Les modifications thérapeutiques du mode de vie consistent à favoriser le retour veineux afin de diminuer l’hyperpression veineuse et s’appliquent à tous les stades de l’insuffisance veineuse et des varices :
Il s’agit d’appliquer sur un segment de membre une pression par un matériel élastique (bandes, chaussettes, bas auto-fixants, collants). Cette pression sera naturellement dégressive de la cheville à la cuisse en raison de la morphologie du membre. Son action passe par un effet hémodynamique (troncs veineux) et microcirculatoire. Son efficacité est maximale lorsque la pose se fait le matin dans l’heure qui suit le lever. Sa pose nécessite parfois l’utilisation de dispositifs d’aide à l’enfilage ou le recours à une tierce personne.
Pour les chaussettes, bas et collants de compression élastique, il existe 4 classes en fonction de la pression exercée au niveau de la cheville (entre 10 et 15 mmHg : classe I ; entre 15,1 et 20 mmHg : classe II ; entre 20,1 et 36 mmHg : classe III ; > 36 mmHg : classe IV). Les indications sont résumées dans le tableau construit à partir des recommandations de l’HAS de 2010 (tableau ci-dessous). L’IVC fonctionnelle est une indication de compression de classe I. L’ insuffisance lymphatique est une indication de compression de classe IV.
Les contre-indications à une compression élastique sont : artériopathie oblitérante avec IPS < 0,60 ; thrombose veineuse septique ; phlegmatia caerulae ; microangiopathie diabétique avec TcPO2 < 30 mmHg.
Une réévaluation régulière du rapport bénéfice/risque de la compression s’impose en cas de : AOMI avec IPS entre 0,60 et 0,90 ; neuropathie périphérique évoluée ; dermatose suintante ou eczématisée ; intolérance aux fibres utilisées.
| Situation clinique | Dispositifs | Modalités |
|---|---|---|
| Varices > 3 mm | - Bas-jarret (chaussettes), bas-cuisse, collant
- Classe II ou III |
Au long cours |
| Après sclérothérapie, traitement thermique ou stripping (variable selon les équipes) | - Bas-cuisse
- Classe II ou III |
4 à 6 semaines (variable selon les équipes) |
| Œdème chronique d’origine veineuse | - Bas-jarret (chaussettes), bas-cuisse, collant
- Classe III |
Au long cours
Ré-évaluation régulière du rapport bénéfices/risques |
| Pigmentation, eczéma
veineux |
- Bas-jarret (chaussettes), bas-cuisse, collant
- Classe III | |
| Lipodermatosclérose,
hypodermite veineuse, atrophie blanche |
- Bas-jarret (chaussettes), bas-cuisse, collant
- Classe III | |
| Ulcère cicatrisé | - Bas-jarret (chaussettes), bas-cuisse, collant
- Classe III ou IV | |
| Ulcère ouvert | - Bandages multitypes en première intention
- Bas-jarret (chaussettes), bas-cuisse, collant - Classe III ou IV (maximum toléré) |
Jusqu’à cicatrisation
complète |
Les médicaments veinotoniques ne sont prescrits qu’en cas de symptomatologie fonctionnelle (gêne, lourdeur des jambes) et à titre adjuvant d’une hygiène de vie adaptée et d’une compression élastique. Ils sont prescrits de manière séquentielle pendant de courtes durées.
Ces traitements sont indiqués en cas de varices symptomatiques et ont pour objectif de « détruire » les veines pathologiques. L’indication doit tenir compte aussi du terrain. Chez les patients présentant des facteurs de risque cardio-vasculaires ou une maladie athéromateuse (coronaropathie, artériopathie oblitérante...), il faut, dans la mesure du possible, préserver le capital veineux pouvant servir ultérieurement, en l'absence de varice importante, à un pontage artériel. Les varices secondaires à un syndrome post-thrombotique doivent habituellement être respectées car elles peuvent suppléer l’obstruction veineuse profonde; le traitement se fait au cas par cas si une insuffisance veineuse superficielle aggrave une insuffisance veineuse profonde.
