en couple qui le souhaitent avant congélation et conservation des embryons.
    • Cette technique de congélation ovocytaire ou embryonnaire présente cependant plusieurs inconvénients:
      • elle nécessite au moins deux semaines (stimulation et ponction ovocytaire) : donc pas indiquée dans les situations d’un traitement potentiellement gonadotoxique en extrême urgence.
      • elle induit une augmentation supra-physiologique de l’estradiol potentiellement délétère dans certaines pathologies hormono-dépendantes (ex. les cancers du sein hormono-dépendants).
  • La congélation et conservation d’ovocytes matures sans stimulation hormonale préalable. Elle s’accompagne d’une maturation in vitro préalable des ovocytes immatures. Elle consiste en une ponction des ovocytes immatures contenus dans les petits follicules antraux sans injection d’hormone. Les ovocytes récupérés sont alors maturés in vitro, au laboratoire, pendant 24h à 48h. Seuls les ovocytes qui ont maturé sont congelés, ou mis en fécondation en vue d’une congélation d’embryons pour les patientes en couple qui le souhaitent. Cette technique peut être réalisée en urgence, quelle que soit la phase du cycle menstruel.

Si la patiente en couple choisit de conserver des embryons, elle ne pourra les réutiliser plus tard qu’en couple et avec le même conjoint vivant (l’embryon appartient au couple alors que l’ovocyte n’appartient qu’à la patiente).

A noter que la méthode de fécondation des ovocytes matures conservés sera obligatoirement une ICSI.

  • La congélation ou conservation de cortex ovarien consiste à un prélèvement d’une partie d’ovaire ou d’un ovaire entier le plus souvent lors d’une cœlioscopie. Le cortex, contenant le stock des follicules primordiaux, est isolé puis coupé en fragments qui sont ensuite congelés à -196°C. Lors de la réutilisation, les fragments de cortex ovarien sont greffés soient sur l’ovaire restant, soit sur le péritoine. L’autogreffe présente l'avantage de restituer une sécrétion hormonale endogène en plus de la fertilité. Elle a fait preuve de son efficacité dans l’espèce humaine  car jusqu’en 2021 plus de 130 enfants sont nés dans le monde après autogreffe de cortex ovarien (grossesses spontanées ou induites par FIV). Le risque majeur de cette greffe est, en cas de pathologies malignes, la réintroduction de la maladie initiale par le biais de cellules tumorales présentes dans les fragments ovariens. Pour éviter ce risque d’autres procédures de réutilisation sont en cours de développement et sont encore du domaine de la recherche (la maturation folliculaire in vitro au laboratoire à partir des follicules primordiaux issus du cortex ovarien conservé ou des procédures alternatives de greffe utilisant les follicules ovariens primordiaux préalablement isolés).

En complément, une prescription d’injections d’agonistes de la GnRH visant à « mettre au repos » les ovaires (pour protection du pool de follicules primordiaux des effets de la chimiothérapie) peut être proposée même si il n’a pas fait preuve de son efficacité.

En complément, il est possible de proposer une transposition ovarienne lors de radiothérapie pelvienne afin de limiter les effets gonadotoxiques des rayonnements ionisants sur l’ovaire.


Chez les filles prépubères :

La congélation ou conservation de cortex ovarien sera la seule technique de préservation envisageable.


Les techniques de préservation de la fertilité masculine

  • Chez l’adolescent et l’homme adulte pubères, la congélation ou conservation de spermatozoïdes éjaculés, est la technique le plus souvent réalisée (recueil de sperme par masturbation, au laboratoire).
  • Chez le garçon pré-pubère, il n’y pas encore de spermatozoïdes présents dans les testicules, mais uniquement des cellules souches germinales. On peut alors proposer la congélation ou conservation de tissu testiculaire. La possible utilisation ultérieure du tissu testiculaire congelé reste actuellement du domaine de la recherche, en ce qui concerne la spermatogenèse in vitro, la greffe de tissu testiculaire et la transplantation de cellules germinales.





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Il existe plusieurs techniques de préservation de la fertilité, adaptées à l’âge et au sexe/genre des patients, au traitement gonadotoxique envisagé (chimiothérapie [Prescrire des soins associés à l'initiation d'une chimiothérapie], radiothérapie et chirurgie), à la pathologie pouvant altérer la fertilité et au contexte médical général des patients. Il est important de prévenir les patients qu’aucune de ces techniques ne peut garantir l’obtention systématique d’une grossesse.

Dans les indications de préservation de la fertilité non médicales, seuls les ovocytes ou les spermatozoïdes peuvent être conservés (Loi de Bioéthique 2021).

