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Conduire l'interrogatoire et réunir les arguments du diagnostic de migraine (avec ou sans aura) OIC-099-04-A

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Conduire l'interrogatoire et réunir les arguments du diagnostic de migraine (avec ou sans aura) OIC-099-04-A

1.    Migraine sans aura (MSA)

·     Diagnostiquée chez les patients qui n’ont que des crises de migraine sans aura et jamais d’aura.

·      Crises de céphalée invalidante avec hypersensibilité à la lumière et/ou des nausées.

·      Chez l’enfant, la crise s’accompagne de pâleur, dure souvent < 4 heures, se calme par le sommeil.

Critères diagnostiques de la migraine sans aura (code 1.1 de l’ICHD-3)
A.    Au moins 5 crises répondant aux critères B-D

B.    Crises de céphalées durant 4-72 heures (si non traitées ou inefficacement traitées)

C.    Céphalées ayant au moins deux des 4 caractéristiques suivantes :  

1.     topographie unilatérale

2.     type pulsatile

3.     intensité modérée ou sévère

4.     aggravée par ou entrainant l’évitement des activités physiques de routine (marcher, monter les escaliers)

D.    Durant la céphalée, au moins l’un des suivants:

1.     nausée et/ou vomissements

2.     photophobie et phonophobie

E. N'est pas mieux expliquée par un autre diagnostic de l’ICHD-3.

2.    Migraine avec aura

·     La céphalée est précédée de symptômes neurologiques transitoires : des troubles visuels, sensitifs ou du langage d’installation progressive (> 5 minutes) et successive.

·     Troubles visuels : les plus fréquents et intéressent les deux yeux, phénomènes positifs associés à une tache aveugle (scotome scintillant, phosphènes, zigzags) et parfois des signes déficitaires (vision floue, hémianopsie latérale homonyme).

·     Troubles sensitifs, moins fréquents : paresthésies unilatérales avec ou sans hypoesthésie démarrant au bout des doigts et remontant au fil des minutes selon une « marche migraineuse » caractéristique vers le coude puis l’hémiface.

·     Troubles du langage sont plus rares : manque du mot, dysarthrie, parfois aphasie totale.

·     L’aura migraineuse est suivie ou accompagnée d’une céphalée qui peut avoir les mêmes caractéristiques que la céphalée des MSA, ou être moins intense et plus courte. Parfois, l’aura survient sans céphalée. Dans ce cas, on parle d’aura isolée sans céphalée.

·     Auras rares : signes « basilaires » (vertige, diplopie, ataxie, somnolence) et migraine hémiplégique (déficit moteur) nécessitent une PEC par un neurologue ; migraine rétinienne (trouble visuel strictement monoculaire) nécessite un examen ophtalmologique complet et un avis neurologique.

Critères diagnostiques de la migraine avec aura typique (code 1.2.1 de l’ICHD-3)
A.     Au moins deux crises répondant aux critères B et C

B.     Aura comprenant des troubles visuels, sensitifs et/ou de la parole ou du langage, tous entièrement réversibles, mais pas de symptôme moteur, basilaire ou rétinien.

C.     Au moins 3 des 6 caractéristiques suivantes :

1.     au moins un symptôme de l’aura se développe progressivement en ≥ 5 minutes

2.     deux ou plusieurs symptômes de l’aura surviennent successivement

3.     chaque symptôme de l'aura dure 5-60 minutes

4.     au moins un symptôme de l'aura est unilatéral

5.     au moins un symptôme est positif

6.     l'aura est accompagnée, ou suivie dans les 60 min, par une céphalée

D.     N'est pas mieux expliqué par un autre diagnostic de l’ICHD-3 et un accident ischémique transitoire a été exclu

3.    Migraine chronique

La migraine chronique est définie par la survenue de 15 jours ou plus de céphalée par mois depuis plus de 3 mois, qui correspondent à une migraine sans aura ou avec aura au moins 8 jours par mois. 


4.    Céphalée de tension

Les céphalées de tension = douleurs dysfonctionnelles avec interaction de facteurs périphériques myogènes (crispation des muscles péricrâniens) et de facteurs neurologiques centraux avec dysfonction des systèmes de contrôle de la douleur.

·      Description : crises à limites floues, de durée variable, céphalées bilatérales, antérieures (en barre) ou postérieures (avec cervicalgies), de types variables (serrement, étau, pression, brûlure, fourmillement), d’intensité permettant la poursuite des activités et sans signe associé invalidant. La douleur peut être améliorée par l’activité physique.

·      Aspects psychologiques : ces céphalées surviennent souvent dans un contexte particulier (anxiété, dépression, événement de vie difficile et/ou stress physique, travail posté, sédentarité). Typiquement, la céphalée de tension s’améliore lorsque le sujet est détendu ou occupé ou en mouvement.

·      Examen clinique : parfois crispation et sensibilité à la pression des muscles faciaux ou cervicaux.

·      Fréquence des crises :

o   céphalée de tension épisodique (< 15 j/mois)

o   céphalée de tension chronique qui fait partie des CCQ ; céphalée au moins 15 j/mois depuis > 3 mois, sans ou avec abus médicamenteux.

Critères diagnostiques ICHD3 de la céphalée de tension épisodique
A Au moins dix épisodes répondant aux critères B à D
B Durée entre 30 minutes et 7 jours
C Au moins deux des caractéristiques suivantes :

- localisation bilatérale

- à type de pression ou de serrement (non pulsatile)

- intensité faible à modérée

- absence d'aggravation par l’activité physique

D Absence de signes d’accompagnement :

- pas de nausées, pas de vomissements

- photophobie ou phonophobie (la présence d’un seul de ces deux éléments est possible)

E N'est pas mieux expliqué par un autre diagnostic de l’ICHD-3



Niveau : 0
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1.    Migraine sans aura (MSA)

·     Diagnostiquée chez les patients qui n’ont que des crises de migraine sans aura et jamais d’aura.

