Connaître les indications et contre-indications vaccinales chez l'immunodéprimé OIC-191-11-B
La vaccination en cas d’immunodépression présente certaines particularités qui justifient des recommandations spécifiques :
- le risque de survenue de maladie vaccinale après administration d’un vaccin vivant contre-indique de principe l’utilisation de ces vaccins chez l’immunodéprimé ;
- la diminution de l’immunogénicité des vaccins peut justifier dans certains cas des schémas vaccinaux particuliers ;
- un risque accru de complications associées à certaines infections justifie la recommandation de vaccinations spécifiques.
- Lorsque la mise en place d'un traitement immunosuppresseur peut être planifiée, il convient de vacciner le patient au moins 2 semaines avant le début de celui-ci.
- Dans certaines situations le dosage des anticorps sériques protecteurs peut être proposé quatre à six semaines après la vaccination (ou à distance de celle-ci) afin de vérifier l’immunogénicité de la vaccination et proposer des injections vaccinales supplémentaires en cas de réponse insuffisante.
Contre indications
- L'existence d'un déficit immunitaire est une contre-indication à la vaccination avec un vaccin vivant atténué (ROR, BCG, antipoliomyélitique oral, Fièvre jaune, VZV)
Indications
- Chez un patient immunodéprimé on doit s'assurer que le calendrier vaccinal est à jour
- Les patients immunodéprimés doivent recevoir une vaccination anti grippale chaque année
- Certains vaccins spécifiques seront utilisés en fonction du déficit immunitaire concerné
Exemples :
Patients vivant avec le VIH :
- Vaccins du calendrier
- Vaccination anti-pneumococcique : Vaccin conjugué puis vaccin polysaccharidique 2 mois et 5 ans après
- Vaccination anti-grippale annuelle
- Vaccination anti-VHB
- Vaccins vivants atténués contre-indiqués si CD4<0.2G/L