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Savoir prescrire un bilan hormonal ante-hypohysaire « statique » OIC-244-05-B

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Savoir prescrire un bilan hormonal ante-hypohysaire « statique » OIC-244-05-B

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Savoir prescrire un bilan hormonal ante-hypohysaire « statique » OIC-244-05-B


L’indication à un bilan hormonal antéhypophysaire peut-être

1.     Syndrome tumoral ayant fait découvrir une lésion de la région sellaire

2.     Des symptômes évoquant une hyper sécrétion hypophysaire (Acromégalie, syndrome de Cushing). L’hypersécrétion de prolactine n’a comme symptôme uniquement l’insuffisance gonadotrope secondaire.

3.     Des signes d’insuffisances antéhypophysaires.

4.     Une découverte fortuite d’une lésion hypophysaire.

Les dosages demandés dépendent bien entendu de la clinique et de la taille de la lésion.


Le diagnostic clinique d’un syndrome tumoral a été détaillé dans le chapitre 1 rang A.

Le bilan hormonal statique indispensable dans ce cas est le dosage de prolactine +++ (cf chapitre 7 rang B). Un syndrome tumoral implique un traitement rapide ; en cas d’adénome hypophysaire il s’agit d’un macroadénome. La valeur >200 ng/ml de prolactine confirme la nature prolactinique (Macroadénome à prolactine). Un traitement médical par agoniste dopaminergique débuté rapidement permettra dans ce cas la diminution de volume rapide de l’adénome et la disparition du syndrome tumoral.

Si la prolactine est <200 ng/ml, il s’agit alors d’une hyperprolactinémie de déconnexion d’une lésion d’une autre nature dont le traitement sera chirurgical. (cf chapitre 7 rang B)

La lésion étant un macroadénome ou autre lésion comprimant les structures avoisinantes, la recherche biologique d’une insuffisance antéhypophysaire est indispensable +++

L’insuffisance corticotrope se recherche avec un dosage de cortisol à 8h. Un cortisol élevé à 8h élimine une insuffisance corticotrope, un cortisol effondré confirme le diagnostic Attention en cas d'état de stress du patient ( céphalée aigüe, découverte d'une masse avec contingent kystique, un tableau d'apoplexie) ne pas attendre 8h le matin pour le dosage du cortisol mais le prélever rapidement avant le traitement par hydrocortisone en urgence . Insuffisance surrénale chez l'adulte et l'enfant

En cas de valeur du cortisol non effondrée (et non élevée !), un test dynamique de stimulation est nécessaire (Test au Synacthène); l’absence de réponse suffisante confirme l’insuffisance corticotrope.

L’insuffisance gonadotrope se recherche chez l’homme avec un dosage de testostérone et de gonadotrophines FSH et LH. Une valeur basse de testostérone avec FSH et LH non élevées confirme l’insuffisance gonadotrope.

L’insuffisance gonadotrope se recherche chez la femme à l’interrogatoire avec des troubles du cycles et une aménorrhée secondaire, et biologiquement avec un dosage de 17 béta œstradiol avec FSH et LH. En aménorrhée, une valeur basse de 17 béta œstradiol avec FSH et LH non élevées confirme l’insuffisance gonadotrope.Aménorrhée

L’insuffisance thyréotrope se recherche avec un dosage de T4l et de TSH. Une valeur basse de T4l avec TSH normale, non élevée, confirme l’insuffisance thyréotrope.Hypothyroïdie

Pour l’insuffisance somatotrope : le dosage d’IGF1, si basse, est en faveur d’une insuffisance somatotrope, d’autant plus si le patient présente d’autres insuffisances antéhypophysaires. Une valeur de GH élevée au dessus d'un seuil élimine l'insuffisance somatotrope.

Néanmoins pour le diagnostic d’insuffisance somatotrope, le test dynamique de stimulation est indispensable : par exemple hypoglycémie insulinique sur l’hormone de croissance.

Le diagnostic clinique des hypersécrétions a été détaillé dans le chapitre 2 rang A.

Le diagnostic de l’acromégalie lors bilan hypophysaire statique est un dosage d’IGF1 qui sera élevée par rapport à la norme pour l’âge du patient ; plusieurs prélèvements de GH sont également informatifs et aucune valeur ne sera basse (<1 mUI/L) contrairement au sujet sain.

