La violence se définit comme étant la menace ou l’utilisation délibérée de la force physique ou du pouvoir contre soi-même, contre autrui ou contre un groupe ou une communauté qui entraîne ou risque fortement d’entraîner un traumatisme, un décès, des dommages psychologiques, un mauvais développement ou des privations. Cette définition englobe à la fois (a) l’acte lui-même, (b) les différentes conséquences qui peuvent en découler, ainsi que (c) les différentes formes que peut prendre la violence. Des précisions peuvent être apportées à cette définition selon le contexte dans lequel la violence se produit, selon la relation entre l’auteur et la victime ou encore selon le type particulier de violence, par exemple de violence conjugale. On peut distinguer trois relations de violence, à savoir la violence interpersonnelle qui se produit entre des personnes, la violence collective (sociale, politique et économique) et la violence auto-infligée (comportement suicidaire et sévices auto-infligés).
La violence scolaire désigne l'ensemble des paroles, des attitudes, des gestes, des actes, des jeux et des punitions qui blessent moralement ou physiquement une personne. Cet ensemble comprend six principales formes de violence : la violence verbale (insultes, menaces, moqueries, humiliations) ; la violence physique (frappes, bousculades, fessées, maltraitance d’un objet appartenant à une personne) ; la violence sociale (exclusion ou invisibilisation d’un individu ou d’un groupe à cause de ses origines ethniques, de sa religion ou d'une infirmité, répandre des rumeurs sur autrui) ; la violence matérielle (voler les effets ou l'argent d'autrui, casser, dégrader ses biens ou ceux d'un groupe de personnes) ; la violence sexuelle (insultes, paroles, gestes à caractère sexuel ; obligation faite à un élève d'avoir des rapports sexuels en échange de bonnes notes) ; la cyber-violence (menaces, lynchage, dénigrement, médisances, usurpation d’identité, propagation d’informations personnelles, diffusion de vidéos violentes à partir de sites internet, de réseaux sociaux ou de smartphones, publication d’images humiliantes). La spécificité de cette violence est son caractère public, amplifié par le Web, qui agit ici comme une caisse de résonance. Lorsqu'elle s'exerce à l'école, la violence s'observe principalement dans la cour de récréation, le foyer des élèves, la salle de classe, les bureaux administratifs, le terrain de sport, les couloirs, derrière les salles de classe, l'infirmerie, les toilettes, etc. Lorsqu’elle s’exerce à l’extérieur de l’école, elle peut se produire par exemple dans les transports publics, sur le chemin de l’école, chez le boutiquier ou sur les aires de jeux situés autour de l’école.
On est en présence de violence domestique dès lors qu’une personne exerce ou menace d’exercer une violence physique, psychique ou sexuelle au sein d’une relation familiale, conjugale ou maritale en cours ou dissoute. Cette définition fait apparaître que la violence domestique survient aussi dans les couples ne vivant pas ensemble ou séparés. La violence domestique englobe divers schémas et formes de violence. Néanmoins, il est possible de définir des caractéristiques principales de la violence domestique qui permettent de la différencier d’autres actes de violence, p. ex. de la violence dans l’espace public. 1) Il existe un lien émotionnel entre l’auteur·e et la victime. Ce lien subsiste souvent même après une séparation ou un divorce. 2) Les actes violents se déroulent la majeure partie du temps à la maison, c’est-à-dire dans un endroit censé offrir sécurité et protection. 3) En exerçant ou en menaçant d’exercer une violence corporelle, une violence sexuelle ou une violence psychique, l’auteure de violence porte atteinte à l’intégrité corporelle et/ou psychique de la victime. 4) La plupart du temps, la violence domestique est exercée sur une longue durée et son intensité augmente généralement avec le temps. Fait exception, le comportement agressif ponctuel en situation de conflit. 5) Il y a un rapport évident entre la domination dans la relation et l’exercice de la violence. Dans le cas de la violence domestique, l’auteur.e de la violence profite souvent d’un rapport de force asymétrique. Le risque de violence est le plus bas lorsque les couples vivent sur un pied d’égalité. 6) La dynamique de violence spécifique de la violence domestique – la spirale de la violence – doit être prise en considération de manière à permettre un aménagement des offres de conseil et d’intervention efficace et conforme aux besoins.