Le choix de la technique dépend de la localisation, de l’aspect et du diamètre des varices.
Elle consiste à injecter par voie percutanée un produit sclérosant (produit liquide ou produit sous forme de mousse) dans une varice. L’injection peut se faire sous contrôle échographique (= échosclérothérapie). Elle peut être réalisée seule ou en complément d’une autre technique.
L’inflammation endothéliale générée va évoluer vers une cicatrisation fibreuse et rétractile de la veine traitée.
Ses indications sont larges à partir du stade C2 de la CEAP.
Les possibles complications ne doivent néanmoins pas faire banaliser ce traitement (hématome, pigmentation séquellaire et injection intra-artérielle particulièrement grave mais exceptionnelle). La balance bénéfice/risque doit donc être particulièrement évaluée dans les formes peu sévères d’IVC et l'information éclairée au patient est obligatoire.
Les techniques thermiques endoveineuses (laser ou radiofréquence) ont supplanté les techniques chirurgicales classiques. Elles représentent, quand elles sont réalisables, le traitement de première intention en l’absence d’indication de sclérothérapie. Elles peuvent être réalisées sans anesthésie générale et permettent une reprise rapide de l’activité physique et professionnelle. Elles consistent en une destruction pariétale veineuse par effet thermique après réalisation d’une anesthésie tout autour de la veine à traiter.
Ses indications sont de plus en plus réduites. Les techniques les plus fréquentes sont l’éveinage par stripping et les phlébectomies.
Le stripping est indiqué dans les formes étendues et tortueuses, nécessite une anesthésie générale ou loco-régionale et un arrêt de travail.
Les phlébectomies consistent en une ablation de segments de veines variqueuses superficielles par micro-incisions cutanées sous anesthésie locale. Les phlébectomies peuvent être réalisées de façon étagée en respectant le tronc saphène.
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Les modifications thérapeutiques du mode de vie consistent à favoriser le retour veineux afin de diminuer l’hyperpression veineuse et s’appliquent à tous les stades de l’insuffisance veineuse et des varices :
Il s’agit d’appliquer sur un segment de membre une pression par un matériel élastique (bandes, chaussettes, bas auto-fixants, collants). Cette pression sera naturellement dégressive de la cheville à la cuisse en raison de la morphologie du membre. Son action passe par un effet hémodynamique (troncs veineux) et microcirculatoire. Son efficacité est maximale lorsque la pose se fait le matin dans l’heure qui suit le lever. Sa pose nécessite parfois l’utilisation de dispositifs d’aide à l’enfilage ou le recours à une tierce personne.
Pour les chaussettes, bas et collants de compression élastique, il existe 4 classes en fonction de la pression exercée au niveau de la cheville (entre 10 et 15 mmHg : classe I ; entre 15,1 et 20 mmHg : classe II ; entre 20,1 et 36 mmHg : classe III ; > 36 mmHg : classe IV). Les indications sont résumées dans le tableau construit à partir des recommandations de l’HAS de 2010 (tableau ci-dessous). L’IVC fonctionnelle est une indication de compression de classe I. L’ insuffisance lymphatique est une indication de compression de classe IV.
Les contre-indications à une compression élastique sont : artériopathie oblitérante avec IPS < 0,60 ; thrombose veineuse septique ; phlegmatia caerulae ; microangiopathie diabétique avec TcPO2 < 30 mmHg.