Le complément du diagnostic se fait avec un test dynamique de freinage : dosage de la GH sous HGPO

Les éléments diagnostiques d’un hypercortisolisme lors bilan hypophysaire statique est un dosage de cortisol à minuit qui ne sera pas bas contrairement au sujet sain, et le cortisol libre urinaire des 24h, rapporté à la créatininurie, qui sera augmenté (FLU).

L’autre élément du diagnostic se fait avec un test dynamique de freinage : freinage minute à la dexamethasone, réalisable en ambulatoire.

Le diagnostic d’hypercortisolisme posé, le dosage statique d’ACTH, non bas, confirme l’origine ACTH dépendant.

Le diagnostic d’une cause hypophysaire de la sécrétion et non ectopique se fait avec des tests dynamiques : freinage fort à la dexamethasone, test au CRH, test à la desmopressine.


Le diagnostic clinique de l’insuffisance antéhypophysaire a été détaillé dans le chapitre 3 rang A.

Le bilan est le même que ci-dessus dans le contexte de syndrome tumorale avec nécessité de rechercher biologiquement l’insuffisance antéhypophysaire.

Cortisol 8h, Testostérone chez l’homme et 17 béta œstradiol chez la femme, FSH, LH, T4, TSH, Prolactine, +/- IGF1 GH.

Attention en cas de valeur non effondrée du cortisol (et non élevée), un test dynamique de stimulation, test au Synacthène sur le cortisol, est nécessaire ; l’absence de réponse suffisante confirme l’insuffisance corticotrope. Si le test au synthèse montre une réponse mais que la suspicion clinique est forte, un test d'hypoglycémie insulinique peut être nécessaire pour éliminer une insuffisance corticotrope modére.

Et pour le diagnostic d’insuffisance somatotrope, le test dynamique de stimulation est indispensable : par exemple hypoglycémie insulinique sur l’hormone de croissance.

En cas de découverte fortuite d’une lésion hypophysaire, le bilan dépend de la clinique et de la taille de la lésion.

En cas de microadénome : recherche d’hypersécrétion mais pas d’insuffisance (sauf insuffisance gonadotrope en cas de microprolactinome)

En cas de macroadénome : recherche d’hypersécrétion et d’insuffisance




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L’indication à un bilan hormonal antéhypophysaire peut-être

1.     Syndrome tumoral ayant fait découvrir une lésion de la région sellaire

2.     Des symptômes évoquant une hyper sécrétion hypophysaire (Acromégalie, syndrome de Cushing). L’hypersécrétion de prolactine n’a comme symptôme uniquement l’insuffisance gonadotrope secondaire.

3.     Des signes d’insuffisances antéhypophysaires.

4.     Une découverte fortuite d’une lésion hypophysaire.

Les dosages demandés dépendent bien entendu de la clinique et de la taille de la lésion.


Le diagnostic clinique d’un syndrome tumoral a été détaillé dans le chapitre 1 rang A.

Le bilan hormonal statique indispensable dans ce cas est le dosage de prolactine +++ (cf chapitre 7 rang B). Un syndrome tumoral implique un traitement rapide ; en cas d’adénome hypophysaire il s’agit d’un macroadénome. La valeur >200 ng/ml de prolactine confirme la nature prolactinique (Macroadénome à prolactine). Un traitement médical par agoniste dopaminergique débuté rapidement permettra dans ce cas la diminution de volume rapide de l’adénome et la disparition du syndrome tumoral.

Si la prolactine est <200 ng/ml, il s’agit alors d’une hyperprolactinémie de déconnexion d’une lésion d’une autre nature dont le traitement sera chirurgical. (cf chapitre 7 rang B)

La lésion étant un macroadénome ou autre lésion comprimant les structures avoisinantes, la recherche biologique d’une insuffisance antéhypophysaire est indispensable +++

L’insuffisance corticotrope se recherche avec un dosage de cortisol à 8h. Un cortisol élevé à 8h élimine une insuffisance corticotrope, un cortisol effondré confirme le diagnostic Attention en cas d'état de stress du patient ( céphalée aigüe, découverte d'une masse avec contingent kystique, un tableau d'apoplexie) ne pas attendre 8h le matin pour le dosage du cortisol mais le prélever rapidement avant le traitement par hydrocortisone en urgence . Insuffisance surrénale chez l'adulte et l'enfant

En cas de valeur du cortisol non effondrée (et non élevée !), un test dynamique de stimulation est nécessaire (Test au Synacthène); l’absence de réponse suffisante confirme l’insuffisance corticotrope.