La violence au travail se produit lorsqu’un ou plusieurs salariés sont agressés dans des circonstances liées au travail. Elle va du manque de respect à la manifestation de la volonté de nuire, de détruire, de l’incivilité à l’agression physique. La violence au travail peut prendre la forme d’agression verbale, d’agression comportementale, notamment sexiste, d’agression physique, etc. On retrouve généralement : des comportements menaçants (gestes du poing, destruction matérielle, objets lancés) ; des menaces orales ou écrites (toute expression d’une intention d’infliger du mal des faits de harcèlement : tout comportement qui abaisse une personne, l’humilie, la gêne, l’inquiète, l’ennuie ou l’injurie, que cela soit par des mots, des gestes, de l’intimidation, de la contrainte ou d’autres activités inappropriées) ; des excès verbaux (jurons, insultes ou langage condescendant) ; des actes d’agression physique (coups portés de la main ou du pied, poussées, bousculade). On distingue deux catégories. Les violences externes concernent l’exposition des salariés aux violences émanant d’usagers, de clients ou de patients. Les violences internes s’exercent contre les professionnels, entre deux individus ou entre un individu et un groupe. Elles peuvent être retournées vers la personne elle-même (suicide) ou déviées vers le matériel et les équipements (sabotage ou destruction). Des passages à l’acte violents peuvent également se produire sur le lieu de travail qui prennent la forme d’agressions de collègues, de supérieurs hiérarchiques ou se manifester sous la forme de sabotages des installations ou des machines (la destruction de l’outil de travail, des coups de pied dans les machines).
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La violence se définit comme étant la menace ou l’utilisation délibérée de la force physique ou du pouvoir contre soi-même, contre autrui ou contre un groupe ou une communauté qui entraîne ou risque fortement d’entraîner un traumatisme, un décès, des dommages psychologiques, un mauvais développement ou des privations. Cette définition englobe à la fois (a) l’acte lui-même, (b) les différentes conséquences qui peuvent en découler, ainsi que (c) les différentes formes que peut prendre la violence. Des précisions peuvent être apportées à cette définition selon le contexte dans lequel la violence se produit, selon la relation entre l’auteur et la victime ou encore selon le type particulier de violence, par exemple de violence conjugale. On peut distinguer trois relations de violence, à savoir la violence interpersonnelle qui se produit entre des personnes, la violence collective (sociale, politique et économique) et la violence auto-infligée (comportement suicidaire et sévices auto-infligés).
La violence scolaire désigne l'ensemble des paroles, des attitudes, des gestes, des actes, des jeux et des punitions qui blessent moralement ou physiquement une personne. Cet ensemble comprend six principales formes de violence : la violence verbale (insultes, menaces, moqueries, humiliations) ; la violence physique (frappes, bousculades, fessées, maltraitance d’un objet appartenant à une personne) ; la violence sociale (exclusion ou invisibilisation d’un individu ou d’un groupe à cause de ses origines ethniques, de sa religion ou d'une infirmité, répandre des rumeurs sur autrui) ; la violence matérielle (voler les effets ou l'argent d'autrui, casser, dégrader ses biens ou ceux d'un groupe de personnes) ; la violence sexuelle (insultes, paroles, gestes à caractère sexuel ; obligation faite à un élève d'avoir des rapports sexuels en échange de bonnes notes) ; la cyber-violence (menaces, lynchage, dénigrement, médisances, usurpation d’identité, propagation d’informations personnelles, diffusion de vidéos violentes à partir de sites internet, de réseaux sociaux ou de smartphones, publication d’images humiliantes). La spécificité de cette violence est son caractère public, amplifié par le Web, qui agit ici comme une caisse de résonance. Lorsqu'elle s'exerce à l'école, la violence s'observe principalement dans la cour de récréation, le foyer des élèves, la salle de classe, les bureaux administratifs, le terrain de sport, les couloirs, derrière les salles de classe, l'infirmerie, les toilettes, etc. Lorsqu’elle s’exerce à l’extérieur de l’école, elle peut se produire par exemple dans les transports publics, sur le chemin de l’école, chez le boutiquier ou sur les aires de jeux situés autour de l’école.
