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Connaître la prise en charge non médicamenteuse OIC-135-16-B

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Techniques de neurostimulation

·     Les techniques de neurostimulation consistent à stimuler les voies de la douleur pour obtenir un bénéfice antalgique.

·     Leur niveau de preuve sur la base d’études cliniques est considéré comme acceptable (« weak for » selon les systèmes de classification actuels) dans plusieurs indications douloureuses.


Neurostimulation non invasive

·      Stimulation électrique transcutanée (transcutaneaous electrical nerve stimulation : TENS) : technique utilisant des appareils portatifs, consistant à transmettre des impulsions électriques près de la zone douloureuse par des électrodes cutanées, disponibles pour auto-utilisation après éducation thérapeutique. Surtout validée pour : douleurs neuropathiques périphériques (1ère intention dans ces douleurs) ; niveau de preuve plus faible dans : douleurs musculo-squelettiques, douleurs postopératoires et céphalées. Remboursement si prescription par structures douleur chronique.

·      Stimulation magnétique transcranienne répétitive du cortex moteur (repetitive transcranial magnetic stimulation : rTMS) : stimulation répétitive du cortex moteur primaire par impulsions magnétiques transcrâniennes. Plusieurs séances nécessaires en milieu hospitalier. Surtout validée pour : douleurs neuropathiques et fibromyalgie réfractaires aux traitements antalgiques. Pas d’indication officielle en analgésie.

Techniques de neurostimulation invasives

·     S’inscrivent dans le cadre d’une prise en charge pluridisciplinaire après avis psychologique, et concernent certaines douleurs chroniques réfractaires aux traitements de 1ère et 2nde intention. Incluent :

·     Stimulation médullaire : Consiste à insérer une électrode de stimulation au niveau lombaire, reliée à un stimulateur secondairement implanté (en cas d’efficacité). Surtout validée pour pour:  radiculopathies douloureuses chroniques, neuropathies douloureuses (surtout diabète), syndrome douloureux régional complexe, douleurs ischémiques.

·     Stimulation nerveuse occipitale : Consiste à stimuler les nerfs occipitaux par une électrode sous cutanée reliée à un stimulateur. Surtout validée pour: migraines chroniques, algie vasculaire de la face, névralgie occipitale d’Arnold.

·     Autres techniques (rares à très rares) : Stimulation nerveuse périphérique, stimulation épidurale du cortex moteur, stimulation cérébrale profonde : peuvent être proposées dans certaines douleurs neuropathiques réfractaires par des équipes spécialisées.

Psychothérapies

·      Techniques visant à soulager la souffrance psychique du patient dans le cadre d'une relation interpersonnelle prenant en compte le caractère multidimensionnel de la douleur.

·      Parmi ces techniques, la Thérapie Comportementale et Cognitive (TCC) et la méditation de pleine conscience : disposent du niveau de preuve le plus élevé dans la douleur chronique.

·      Les TCC de première et seconde génération abordent la douleur comme un comportement qui s’acquière et se maintient, les TCC de 3ème vague y ajoutent la méditation de pleine conscience, qui permet de distinguer la douleur de la souffrance émotionnelle que celle-ci génère et d’améliorer le sommeil.


Médecine manuelle et physique

·      Approche thérapeutique majeure dont l’objectif est la récupération de la fonction motrice, des mobilités et la lutte contre la douleur par programme personnalisé.

·      Peut comporter un reconditionnement musculaire d’effort.

·      Niveau de preuve élevé : fibromyalgie, douleurs rachidiennes, spasticité douloureuse, séquelles douloureuses d’une lésion nerveuse.


Techniques complémentaires de lutte contre la douleur

·     Incluent : relaxation, hypnose, acupuncture, ostéopathie. Bien que souvent indispensables à une approche multimodale de la douleur, leur niveau de preuve est généralement faible dans la douleur chronique.

Relaxation

·     Technique consistant à induire un état de relâchement musculaire et une modification de l’état et du niveau de la conscience plus ou moins profond dans un but thérapeutique et préventif. Surtout validé dans les douleurs musculo-squelettiques.

Hypnose

·     Etat de fonctionnement psychologique par lequel un sujet, en relation avec un praticien, fait l’expérience d’un champ de conscience élargie permettant au patient de défocaliser son attention de la douleur ou de modifier ses perceptions.

·     Souvent combinées à la relaxation.

·     L’hypnose « conversationnelle » consiste à induire un état modifié de conscience via la conversation et utiliser les principes de la suggestion par le discours du soignant. Surtout validée pour les douleurs aigues dont postopératoires, ou la prévention de la douleur prodécurale, moins validées dans la douleur chronique.

Acupuncture

·     Technique reposant sur la stimulation de points spécifiques, à l’aide de plusieurs techniques physiques.

·     Validée dans les douleurs musculo-squelettiques localisées (notamment rachialgies communes)

Ostéopathie et médecine manuelle-ostéopathie

·      Pratique visant à diagnostiquer et traiter une dysfonction bégnine, mécanique et/ou réflexe d’une structure articulaire ou des tissus mous.

·      Utilisées dans les douleurs rachidiennes communes (sans signes de gravité) à la phase aigüe, et en traitement d’appoint des douleurs rachidiennes chroniques mais sans preuve d’efficacité.