Les ovocytes, spermatozoïdes, embryons et tissus germinaux sont préalablement à la congélation conditionnés dans des tubes (tissus germinaux) ou paillettes (ovocytes, embryons, spermatozoïdes et tissus germinaux) contenant un milieu cryoprotecteur. Les échantillons biologiques congelés sont conservés dans des containers contenant de l’azote liquide à -196°C.


  • Les techniques de préservation de la fertilité féminine

Chez les jeunes filles pubères et femmes, deux techniques sont envisageables:

  • la congélation ou conservation d’ovocytes matures ou d’embryons qui nécessite une stimulation hormonale préalable. Comme pour une FIV, les ovaires sont stimulés par des hormones puis une ponction ovocytaire échoguidée est réalisée par voie vaginale. Les ovocytes matures récupérés peuvent être soit congelés et conservés à -196°C, soit mis en fécondation pour les patientes en couple qui le souhaitent avant congélation et conservation des embryons.
    • Cette technique de congélation ovocytaire ou embryonnaire présente cependant plusieurs inconvénients:
      • elle nécessite au moins deux semaines (stimulation et ponction ovocytaire) : donc pas indiquée dans les situations d’un traitement potentiellement gonadotoxique en extrême urgence.
      • elle induit une augmentation supra-physiologique de l’estradiol potentiellement délétère dans certaines pathologies hormono-dépendantes (ex. les cancers du sein hormono-dépendants).
  • La congélation et conservation d’ovocytes matures sans stimulation hormonale préalable. Elle s’accompagne d’une maturation in vitro préalable des ovocytes immatures. Elle consiste en une ponction des ovocytes immatures contenus dans les petits follicules antraux sans injection d’hormone. Les ovocytes récupérés sont alors maturés in vitro, au laboratoire, pendant 24h à 48h. Seuls les ovocytes qui ont maturé sont congelés, ou mis en fécondation en vue d’une congélation d’embryons pour les patientes en couple qui le souhaitent. Cette technique peut être réalisée en urgence, quelle que soit la phase du cycle menstruel.

Si la patiente en couple choisit de conserver des embryons, elle ne pourra les réutiliser plus tard qu’en couple et avec le même conjoint vivant (l’embryon appartient au couple alors que l’ovocyte n’appartient qu’à la patiente).

A noter que la méthode de fécondation des ovocytes matures conservés sera obligatoirement une ICSI.

  • La congélation ou conservation de cortex ovarien consiste à un prélèvement d’une partie d’ovaire ou d’un ovaire entier le plus souvent lors d’une cœlioscopie. Le cortex, contenant le stock des follicules primordiaux, est isolé puis coupé en fragments qui sont ensuite congelés à -196°C. Lors de la réutilisation, les fragments de cortex ovarien sont greffés soient sur l’ovaire restant, soit sur le péritoine. L’autogreffe présente l'avantage de restituer une sécrétion hormonale endogène en plus de la fertilité. Elle a fait preuve de son efficacité dans l’espèce humaine  car jusqu’en 2021 plus de 130 enfants sont nés dans le monde après autogreffe de cortex ovarien (grossesses spontanées ou induites par FIV). Le risque majeur de cette greffe est, en cas de pathologies malignes, la réintroduction de la maladie initiale par le biais de cellules tumorales présentes dans les fragments ovariens. Pour éviter ce risque d’autres procédures de réutilisation sont en cours de développement et sont encore du domaine de la recherche (la maturation folliculaire in vitro au laboratoire à partir des follicules primordiaux issus du cortex ovarien conservé ou des procédures alternatives de greffe utilisant les follicules ovariens primordiaux préalablement isolés).

En complément, une prescription d’injections d’agonistes de la GnRH visant à « mettre au repos » les ovaires (pour protection du pool de follicules primordiaux des effets de la chimiothérapie) peut être proposée même si il n’a pas fait preuve de son efficacité.

En complément, il est possible de proposer une transposition ovarienne lors de radiothérapie pelvienne afin de limiter les effets gonadotoxiques des rayonnements ionisants sur l’ovaire.


Chez les filles prépubères :

La congélation ou conservation de cortex ovarien sera la seule technique de préservation envisageable.


Les techniques de préservation de la fertilité masculine

  • Chez l’adolescent et l’homme adulte pubères, la congélation ou conservation de spermatozoïdes éjaculés, est la technique le plus souvent réalisée (recueil de sperme par masturbation, au laboratoire).
  • Chez le garçon pré-pubère, il n’y pas encore de spermatozoïdes présents dans les testicules, mais uniquement des cellules souches germinales. On peut alors proposer la congélation ou conservation de tissu testiculaire. La possible utilisation ultérieure du tissu testiculaire congelé reste actuellement du domaine de la recherche, en ce qui concerne la spermatogenèse in vitro, la greffe de tissu testiculaire et la transplantation de cellules germinales.




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