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Connaître les situations (cliniques et anamnestiques) devant faire suspecter un syndrome de Lynch OIC-291-09-B

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Ce syndrome de prédisposition génétique augmente fortement le risque de développer un cancer colorectal, de l’endomètre, des voies excrétrices urinaires, de l’intestin grêle mais aussi de l’estomac, des voies biliaires ou des ovaires. Il est lié à une inactivation germinale d’un des gènes de réparation des mésappariements de l’ADN (MMR pour Mismatch Repair) : MLH1, MSH2, MSH6 et PMS2. Il est transmis sur le mode autosomique dominant. L’inactivation biallélique d’un gène MMR conduit à un phénotype tumoral dit « d-MMR » (déficient MMR) détecté par une instabilité des microsatellites (MSI) et/ou par une perte d’expression de protéines MMR en immuno-histochimie. Ce phénotype d-MMR n’est pas spécifique du syndrome de Lynch et est aussi observé dans des cancers sporadiques. Il est lié dans ce cas à une hyperméthylation du promoteur de MLH1 dans la tumeur. Ce phénotype est largement recherché actuellement en oncologie car il est un facteur pronostique majeur de bonne réponse à l’immunothérapie. Lorsqu’un phénotype d-MMR est mis en évidence dans une tumeur colorectale ou endométriale par une analyse moléculaire (MSI) et/ou par immunohistochimie perte d’expression de protéines MMR), il convient d’éliminer une inactivation somatique de MLH1 (permettant d’affirmer le caractère sporadique), avant de rechercher une mutation germinale d’un gène MMR dans le cadre d’une consultation d’oncogénétique.

Les éléments suivants doivent conduire à une analyse du statut MMR de la tumeur pour dépister un éventuel syndrome de Lynch (recommandations INCa) :

·       cancer colorectal ou de l’endomètre chez un patient de moins de 60 ans

·       cancers multiples du spectre du syndrome de Lynch chez un même patient (synchrones ou métachrones)

·       antécédents familiaux de cancers du spectre du syndrome de Lynch  (1 parent au premier degré avant 50 ans ou 2 parents au premier ou second degré)

Le diagnostic de syndrome de Lynch conduit à une surveillance spécifique.




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Ce syndrome de prédisposition génétique augmente fortement le risque de développer un cancer colorectal, de l’endomètre, des voies excrétrices urinaires, de l’intestin grêle mais aussi de l’estomac, des voies biliaires ou des ovaires. Il est lié à une inactivation germinale d’un des gènes de réparation des mésappariements de l’ADN (MMR pour Mismatch Repair) : MLH1, MSH2, MSH6 et PMS2. Il est transmis sur le mode autosomique dominant. L’inactivation biallélique d’un gène MMR conduit à un phénotype tumoral dit « d-MMR » (déficient MMR) détecté par une instabilité des microsatellites (MSI) et/ou par une perte d’expression de protéines MMR en immuno-histochimie. Ce phénotype d-MMR n’est pas spécifique du syndrome de Lynch et est aussi observé dans des cancers sporadiques. Il est lié dans ce cas à une hyperméthylation du promoteur de MLH1 dans la tumeur. Ce phénotype est largement recherché actuellement en oncologie car il est un facteur pronostique majeur de bonne réponse à l’immunothérapie. Lorsqu’un phénotype d-MMR est mis en évidence dans une tumeur colorectale ou endométriale par une analyse moléculaire (MSI) et/ou par immunohistochimie perte d’expression de protéines MMR), il convient d’éliminer une inactivation somatique de MLH1 (permettant d’affirmer le caractère sporadique), avant de rechercher une mutation germinale d’un gène MMR dans le cadre d’une consultation d’oncogénétique.

Les éléments suivants doivent conduire à une analyse du statut MMR de la tumeur pour dépister un éventuel syndrome de Lynch (recommandations INCa) :

·       cancer colorectal ou de l’endomètre chez un patient de moins de 60 ans

·       cancers multiples du spectre du syndrome de Lynch chez un même patient (synchrones ou métachrones)

·       antécédents familiaux de cancers du spectre du syndrome de Lynch  (1 parent au premier degré avant 50 ans ou 2 parents au premier ou second degré)

Le diagnostic de syndrome de Lynch conduit à une surveillance spécifique.



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