Données épidémiologiques mondiales :
Les dernières données mondiales concernant la prévalence des violences sont issues du Rapport mondial sur la violence et la santé publié par l’OMS en 2002[1]. Il est important de noter que ces estimations présentées dans l’illustration 1 sont probablement sous-estimées, en raison des capacités de chaque pays à collecter et transmettre ces données (illustration 1).
La violence n’est pas répartie équitablement entre les sexes et les groupes d’âge. Ainsi sur les chiffres présentés dans l’illustration 2, 77% des 520 000 victimes d’homicides étaient des hommes, d’âge compris le plus souvent entre 15 et 29 ans. De même pour les 815 000 victimes de suicide, 60% étaient des hommes. Le taux de suicide augmente par ailleurs avec l’âge, et c’est parmi les personnes de 60 ans et plus qu’il est le plus important. Les taux de morts violentes varient également en fonction du revenu du pays, avec une prévalence plus de deux fois plus élevée dans les pays à faibles revenus[1].
Concernant les violences domestiques, toujours selon l’OMS, 1 femme sur 4 subit la violence d’un partenaire intime au cours de sa vie, et 1 enfant sur 3 est exposé à l’une ou l’autre forme de violence interpersonnelle par ses parents ou d’autres membres de sa famille, par d’autres personnes qui s’occupent de lui ou par ses camarades[2].
Il n’existe pas de données mondiales concernant la prévalence des violences interpersonnelles au travail.
Données épidémiologiques françaises :
La plupart de ces données émanent de l’enquête Violences et rapports de genre (VIRAGE)[3]. Là encore, les données sont à interpréter avec précaution et il existe des différences entre les sexes et les groupes d’âge.
- Violences au travail : 20 % des femmes et 15,5 % des hommes déclarent avoir subi au moins un fait de violence dans les 12 derniers mois au travail[3].
- Violences dans l’espace public : une femme sur quatre (25 %) déclare avoir subi au moins un des faits évoqués (insulte, drague importune, violences physiques ou sexuelles) contre environ un homme sur sept (14 %) dans les 12 derniers mois dans l’espace public[3].
- Violences scolaires : ces faits ont plus souvent lieu dans des établissements dits « moins favorisés » et environ 9 incidents graves sur 10 sont commis par des élèves, très majoritairement des garçons, le plus souvent sur des garçons. Les incidents graves sont majoritairement des faits de violences verbales et physiques (respectivement 42 et 30 %), mais peuvent aussi être des atteintes à la vie privée via les réseaux sociaux, des atteintes aux biens ou des violences sexuelles[4].
- Violences domestiques :
* sur le/la partenaire : les femmes déclarent tous types de violences graves et/ou répétées, qu’elles soient psychologiques (une femme sur vingt), physiques (1 %) ou sexuelles (0,1 %). Les hommes déclarent plus souvent des faits arrivés une seule fois, qu’ils jugent sans gravité[3]. L’illustration 2 issue de l’enquête VIRAGE présente quelques données supplémentaires (illustration 2).
* sur l’enfant : selon différentes sources de données synthétisées par l’Observatoire National de la Protection de l’Enfance (ONPE), environ 1 enfant sur 10 se déclarerait comme ayant été victime de violences physiques de manière durable durant l’enfance ou l’adolescence et environ 1 enfant 100 se déclarerait comme ayant été victime de violences sexuelles. Parmi eux, seuls environ 10 % auraient été pris en charge par des services de protection de l’enfance[5].
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Données épidémiologiques mondiales :
Les dernières données mondiales concernant la prévalence des violences sont issues du Rapport mondial sur la violence et la santé publié par l’OMS en 2002[1]. Il est important de noter que ces estimations présentées dans l’illustration 1 sont probablement sous-estimées, en raison des capacités de chaque pays à collecter et transmettre ces données (illustration 1).
La violence n’est pas répartie équitablement entre les sexes et les groupes d’âge. Ainsi sur les chiffres présentés dans l’illustration 2, 77% des 520 000 victimes d’homicides étaient des hommes, d’âge compris le plus souvent entre 15 et 29 ans. De même pour les 815 000 victimes de suicide, 60% étaient des hommes. Le taux de suicide augmente par ailleurs avec l’âge, et c’est parmi les personnes de 60 ans et plus qu’il est le plus important. Les taux de morts violentes varient également en fonction du revenu du pays, avec une prévalence plus de deux fois plus élevée dans les pays à faibles revenus[1].
Concernant les violences domestiques, toujours selon l’OMS, 1 femme sur 4 subit la violence d’un partenaire intime au cours de sa vie, et 1 enfant sur 3 est exposé à l’une ou l’autre forme de violence interpersonnelle par ses parents ou d’autres membres de sa famille, par d’autres personnes qui s’occupent de lui ou par ses camarades[2].
Il n’existe pas de données mondiales concernant la prévalence des violences interpersonnelles au travail.
Données épidémiologiques françaises :
La plupart de ces données émanent de l’enquête Violences et rapports de genre (VIRAGE)[3]. Là encore, les données sont à interpréter avec précaution et il existe des différences entre les sexes et les groupes d’âge.
- Violences au travail : 20 % des femmes et 15,5 % des hommes déclarent avoir subi au moins un fait de violence dans les 12 derniers mois au travail[3].
- Violences dans l’espace public : une femme sur quatre (25 %) déclare avoir subi au moins un des faits évoqués (insulte, drague importune, violences physiques ou sexuelles) contre environ un homme sur sept (14 %) dans les 12 derniers mois dans l’espace public[3].
- Violences scolaires : ces faits ont plus souvent lieu dans des établissements dits « moins favorisés » et environ 9 incidents graves sur 10 sont commis par des élèves, très majoritairement des garçons, le plus souvent sur des garçons. Les incidents graves sont majoritairement des faits de violences verbales et physiques (respectivement 42 et 30 %), mais peuvent aussi être des atteintes à la vie privée via les réseaux sociaux, des atteintes aux biens ou des violences sexuelles[4].
- Violences domestiques :
* sur le/la partenaire : les femmes déclarent tous types de violences graves et/ou répétées, qu’elles soient psychologiques (une femme sur vingt), physiques (1 %) ou sexuelles (0,1 %). Les hommes déclarent plus souvent des faits arrivés une seule fois, qu’ils jugent sans gravité[3]. L’illustration 2 issue de l’enquête VIRAGE présente quelques données supplémentaires (illustration 2).
* sur l’enfant : selon différentes sources de données synthétisées par l’Observatoire National de la Protection de l’Enfance (ONPE), environ 1 enfant sur 10 se déclarerait comme ayant été victime de violences physiques de manière durable durant l’enfance ou l’adolescence et environ 1 enfant 100 se déclarerait comme ayant été victime de violences sexuelles. Parmi eux, seuls environ 10 % auraient été pris en charge par des services de protection de l’enfance[5].