On est en présence de violence domestique dès lors qu’une personne exerce ou menace d’exercer une violence physique, psychique ou sexuelle au sein d’une relation familiale, conjugale ou maritale en cours ou dissoute. Cette définition fait apparaître que la violence domestique survient aussi dans les couples ne vivant pas ensemble ou séparés. La violence domestique englobe divers schémas et formes de violence. Néanmoins, il est possible de définir des caractéristiques principales de la violence domestique qui permettent de la différencier d’autres actes de violence, p. ex. de la violence dans l’espace public. 1) Il existe un lien émotionnel entre l’auteur·e et la victime. Ce lien subsiste souvent même après une séparation ou un divorce. 2) Les actes violents se déroulent la majeure partie du temps à la maison, c’est-à-dire dans un endroit censé offrir sécurité et protection. 3) En exerçant ou en menaçant d’exercer une violence corporelle, une violence sexuelle ou une violence psychique, l’auteure de violence porte atteinte à l’intégrité corporelle et/ou psychique de la victime. 4) La plupart du temps, la violence domestique est exercée sur une longue durée et son intensité augmente généralement avec le temps. Fait exception, le comportement agressif ponctuel en situation de conflit. 5) Il y a un rapport évident entre la domination dans la relation et l’exercice de la violence. Dans le cas de la violence domestique, l’auteur.e de la violence profite souvent d’un rapport de force asymétrique. Le risque de violence est le plus bas lorsque les couples vivent sur un pied d’égalité. 6) La dynamique de violence spécifique de la violence domestique – la spirale de la violence – doit être prise en considération de manière à permettre un aménagement des offres de conseil et d’intervention efficace et conforme aux besoins.
La violence au travail se produit lorsqu’un ou plusieurs salariés sont agressés dans des circonstances liées au travail. Elle va du manque de respect à la manifestation de la volonté de nuire, de détruire, de l’incivilité à l’agression physique. La violence au travail peut prendre la forme d’agression verbale, d’agression comportementale, notamment sexiste, d’agression physique, etc. On retrouve généralement : des comportements menaçants (gestes du poing, destruction matérielle, objets lancés) ; des menaces orales ou écrites (toute expression d’une intention d’infliger du mal des faits de harcèlement : tout comportement qui abaisse une personne, l’humilie, la gêne, l’inquiète, l’ennuie ou l’injurie, que cela soit par des mots, des gestes, de l’intimidation, de la contrainte ou d’autres activités inappropriées) ; des excès verbaux (jurons, insultes ou langage condescendant) ; des actes d’agression physique (coups portés de la main ou du pied, poussées, bousculade). On distingue deux catégories. Les violences externes concernent l’exposition des salariés aux violences émanant d’usagers, de clients ou de patients. Les violences internes s’exercent contre les professionnels, entre deux individus ou entre un individu et un groupe. Elles peuvent être retournées vers la personne elle-même (suicide) ou déviées vers le matériel et les équipements (sabotage ou destruction). Des passages à l’acte violents peuvent également se produire sur le lieu de travail qui prennent la forme d’agressions de collègues, de supérieurs hiérarchiques ou se manifester sous la forme de sabotages des installations ou des machines (la destruction de l’outil de travail, des coups de pied dans les machines).