La prise médicamenteuse par une femme enceinte peut avoir lieu :
La grossesse entraine des modifications pharmacocinétiques et pharmacodynamiques qui rendent la prescription de médicament difficile et les adaptations de posologie dynamiques au cours des différentes périodes de la grossesse.
Les modifications pharmacocinétiques chez la femme enceinte se traduisent par une diminution des concentrations :
Il conviendra donc d’être attentif au risque de sous-exposition avec ces médicaments.
En fonction de la voie métabolique, les concentrations des médicaments métabolisés par le foie peuvent voir leurs concentrations
Les vomissements au premier trimestre peuvent par ailleurs perturber l’absorption des médicaments.
Dans tous les cas, la prise d’un médicament par une femme enceinte expose l’enfant à naître à une éventuelle tératogénicité ou des complications néonatales, en raison d’un passage transplacentaire de la plupart des médicaments.
Ce risque nécessite donc une évaluation de la balance bénéfice-risque dans le contexte de la grossesse pour juger de la pertinence de la prescription. Des pictogrammes indiquant le risque tératogène ou foetotoxique figurent depuis 2017 sur les conditionnements des médicaments.
Ces risques varient selon la période d’exposition au médicament :
Pour autant, si seuls les médicaments essentiels au traitement de la femme enceinte doivent être prescrits, les patientes ne doivent pas être sous-traitées. Les traitements chroniques des patientes ne doivent pas être interrompus sans recherche d’alternative. Il faudra privilégier les médicaments bien évalués et pour lesquels il existe un recul suffisant dans l’utilisation chez la femme enceinte (>1000 grossesses traitées).
De nombreux médicaments sont compatibles avec l’allaitement. Néanmoins, les mêmes règles que chez la femme enceinte s’appliquent quant à la nécessité de ne prescrire que les médicaments essentiels. Il faudra privilégier les médicaments qui diffusent peu dans le lait maternel et dont les concentrations circulantes ne sont pas susceptibles d’occasionner des effets indésirables chez le nouveau-né. Les médicaments à demi-vie courte seront à préférer et à administrer après une tétée tandis qu’il faudra proscrire les médicaments à libération modifiée, très lipophiles ou avec des métabolites actifs.
Il existe des centres experts qui peuvent répondre aux cliniciens sur les questions relatives aux médicaments et à la grossesse et à l’allaitement. Ce sont
Enfin, il sera nécessaire de prévenir les femmes enceintes et allaitantes quant aux risques potentiels liés à l’automédication. Aucun traitement, même disponible en vente libre, ne devra être pris sans avis médical.
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La prise médicamenteuse par une femme enceinte peut avoir lieu :
La grossesse entraine des modifications pharmacocinétiques et pharmacodynamiques qui rendent la prescription de médicament difficile et les adaptations de posologie dynamiques au cours des différentes périodes de la grossesse.
Les modifications pharmacocinétiques chez la femme enceinte se traduisent par une diminution des concentrations :
Il conviendra donc d’être attentif au risque de sous-exposition avec ces médicaments.
En fonction de la voie métabolique, les concentrations des médicaments métabolisés par le foie peuvent voir leurs concentrations
Les vomissements au premier trimestre peuvent par ailleurs perturber l’absorption des médicaments.
Dans tous les cas, la prise d’un médicament par une femme enceinte expose l’enfant à naître à une éventuelle tératogénicité ou des complications néonatales, en raison d’un passage transplacentaire de la plupart des médicaments.
Ce risque nécessite donc une évaluation de la balance bénéfice-risque dans le contexte de la grossesse pour juger de la pertinence de la prescription. Des pictogrammes indiquant le risque tératogène ou foetotoxique figurent depuis 2017 sur les conditionnements des médicaments.
Ces risques varient selon la période d’exposition au médicament :
Pour autant, si seuls les médicaments essentiels au traitement de la femme enceinte doivent être prescrits, les patientes ne doivent pas être sous-traitées. Les traitements chroniques des patientes ne doivent pas être interrompus sans recherche d’alternative. Il faudra privilégier les médicaments bien évalués et pour lesquels il existe un recul suffisant dans l’utilisation chez la femme enceinte (>1000 grossesses traitées).
De nombreux médicaments sont compatibles avec l’allaitement. Néanmoins, les mêmes règles que chez la femme enceinte s’appliquent quant à la nécessité de ne prescrire que les médicaments essentiels. Il faudra privilégier les médicaments qui diffusent peu dans le lait maternel et dont les concentrations circulantes ne sont pas susceptibles d’occasionner des effets indésirables chez le nouveau-né. Les médicaments à demi-vie courte seront à préférer et à administrer après une tétée tandis qu’il faudra proscrire les médicaments à libération modifiée, très lipophiles ou avec des métabolites actifs.
Il existe des centres experts qui peuvent répondre aux cliniciens sur les questions relatives aux médicaments et à la grossesse et à l’allaitement. Ce sont
Enfin, il sera nécessaire de prévenir les femmes enceintes et allaitantes quant aux risques potentiels liés à l’automédication. Aucun traitement, même disponible en vente libre, ne devra être pris sans avis médical.