·      Contre-indiquées et parfois dangereuses dans les pathologies exposant à un risque risque neurologique ou vasculaire lors d’une manipulation




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Techniques de neurostimulation

·     Les techniques de neurostimulation consistent à stimuler les voies de la douleur pour obtenir un bénéfice antalgique.

·     Leur niveau de preuve sur la base d’études cliniques est considéré comme acceptable (« weak for » selon les systèmes de classification actuels) dans plusieurs indications douloureuses.


Neurostimulation non invasive

·      Stimulation électrique transcutanée (transcutaneaous electrical nerve stimulation : TENS) : technique utilisant des appareils portatifs, consistant à transmettre des impulsions électriques près de la zone douloureuse par des électrodes cutanées, disponibles pour auto-utilisation après éducation thérapeutique. Surtout validée pour : douleurs neuropathiques périphériques (1ère intention dans ces douleurs) ; niveau de preuve plus faible dans : douleurs musculo-squelettiques, douleurs postopératoires et céphalées. Remboursement si prescription par structures douleur chronique.

·      Stimulation magnétique transcranienne répétitive du cortex moteur (repetitive transcranial magnetic stimulation : rTMS) : stimulation répétitive du cortex moteur primaire par impulsions magnétiques transcrâniennes. Plusieurs séances nécessaires en milieu hospitalier. Surtout validée pour : douleurs neuropathiques et fibromyalgie réfractaires aux traitements antalgiques. Pas d’indication officielle en analgésie.

Techniques de neurostimulation invasives

·     S’inscrivent dans le cadre d’une prise en charge pluridisciplinaire après avis psychologique, et concernent certaines douleurs chroniques réfractaires aux traitements de 1ère et 2nde intention. Incluent :

·     Stimulation médullaire : Consiste à insérer une électrode de stimulation au niveau lombaire, reliée à un stimulateur secondairement implanté (en cas d’efficacité). Surtout validée pour pour:  radiculopathies douloureuses chroniques, neuropathies douloureuses (surtout diabète), syndrome douloureux régional complexe, douleurs ischémiques.

·     Stimulation nerveuse occipitale : Consiste à stimuler les nerfs occipitaux par une électrode sous cutanée reliée à un stimulateur. Surtout validée pour: migraines chroniques, algie vasculaire de la face, névralgie occipitale d’Arnold.

·     Autres techniques (rares à très rares) : Stimulation nerveuse périphérique, stimulation épidurale du cortex moteur, stimulation cérébrale profonde : peuvent être proposées dans certaines douleurs neuropathiques réfractaires par des équipes spécialisées.

Psychothérapies

·      Techniques visant à soulager la souffrance psychique du patient dans le cadre d'une relation interpersonnelle prenant en compte le caractère multidimensionnel de la douleur.

·      Parmi ces techniques, la Thérapie Comportementale et Cognitive (TCC) et la méditation de pleine conscience : disposent du niveau de preuve le plus élevé dans la douleur chronique.

·      Les TCC de première et seconde génération abordent la douleur comme un comportement qui s’acquière et se maintient, les TCC de 3ème vague y ajoutent la méditation de pleine conscience, qui permet de distinguer la douleur de la souffrance émotionnelle que celle-ci génère et d’améliorer le sommeil.


Médecine manuelle et physique

·      Approche thérapeutique majeure dont l’objectif est la récupération de la fonction motrice, des mobilités et la lutte contre la douleur par programme personnalisé.

·      Peut comporter un reconditionnement musculaire d’effort.

·      Niveau de preuve élevé : fibromyalgie, douleurs rachidiennes, spasticité douloureuse, séquelles douloureuses d’une lésion nerveuse.


Techniques complémentaires de lutte contre la douleur

·     Incluent : relaxation, hypnose, acupuncture, ostéopathie. Bien que souvent indispensables à une approche multimodale de la douleur, leur niveau de preuve est généralement faible dans la douleur chronique.

Relaxation

·     Technique consistant à induire un état de relâchement musculaire et une modification de l’état et du niveau de la conscience plus ou moins profond dans un but thérapeutique et préventif. Surtout validé dans les douleurs musculo-squelettiques.

Hypnose

·     Etat de fonctionnement psychologique par lequel un sujet, en relation avec un praticien, fait l’expérience d’un champ de conscience élargie permettant au patient de défocaliser son attention de la douleur ou de modifier ses perceptions.

·     Souvent combinées à la relaxation.

·     L’hypnose « conversationnelle » consiste à induire un état modifié de conscience via la conversation et utiliser les principes de la suggestion par le discours du soignant. Surtout validée pour les douleurs aigues dont postopératoires, ou la prévention de la douleur prodécurale, moins validées dans la douleur chronique.

Acupuncture

·     Technique reposant sur la stimulation de points spécifiques, à l’aide de plusieurs techniques physiques.

·     Validée dans les douleurs musculo-squelettiques localisées (notamment rachialgies communes)

Ostéopathie et médecine manuelle-ostéopathie

·      Pratique visant à diagnostiquer et traiter une dysfonction bégnine, mécanique et/ou réflexe d’une structure articulaire ou des tissus mous.

·      Utilisées dans les douleurs rachidiennes communes (sans signes de gravité) à la phase aigüe, et en traitement d’appoint des douleurs rachidiennes chroniques mais sans preuve d’efficacité.

·      Contre-indiquées et parfois dangereuses dans les pathologies exposant à un risque risque neurologique ou vasculaire lors d’une manipulation



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