L’indication de la transfusion s’intègre aujourd’hui dans une réflexion plus globale désignée par l’expression « patient blood management », que l’on peut traduire par « la gestion du sang centrée autour des besoins spécifiques du patient ». Il s’agit d’une approche multidisciplinaire, appliquant les principes de la médecine fondée sur des preuves, permettant d’optimiser les soins des patients qui pourraient avoir besoin de transfusions. Cela passe par :
· une optimisation de l’hématopoïèse (par exemple traitement spécifique d’une anémie, notamment en contexte préopératoire) ;
· une minimisation des pertes de sang (gestion de l’hémostase et modalités d’épargne sanguine pré-, per- et postopératoires) ;
· une optimisation de la tolérance à l’anémie (maintien d’une stabilité hémodynamique, oxygénation adéquate, contrôle de la douleur et de la sédation, normothermie et traitement rapide de toute infection).
Pour ce qui est de la transfusion de CGR, l’objectif est d’apporter une oxygénation tissulaire adéquate en cas d’anémie symptomatique ou en deçà d’un certain seuil en fonction du terrain et d’éventuelles comorbidités.
L’indication ne doit pas reposer que sur le seuil hémoglobine
Elle doit prendre en compte la tolérance de l’anémie et le rapport bénéfice/risque pour chaque patient
En fonction des situations cliniques, l’HAS a défini des seuils indiquant la prescription d’un CGR
· En contexte péri opératoire :
o 7 g/dl tout patient sans Antécédent
o 8-9g/dl en cas d’antécédents cardio-vasculaires
o 10 g/dl en d’intolérance, d’insuffisance coronarienne aiguë ou de prise de bêtabloquant
· En contexte de Transfusion Massive (TM)
o Rappel : l’HAS définit la TM lorsque plus de dix CGR en moins de 24 heures ont été transfusés ou que la moitié de la masse sanguine a été remplacée en moins de trois heures
o L’objectif d’une transfusion précoce est de prévenir la coagulopathie post traumatique
o Outre les mesures de réanimation spécifiques décrites dans une autre fiche, le volet transfusionnel comprend l’administration rapide de « packs » transfusionnels dont les ratios permettent d’être proche de la compostion du sang total. On peut donc définir 1 pack composé de 3 CGR et 3 PFC auquel sera ajouté 1 concentré de plaquettes dès la prescription du 2° pack.
· Patient traumatisé hors TM
o 8-9g/dl à privilégier
· En contexte oncohématologique
o En cas d’hémopathie maligne, de greffe ou de tumeurs solides, un seuil de 8 g/dl est retenu
o Ce seuil peut passer à 10 g/dl en cas d’intolérance ou de pathologie cardio-vasculaire associée
· Non recommandé
o Il est rappelé que les anémies carentielles (Fer, B9, B12) d’installation progressive relèvent de thérapeutiques spécifiques avec un très rare recours aux transfusions
· Les autres situations (hémoglobinopathies, anémies fœtales et néonatales, les anémies hémolytiques auto immunes …) représentent des contextes spécifiques et spécialisés sont traitées par ailleurs
♥∞
L’indication de la transfusion s’intègre aujourd’hui dans une réflexion plus globale désignée par l’expression « patient blood management », que l’on peut traduire par « la gestion du sang centrée autour des besoins spécifiques du patient ». Il s’agit d’une approche multidisciplinaire, appliquant les principes de la médecine fondée sur des preuves, permettant d’optimiser les soins des patients qui pourraient avoir besoin de transfusions. Cela passe par :
· une optimisation de l’hématopoïèse (par exemple traitement spécifique d’une anémie, notamment en contexte préopératoire) ;
· une minimisation des pertes de sang (gestion de l’hémostase et modalités d’épargne sanguine pré-, per- et postopératoires) ;
· une optimisation de la tolérance à l’anémie (maintien d’une stabilité hémodynamique, oxygénation adéquate, contrôle de la douleur et de la sédation, normothermie et traitement rapide de toute infection).
Pour ce qui est de la transfusion de CGR, l’objectif est d’apporter une oxygénation tissulaire adéquate en cas d’anémie symptomatique ou en deçà d’un certain seuil en fonction du terrain et d’éventuelles comorbidités.
L’indication ne doit pas reposer que sur le seuil hémoglobine
Elle doit prendre en compte la tolérance de l’anémie et le rapport bénéfice/risque pour chaque patient
En fonction des situations cliniques, l’HAS a défini des seuils indiquant la prescription d’un CGR
· En contexte péri opératoire :
o 7 g/dl tout patient sans Antécédent
o 8-9g/dl en cas d’antécédents cardio-vasculaires
o 10 g/dl en d’intolérance, d’insuffisance coronarienne aiguë ou de prise de bêtabloquant
· En contexte de Transfusion Massive (TM)
o Rappel : l’HAS définit la TM lorsque plus de dix CGR en moins de 24 heures ont été transfusés ou que la moitié de la masse sanguine a été remplacée en moins de trois heures
o L’objectif d’une transfusion précoce est de prévenir la coagulopathie post traumatique
o Outre les mesures de réanimation spécifiques décrites dans une autre fiche, le volet transfusionnel comprend l’administration rapide de « packs » transfusionnels dont les ratios permettent d’être proche de la compostion du sang total. On peut donc définir 1 pack composé de 3 CGR et 3 PFC auquel sera ajouté 1 concentré de plaquettes dès la prescription du 2° pack.
· Patient traumatisé hors TM
o 8-9g/dl à privilégier
· En contexte oncohématologique
o En cas d’hémopathie maligne, de greffe ou de tumeurs solides, un seuil de 8 g/dl est retenu
o Ce seuil peut passer à 10 g/dl en cas d’intolérance ou de pathologie cardio-vasculaire associée
· Non recommandé
o Il est rappelé que les anémies carentielles (Fer, B9, B12) d’installation progressive relèvent de thérapeutiques spécifiques avec un très rare recours aux transfusions
· Les autres situations (hémoglobinopathies, anémies fœtales et néonatales, les anémies hémolytiques auto immunes …) représentent des contextes spécifiques et spécialisés sont traitées par ailleurs