·      Crises de céphalée invalidante avec hypersensibilité à la lumière et/ou des nausées.

·      Chez l’enfant, la crise s’accompagne de pâleur, dure souvent < 4 heures, se calme par le sommeil.

Critères diagnostiques de la migraine sans aura (code 1.1 de l’ICHD-3)
A.    Au moins 5 crises répondant aux critères B-D

B.    Crises de céphalées durant 4-72 heures (si non traitées ou inefficacement traitées)

C.    Céphalées ayant au moins deux des 4 caractéristiques suivantes :  

1.     topographie unilatérale

2.     type pulsatile

3.     intensité modérée ou sévère

4.     aggravée par ou entrainant l’évitement des activités physiques de routine (marcher, monter les escaliers)

D.    Durant la céphalée, au moins l’un des suivants:

1.     nausée et/ou vomissements

2.     photophobie et phonophobie

E. N'est pas mieux expliquée par un autre diagnostic de l’ICHD-3.

2.    Migraine avec aura

·     La céphalée est précédée de symptômes neurologiques transitoires : des troubles visuels, sensitifs ou du langage d’installation progressive (> 5 minutes) et successive.

·     Troubles visuels : les plus fréquents et intéressent les deux yeux, phénomènes positifs associés à une tache aveugle (scotome scintillant, phosphènes, zigzags) et parfois des signes déficitaires (vision floue, hémianopsie latérale homonyme).

·     Troubles sensitifs, moins fréquents : paresthésies unilatérales avec ou sans hypoesthésie démarrant au bout des doigts et remontant au fil des minutes selon une « marche migraineuse » caractéristique vers le coude puis l’hémiface.

·     Troubles du langage sont plus rares : manque du mot, dysarthrie, parfois aphasie totale.

·     L’aura migraineuse est suivie ou accompagnée d’une céphalée qui peut avoir les mêmes caractéristiques que la céphalée des MSA, ou être moins intense et plus courte. Parfois, l’aura survient sans céphalée. Dans ce cas, on parle d’aura isolée sans céphalée.

·     Auras rares : signes « basilaires » (vertige, diplopie, ataxie, somnolence) et migraine hémiplégique (déficit moteur) nécessitent une PEC par un neurologue ; migraine rétinienne (trouble visuel strictement monoculaire) nécessite un examen ophtalmologique complet et un avis neurologique.

Critères diagnostiques de la migraine avec aura typique (code 1.2.1 de l’ICHD-3)
A.     Au moins deux crises répondant aux critères B et C

B.     Aura comprenant des troubles visuels, sensitifs et/ou de la parole ou du langage, tous entièrement réversibles, mais pas de symptôme moteur, basilaire ou rétinien.

C.     Au moins 3 des 6 caractéristiques suivantes :

1.     au moins un symptôme de l’aura se développe progressivement en ≥ 5 minutes

2.     deux ou plusieurs symptômes de l’aura surviennent successivement

3.     chaque symptôme de l'aura dure 5-60 minutes

4.     au moins un symptôme de l'aura est unilatéral

5.     au moins un symptôme est positif

6.     l'aura est accompagnée, ou suivie dans les 60 min, par une céphalée

D.     N'est pas mieux expliqué par un autre diagnostic de l’ICHD-3 et un accident ischémique transitoire a été exclu

3.    Migraine chronique

La migraine chronique est définie par la survenue de 15 jours ou plus de céphalée par mois depuis plus de 3 mois, qui correspondent à une migraine sans aura ou avec aura au moins 8 jours par mois. 


4.    Céphalée de tension

Les céphalées de tension = douleurs dysfonctionnelles avec interaction de facteurs périphériques myogènes (crispation des muscles péricrâniens) et de facteurs neurologiques centraux avec dysfonction des systèmes de contrôle de la douleur.

·      Description : crises à limites floues, de durée variable, céphalées bilatérales, antérieures (en barre) ou postérieures (avec cervicalgies), de types variables (serrement, étau, pression, brûlure, fourmillement), d’intensité permettant la poursuite des activités et sans signe associé invalidant. La douleur peut être améliorée par l’activité physique.

·      Aspects psychologiques : ces céphalées surviennent souvent dans un contexte particulier (anxiété, dépression, événement de vie difficile et/ou stress physique, travail posté, sédentarité). Typiquement, la céphalée de tension s’améliore lorsque le sujet est détendu ou occupé ou en mouvement.

·      Examen clinique : parfois crispation et sensibilité à la pression des muscles faciaux ou cervicaux.

·      Fréquence des crises :

o   céphalée de tension épisodique (< 15 j/mois)

o   céphalée de tension chronique qui fait partie des CCQ ; céphalée au moins 15 j/mois depuis > 3 mois, sans ou avec abus médicamenteux.

Critères diagnostiques ICHD3 de la céphalée de tension épisodique
A Au moins dix épisodes répondant aux critères B à D
B Durée entre 30 minutes et 7 jours
C Au moins deux des caractéristiques suivantes :

- localisation bilatérale

- à type de pression ou de serrement (non pulsatile)

- intensité faible à modérée

- absence d'aggravation par l’activité physique

D Absence de signes d’accompagnement :

- pas de nausées, pas de vomissements

- photophobie ou phonophobie (la présence d’un seul de ces deux éléments est possible)

E N'est pas mieux expliqué par un autre diagnostic de l’ICHD-3


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