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Identifier les varices et l'IVC OIC-227-07-A

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Expression clinique de l’insuffisance veineuse chronique (IVC)

Les symptômes de l’IVC sont fréquents, variés et peu spécifiques.

L’intensité des symptômes et les signes physiques varient en fonction de la stase veineuse.

Ils augmentent lorsque les circonstances aggravent la stase veineuse et diminuent quand celle-ci s’améliore.

Négligée, l’IVC est à l’origine de troubles trophiques.

Les symptômes sont intégrés dans la classification CEAP de l’IVC (« C » pour clinique, voir tableau).

Les signes fonctionnels

  • pesanteurs ou lourdeurs des membres inférieurs : il s’agit très certainement du symptôme le plus fréquent dans l’IVC. Elles siègent dans les mollets ou les jambes, elles peuvent être limitées à une simple gêne voire une fatigabilité,
  • crampes,
  • trajet veineux douloureux ou phlébalgie : douleur exacerbée sur le trajet d’une veine,
  • la claudication intermittente veineuse en rapport avec l’obstruction chronique d’un confluent veineux majeur. Il s’agit d’une lourdeur ou pesanteur douloureuse qui n’empêche pas la poursuite de la marche, qui ne cède pas rapidement à l’arrêt de la marche, qui cède progressivement en décubitus.

Arguments en faveur d'une origine veineuse

- majoration des symptômes dans les situations suivantes:

  • au cours de la journée,
  • après une station debout ou assise prolongée,
  • par la chaleur (chauffage par le sol) ou l’exposition au soleil,
  • par une grossesse, par la prise d’œstro-progestatif, en période prémenstruelle ;

- amélioration des symptômes dans les situations suivantes:

  • le froid,
  • la surélévation des membres inférieurs,
  • le décubitus,
  • l’exercice physique,
  • la compression veineuse élastique (chaussettes, bas, bandes).

Diagnostics différentiels

D’autres symptômes, comme les impatiences, fourmillements et rougeurs cutanées peuvent être présents mais doivent être différenciés de deux autres diagnostics moins connus:

  • les impatiences nocturnes (besoin impérieux de mobiliser les jambes), pouvant s’intégrer dans le cadre du "syndrome des jambes sans repos" : le patient décrit une sensation d’engourdissement du membre en position d’immobilité, rapidement intolérable, l’obligeant à bouger ;
  • les brûlures et rougeur du pied après quelques heures de sommeil, réveillant le malade, l’obligeant à rechercher le contact avec le froid (carrelage, eau froide) correspondant à l'érythermalgie.

Les signes cutanés

Les signes cutanés trophiques (SDD-ulcère cutané ; SDD-plaie ; SDD-vaccinations de l'adulte) liés à l’évolution de l’insuffisance veineuse et des varices sont représentés par :

  • les varicosités ou télangiectasies : ce sont des dilatations de veines de petit calibre (< 3 mm). Lorsqu’elles sont situées à la cheville ou à l’arche plantaire, elles sont appelées corona phlebectatica et sont un signe précurseur de survenue d’un ulcère veineux à long terme,
  • les veines variqueuses ou varices,
  • lœdème du pied : il est blanc, mou, prend le godet, avec une nette recrudescence vespérale, sans redistribution vers d’autres territoires,
  • la dermite pigmentée : traduit le passage dans le derme des hématies, libérant leurs pigments ferriques. La dermite ocre est irréversible et débute classiquement sur la face interne et inférieure de la jambe,
  • l’eczéma du tiers inférieur de jambe est une complication également fréquente de la stase veineuse chronique. Les lésions sont érythémato-vésiculeuses ou squameuses dans le territoire veineux pathologique,
  • l’atrophie blanche de Milian prend l’aspect de petites zones blanc porcelaine, de siège essentiellement malléolaire. Elle est entourée de dermite ocre ou de télangiectasies. Elle traduit une raréfaction des capillaires au sein d’un tissu fibreux, donc la présence d’une véritable ischémie cutanée et annonce la survenue d’un ulcère veineux,
  • la dermo-hypodermite de stase (lipodermatosclérose) est localisée au tiers inférieur de jambe, prenant initialement un aspect inflammatoire avec rougeur cutanée et douleurs, puis évoluant par poussées. Ces lésions sont en rapport avec l’extravasation de polynucléaires. L’évolution progressive se fait vers une fibrose engainante induisant une guêtre rigide (« hypodermite scléreuse »). Elle majore l’altération du retour veineux en raison de l’ankylose de la cheville. Le diagnostic d’érysipèle est un diagnostic différentiel de l’hypodermite inflammatoire de stase important à connaître,
  • la stase lymphatique est la conséquence de l’IVC évoluée qui altère le réseau lymphatique. Elle induit un œdème infiltré permanent, une peau épaissie et cartonnée. La stase lymphatique est souvent aggravée par les surinfections locales itératives,
  • l’ulcère veineux.

Classification CEAP de l’IVC (« C » pour clinique)

Classification CEAP de l’IVC
C : pour les signes cliniques (grade 0-6)

a pour asymptomatique, s pour symptomatique

0 Pas de signe visible ou palpable
1 Télangiectasies ou veines réticulaires
2 Veines variqueuses
3 Œdème
4 Troubles trophiques : dermite ocre, eczéma, hypodermite
5 Ulcère cicatrisé
6 Ulcère non cicatrisé





Niveau : 0
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Expression clinique de l’insuffisance veineuse chronique (IVC)

Les symptômes de l’IVC sont fréquents, variés et peu spécifiques.