L’insuffisance gonadotrope se recherche chez l’homme avec un dosage de testostérone et de gonadotrophines FSH et LH. Une valeur basse de testostérone avec FSH et LH non élevées confirme l’insuffisance gonadotrope.

L’insuffisance gonadotrope se recherche chez la femme à l’interrogatoire avec des troubles du cycles et une aménorrhée secondaire, et biologiquement avec un dosage de 17 béta œstradiol avec FSH et LH. En aménorrhée, une valeur basse de 17 béta œstradiol avec FSH et LH non élevées confirme l’insuffisance gonadotrope.Aménorrhée

L’insuffisance thyréotrope se recherche avec un dosage de T4l et de TSH. Une valeur basse de T4l avec TSH normale, non élevée, confirme l’insuffisance thyréotrope.Hypothyroïdie

Pour l’insuffisance somatotrope : le dosage d’IGF1, si basse, est en faveur d’une insuffisance somatotrope, d’autant plus si le patient présente d’autres insuffisances antéhypophysaires. Une valeur de GH élevée au dessus d'un seuil élimine l'insuffisance somatotrope.

Néanmoins pour le diagnostic d’insuffisance somatotrope, le test dynamique de stimulation est indispensable : par exemple hypoglycémie insulinique sur l’hormone de croissance.

Le diagnostic clinique des hypersécrétions a été détaillé dans le chapitre 2 rang A.

Le diagnostic de l’acromégalie lors bilan hypophysaire statique est un dosage d’IGF1 qui sera élevée par rapport à la norme pour l’âge du patient ; plusieurs prélèvements de GH sont également informatifs et aucune valeur ne sera basse (<1 mUI/L) contrairement au sujet sain.

Le complément du diagnostic se fait avec un test dynamique de freinage : dosage de la GH sous HGPO

Les éléments diagnostiques d’un hypercortisolisme lors bilan hypophysaire statique est un dosage de cortisol à minuit qui ne sera pas bas contrairement au sujet sain, et le cortisol libre urinaire des 24h, rapporté à la créatininurie, qui sera augmenté (FLU).

L’autre élément du diagnostic se fait avec un test dynamique de freinage : freinage minute à la dexamethasone, réalisable en ambulatoire.

Le diagnostic d’hypercortisolisme posé, le dosage statique d’ACTH, non bas, confirme l’origine ACTH dépendant.

Le diagnostic d’une cause hypophysaire de la sécrétion et non ectopique se fait avec des tests dynamiques : freinage fort à la dexamethasone, test au CRH, test à la desmopressine.


Le diagnostic clinique de l’insuffisance antéhypophysaire a été détaillé dans le chapitre 3 rang A.

Le bilan est le même que ci-dessus dans le contexte de syndrome tumorale avec nécessité de rechercher biologiquement l’insuffisance antéhypophysaire.

Cortisol 8h, Testostérone chez l’homme et 17 béta œstradiol chez la femme, FSH, LH, T4, TSH, Prolactine, +/- IGF1 GH.

Attention en cas de valeur non effondrée du cortisol (et non élevée), un test dynamique de stimulation, test au Synacthène sur le cortisol, est nécessaire ; l’absence de réponse suffisante confirme l’insuffisance corticotrope. Si le test au synthèse montre une réponse mais que la suspicion clinique est forte, un test d'hypoglycémie insulinique peut être nécessaire pour éliminer une insuffisance corticotrope modére.

Et pour le diagnostic d’insuffisance somatotrope, le test dynamique de stimulation est indispensable : par exemple hypoglycémie insulinique sur l’hormone de croissance.

En cas de découverte fortuite d’une lésion hypophysaire, le bilan dépend de la clinique et de la taille de la lésion.

En cas de microadénome : recherche d’hypersécrétion mais pas d’insuffisance (sauf insuffisance gonadotrope en cas de microprolactinome)

En cas de macroadénome : recherche d’hypersécrétion et d’insuffisance



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