Une réévaluation régulière du rapport bénéfice/risque de la compression s’impose en cas de : AOMI avec IPS entre 0,60 et 0,90 ; neuropathie périphérique évoluée ; dermatose suintante ou eczématisée ; intolérance aux fibres utilisées.
| Situation clinique | Dispositifs | Modalités |
|---|---|---|
| Varices > 3 mm | - Bas-jarret (chaussettes), bas-cuisse, collant
- Classe II ou III |
Au long cours |
| Après sclérothérapie, traitement thermique ou stripping (variable selon les équipes) | - Bas-cuisse
- Classe II ou III |
4 à 6 semaines (variable selon les équipes) |
| Œdème chronique d’origine veineuse | - Bas-jarret (chaussettes), bas-cuisse, collant
- Classe III |
Au long cours
Ré-évaluation régulière du rapport bénéfices/risques |
| Pigmentation, eczéma
veineux |
- Bas-jarret (chaussettes), bas-cuisse, collant
- Classe III | |
| Lipodermatosclérose,
hypodermite veineuse, atrophie blanche |
- Bas-jarret (chaussettes), bas-cuisse, collant
- Classe III | |
| Ulcère cicatrisé | - Bas-jarret (chaussettes), bas-cuisse, collant
- Classe III ou IV | |
| Ulcère ouvert | - Bandages multitypes en première intention
- Bas-jarret (chaussettes), bas-cuisse, collant - Classe III ou IV (maximum toléré) |
Jusqu’à cicatrisation
complète |
Les médicaments veinotoniques ne sont prescrits qu’en cas de symptomatologie fonctionnelle (gêne, lourdeur des jambes) et à titre adjuvant d’une hygiène de vie adaptée et d’une compression élastique. Ils sont prescrits de manière séquentielle pendant de courtes durées.
Ces traitements sont indiqués en cas de varices symptomatiques et ont pour objectif de « détruire » les veines pathologiques. L’indication doit tenir compte aussi du terrain. Chez les patients présentant des facteurs de risque cardio-vasculaires ou une maladie athéromateuse (coronaropathie, artériopathie oblitérante...), il faut, dans la mesure du possible, préserver le capital veineux pouvant servir ultérieurement, en l'absence de varice importante, à un pontage artériel. Les varices secondaires à un syndrome post-thrombotique doivent habituellement être respectées car elles peuvent suppléer l’obstruction veineuse profonde; le traitement se fait au cas par cas si une insuffisance veineuse superficielle aggrave une insuffisance veineuse profonde.
Le choix de la technique dépend de la localisation, de l’aspect et du diamètre des varices.
Elle consiste à injecter par voie percutanée un produit sclérosant (produit liquide ou produit sous forme de mousse) dans une varice. L’injection peut se faire sous contrôle échographique (= échosclérothérapie). Elle peut être réalisée seule ou en complément d’une autre technique.
L’inflammation endothéliale générée va évoluer vers une cicatrisation fibreuse et rétractile de la veine traitée.
Ses indications sont larges à partir du stade C2 de la CEAP.
Les possibles complications ne doivent néanmoins pas faire banaliser ce traitement (hématome, pigmentation séquellaire et injection intra-artérielle particulièrement grave mais exceptionnelle). La balance bénéfice/risque doit donc être particulièrement évaluée dans les formes peu sévères d’IVC et l'information éclairée au patient est obligatoire.
Les techniques thermiques endoveineuses (laser ou radiofréquence) ont supplanté les techniques chirurgicales classiques. Elles représentent, quand elles sont réalisables, le traitement de première intention en l’absence d’indication de sclérothérapie. Elles peuvent être réalisées sans anesthésie générale et permettent une reprise rapide de l’activité physique et professionnelle. Elles consistent en une destruction pariétale veineuse par effet thermique après réalisation d’une anesthésie tout autour de la veine à traiter.
Ses indications sont de plus en plus réduites. Les techniques les plus fréquentes sont l’éveinage par stripping et les phlébectomies.
Le stripping est indiqué dans les formes étendues et tortueuses, nécessite une anesthésie générale ou loco-régionale et un arrêt de travail.
Les phlébectomies consistent en une ablation de segments de veines variqueuses superficielles par micro-incisions cutanées sous anesthésie locale. Les phlébectomies peuvent être réalisées de façon étagée en respectant le tronc saphène.