Névralgie du trijumeau essentielle (classique ou idiopathique)
· Douleur : Très intense, fulgurante, d’éclair ou décharge électrique, de durée très brève (quelques secondes). Le patient s’immobilise brièvement dans une attitude douloureuse.
· Topographie : unilatérale et strictement localisée :
o au territoire du trijumeau (sans dépasser) ;
o à une branche (maxillaire supérieur V2 : 40 %, maxillaire inférieur V3 : 20 %, branche ophtalmique V1 : 10 %) ; ou à deux branches.
· Facteurs déclenchant : douleurs déclenchées de manière élective par l’excitation d’une zone cutanée précise du territoire douloureux, « la zone gâchette ». Un effleurement suffit. Les accès peuvent être déclenchés par la parole, la mimique, le rire, la mastication, si bien que le malade tente de garder un visage immobile et mange le moins possible.
· Examen clinique :
o Normal dans la névralgie classique et idiopathique : sensibilité faciale et cornéenne (réflexe cornéen présent), force des muscles masticateurs (innervés par le V moteur) normale, absence de toute atteinte neurologique, peau normale.
o La constatation de la moindre anomalie (hypoesthésie, atteinte motrice branche V3) oriente vers une névralgie secondaire.
Névralgie du trijumeau ou douleur neuropathique du trijumeau secondaire
· L’objectif devant une douleur localisée au territoire du V est d’écarter une névralgie secondaire (à une autre cause qu’un conflit vasculo-nerveux) ou une neuropathie douloureuse secondaire.
· Névralgie secondaire : douleur est à type de décharge électrique, avec zone gâchette. Parfois l’examen clinique est strictement normal et c’est pourquoi une IRM est nécessaire devant toute névralgie du trijumeau (demande/prescription raisonnée et choix d’un examen diagnostique).
· Douleur neuropathique du trijumeau secondaire : la douleur est à type de brûlure continue avec parfois des décharges surajoutées.
· Drapeaux rouges : Une cause secondaire doit être évoquée devant :
o un âge de survenue jeune (SEP),
o des décharges moins intenses (neuropathie douloureuse),
o une prépondérance dans le territoire V1 (zona ?),
o un fond douloureux avec paresthésies et hypoesthésie (neuropathie douloureuse)
o anomalie clinique : hypoesthésie, diminution du réflexe cornéen, atteinte V3 moteur (masséters, ptérygoïdiens) et/ou une atteinte d’autres nerfs crâniens du même côté.
· Investigations : Une IRM cérébrale avec coupes fines sur le tronc cérébral et le trijumeau sur tout son trajet (avec injection de gadolinium) est impérative avec un bilan biologique et parfois une ponction lombaire.
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Névralgie du trijumeau essentielle (classique ou idiopathique)
· Douleur : Très intense, fulgurante, d’éclair ou décharge électrique, de durée très brève (quelques secondes). Le patient s’immobilise brièvement dans une attitude douloureuse.
· Topographie : unilatérale et strictement localisée :
o au territoire du trijumeau (sans dépasser) ;
o à une branche (maxillaire supérieur V2 : 40 %, maxillaire inférieur V3 : 20 %, branche ophtalmique V1 : 10 %) ; ou à deux branches.
· Facteurs déclenchant : douleurs déclenchées de manière élective par l’excitation d’une zone cutanée précise du territoire douloureux, « la zone gâchette ». Un effleurement suffit. Les accès peuvent être déclenchés par la parole, la mimique, le rire, la mastication, si bien que le malade tente de garder un visage immobile et mange le moins possible.
· Examen clinique :
o Normal dans la névralgie classique et idiopathique : sensibilité faciale et cornéenne (réflexe cornéen présent), force des muscles masticateurs (innervés par le V moteur) normale, absence de toute atteinte neurologique, peau normale.
o La constatation de la moindre anomalie (hypoesthésie, atteinte motrice branche V3) oriente vers une névralgie secondaire.
Névralgie du trijumeau ou douleur neuropathique du trijumeau secondaire
· L’objectif devant une douleur localisée au territoire du V est d’écarter une névralgie secondaire (à une autre cause qu’un conflit vasculo-nerveux) ou une neuropathie douloureuse secondaire.
· Névralgie secondaire : douleur est à type de décharge électrique, avec zone gâchette. Parfois l’examen clinique est strictement normal et c’est pourquoi une IRM est nécessaire devant toute névralgie du trijumeau (demande/prescription raisonnée et choix d’un examen diagnostique).
· Douleur neuropathique du trijumeau secondaire : la douleur est à type de brûlure continue avec parfois des décharges surajoutées.
· Drapeaux rouges : Une cause secondaire doit être évoquée devant :
o un âge de survenue jeune (SEP),
o des décharges moins intenses (neuropathie douloureuse),
o une prépondérance dans le territoire V1 (zona ?),
o un fond douloureux avec paresthésies et hypoesthésie (neuropathie douloureuse)
o anomalie clinique : hypoesthésie, diminution du réflexe cornéen, atteinte V3 moteur (masséters, ptérygoïdiens) et/ou une atteinte d’autres nerfs crâniens du même côté.
· Investigations : Une IRM cérébrale avec coupes fines sur le tronc cérébral et le trijumeau sur tout son trajet (avec injection de gadolinium) est impérative avec un bilan biologique et parfois une ponction lombaire.