On appelle « violence institutionnelle toute action commise dans ou par une institution, ou toute absence d’action qui cause à l’enfant une souffrance physique ou psychologique inutile et/ou qui entrave son évolution ultérieure » (Stanislaw Tomckiewicz). La violence institutionnelle (ou violence en institution) est généralement définie par ses conséquences, pour la personne qui la subit, en termes de souffrance et d’entrave à son développement et à son bien-être. Cette définition peut être élargie à « tout ce qui donne prééminence aux intérêts de l’institution sur les intérêts de l’enfant » (Éliane Corbet). La violence institutionnelle recouvre donc un champ large, comportant aussi bien des actions que des omissions, elle se définit par ses conséquences sur le bien-être de la personne accueillie dans l’établissement. Elle vise aussi bien les violences en « creux », les discontinuités et les mini-ruptures de la vie quotidienne que les brutalités avérées. La violence en institution recouvre également les passages à l’acte isolé commis par des professionnels ou d’autres résidents dans l’institution, sans que nécessairement le fonctionnement de l’établissement puisse être mis en cause.
La notion de violence structurelle a été introduite en 1971 par Johan Galtung et Tord Hoivik dans leur article Structural and direct violence. Selon Galtung, il y a violence structurelle lorsque les structures politico-économiques empêchent les individus ou des groupes de réaliser leurs potentialités spirituelles ou somatiques. Il faut donc entendre par violence structurelle tout ce qui détruit les hommes dans leur être psychique, physique et spirituel de manière anonyme et sans qu'ils soient agressés personnellement par les armes (par exemple, un enfant doué qui est privé d'éducation en raison de son appartenance raciale ; un homme qui meurt de faim au milieu d'une monde abondant en nourriture.) Cette violence creuse un fossé considérable entre une réalité existante (analphabétisme, faim) et une réalité possible (éducation, santé). Les sources des violences structurelles sont à rechercher dans des lois, des règles, des normes ou des habitudes d'une structure donnée (structures politiques, judiciaires, familiales, sociales, scolaires, religieuses, militaires, de travail), lorsqu'elles nuisent physiquement et/ou psychologiquement des individus ou des groupes, notamment par des contraintes, des menaces, des sanctions ou des limitations qui entravent leur fonctionnement et leur épanouissement. Les violences structurelles prennent la forme des discriminations institutionnalisées de type racistes, nationalistes, religieuses, sexistes, sexuelles, générationnelles, économiques, sociales et politiques. La réduction de la violence structurelle se fonde sur certaines notions telles que justice sociale, équité, émancipation, participation, liberté, responsabilité, droits de l'homme et bien-être. Elle se rapproche aussi concrètement d'une conception large de la lutte contre le sous-développement et l'autoritarisme.
La violence symbolique est la dimension culturelle ou communautaire de la violence structurelle, elle écarte toute solution alternative pour ne garder que la possibilité proposée par l’ordre social local comme allant de soi et seule valable.
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On appelle « violence institutionnelle toute action commise dans ou par une institution, ou toute absence d’action qui cause à l’enfant une souffrance physique ou psychologique inutile et/ou qui entrave son évolution ultérieure » (Stanislaw Tomckiewicz). La violence institutionnelle (ou violence en institution) est généralement définie par ses conséquences, pour la personne qui la subit, en termes de souffrance et d’entrave à son développement et à son bien-être. Cette définition peut être élargie à « tout ce qui donne prééminence aux intérêts de l’institution sur les intérêts de l’enfant » (Éliane Corbet). La violence institutionnelle recouvre donc un champ large, comportant aussi bien des actions que des omissions, elle se définit par ses conséquences sur le bien-être de la personne accueillie dans l’établissement. Elle vise aussi bien les violences en « creux », les discontinuités et les mini-ruptures de la vie quotidienne que les brutalités avérées. La violence en institution recouvre également les passages à l’acte isolé commis par des professionnels ou d’autres résidents dans l’institution, sans que nécessairement le fonctionnement de l’établissement puisse être mis en cause.
La notion de violence structurelle a été introduite en 1971 par Johan Galtung et Tord Hoivik dans leur article Structural and direct violence. Selon Galtung, il y a violence structurelle lorsque les structures politico-économiques empêchent les individus ou des groupes de réaliser leurs potentialités spirituelles ou somatiques. Il faut donc entendre par violence structurelle tout ce qui détruit les hommes dans leur être psychique, physique et spirituel de manière anonyme et sans qu'ils soient agressés personnellement par les armes (par exemple, un enfant doué qui est privé d'éducation en raison de son appartenance raciale ; un homme qui meurt de faim au milieu d'une monde abondant en nourriture.) Cette violence creuse un fossé considérable entre une réalité existante (analphabétisme, faim) et une réalité possible (éducation, santé). Les sources des violences structurelles sont à rechercher dans des lois, des règles, des normes ou des habitudes d'une structure donnée (structures politiques, judiciaires, familiales, sociales, scolaires, religieuses, militaires, de travail), lorsqu'elles nuisent physiquement et/ou psychologiquement des individus ou des groupes, notamment par des contraintes, des menaces, des sanctions ou des limitations qui entravent leur fonctionnement et leur épanouissement. Les violences structurelles prennent la forme des discriminations institutionnalisées de type racistes, nationalistes, religieuses, sexistes, sexuelles, générationnelles, économiques, sociales et politiques. La réduction de la violence structurelle se fonde sur certaines notions telles que justice sociale, équité, émancipation, participation, liberté, responsabilité, droits de l'homme et bien-être. Elle se rapproche aussi concrètement d'une conception large de la lutte contre le sous-développement et l'autoritarisme.
La violence symbolique est la dimension culturelle ou communautaire de la violence structurelle, elle écarte toute solution alternative pour ne garder que la possibilité proposée par l’ordre social local comme allant de soi et seule valable.