L’intensité des symptômes et les signes physiques varient en fonction de la stase veineuse.

Ils augmentent lorsque les circonstances aggravent la stase veineuse et diminuent quand celle-ci s’améliore.

Négligée, l’IVC est à l’origine de troubles trophiques.

Les symptômes sont intégrés dans la classification CEAP de l’IVC (« C » pour clinique, voir tableau).

Les signes fonctionnels

  • pesanteurs ou lourdeurs des membres inférieurs : il s’agit très certainement du symptôme le plus fréquent dans l’IVC. Elles siègent dans les mollets ou les jambes, elles peuvent être limitées à une simple gêne voire une fatigabilité,
  • crampes,
  • trajet veineux douloureux ou phlébalgie : douleur exacerbée sur le trajet d’une veine,
  • la claudication intermittente veineuse en rapport avec l’obstruction chronique d’un confluent veineux majeur. Il s’agit d’une lourdeur ou pesanteur douloureuse qui n’empêche pas la poursuite de la marche, qui ne cède pas rapidement à l’arrêt de la marche, qui cède progressivement en décubitus.

Arguments en faveur d'une origine veineuse

- majoration des symptômes dans les situations suivantes:

  • au cours de la journée,
  • après une station debout ou assise prolongée,
  • par la chaleur (chauffage par le sol) ou l’exposition au soleil,
  • par une grossesse, par la prise d’œstro-progestatif, en période prémenstruelle ;

- amélioration des symptômes dans les situations suivantes:

  • le froid,
  • la surélévation des membres inférieurs,
  • le décubitus,
  • l’exercice physique,
  • la compression veineuse élastique (chaussettes, bas, bandes).

Diagnostics différentiels

D’autres symptômes, comme les impatiences, fourmillements et rougeurs cutanées peuvent être présents mais doivent être différenciés de deux autres diagnostics moins connus:

  • les impatiences nocturnes (besoin impérieux de mobiliser les jambes), pouvant s’intégrer dans le cadre du "syndrome des jambes sans repos" : le patient décrit une sensation d’engourdissement du membre en position d’immobilité, rapidement intolérable, l’obligeant à bouger ;
  • les brûlures et rougeur du pied après quelques heures de sommeil, réveillant le malade, l’obligeant à rechercher le contact avec le froid (carrelage, eau froide) correspondant à l'érythermalgie.

Les signes cutanés

Les signes cutanés trophiques (SDD-ulcère cutané ; SDD-plaie ; SDD-vaccinations de l'adulte) liés à l’évolution de l’insuffisance veineuse et des varices sont représentés par :

  • les varicosités ou télangiectasies : ce sont des dilatations de veines de petit calibre (< 3 mm). Lorsqu’elles sont situées à la cheville ou à l’arche plantaire, elles sont appelées corona phlebectatica et sont un signe précurseur de survenue d’un ulcère veineux à long terme,
  • les veines variqueuses ou varices,
  • lœdème du pied : il est blanc, mou, prend le godet, avec une nette recrudescence vespérale, sans redistribution vers d’autres territoires,
  • la dermite pigmentée : traduit le passage dans le derme des hématies, libérant leurs pigments ferriques. La dermite ocre est irréversible et débute classiquement sur la face interne et inférieure de la jambe,
  • l’eczéma du tiers inférieur de jambe est une complication également fréquente de la stase veineuse chronique. Les lésions sont érythémato-vésiculeuses ou squameuses dans le territoire veineux pathologique,
  • l’atrophie blanche de Milian prend l’aspect de petites zones blanc porcelaine, de siège essentiellement malléolaire. Elle est entourée de dermite ocre ou de télangiectasies. Elle traduit une raréfaction des capillaires au sein d’un tissu fibreux, donc la présence d’une véritable ischémie cutanée et annonce la survenue d’un ulcère veineux,
  • la dermo-hypodermite de stase (lipodermatosclérose) est localisée au tiers inférieur de jambe, prenant initialement un aspect inflammatoire avec rougeur cutanée et douleurs, puis évoluant par poussées. Ces lésions sont en rapport avec l’extravasation de polynucléaires. L’évolution progressive se fait vers une fibrose engainante induisant une guêtre rigide (« hypodermite scléreuse »). Elle majore l’altération du retour veineux en raison de l’ankylose de la cheville. Le diagnostic d’érysipèle est un diagnostic différentiel de l’hypodermite inflammatoire de stase important à connaître,
  • la stase lymphatique est la conséquence de l’IVC évoluée qui altère le réseau lymphatique. Elle induit un œdème infiltré permanent, une peau épaissie et cartonnée. La stase lymphatique est souvent aggravée par les surinfections locales itératives,
  • l’ulcère veineux.

Classification CEAP de l’IVC (« C » pour clinique)

Classification CEAP de l’IVC
C : pour les signes cliniques (grade 0-6)

a pour asymptomatique, s pour symptomatique

0 Pas de signe visible ou palpable
1 Télangiectasies ou veines réticulaires
2 Veines variqueuses
3 Œdème
4 Troubles trophiques : dermite ocre, eczéma, hypodermite
5 Ulcère cicatrisé
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