Les ulcères d’origine non vasculaire sont beaucoup plus rares. Le diagnostic étiologique repose sur la réalisation de prélèvements spécifiques (bactériologiques, mycologiques, biopsiques) en présence d’un ulcère qui ne cicatrise pas après 2 à 3 mois de traitement bien conduit, ou un ulcère qui évolue rapidement, ou un ulcère à fond ou bord anormal (bourgeonnement hypertrophique), ou un ulcère de siège atypique . L'écho doppler artériel et veineux sont en règle générale normaux, bien que certaines étiologies veineuses fonctionnelles puissent ne pas être éliminées par l'écho doppler.
Il complique une neuropathie évoluée des membres inférieurs, comportant notamment une altération de la sensibilité douloureuse. Il siège classiquement sur les zones d’appui de la plante du pied (appuis normaux ou pathologiques, talon, tête des métatarsiens), au sein d’une hyperkératose et sont indolores.
Cette hypothèse nécessite un prélèvement à la recherche de mycobactériose, tuberculose, mycose et parasitose.
Il s’agit d’une ulcération très douloureuse, à bord irrégulier, entourée d’un bourrelet périphérique inflammatoire, constituée de clapiers purulents, et ayant une extension centrifuge rapide. Cette affection est associée dans deux tiers des cas à une pathologie sous-jacente : hémopathie, maladie inflammatoire chronique de l’intestin ou cancer.
Un ulcère de jambe chez un sujet jeune doit faire suspecter une anémie hémolytique congénitale (drépanocytose, thalassémie). Les syndromes myéloprolifératifs (maladie de Vaquez, thrombocytémie…) peuvent se manifester par des ulcérations superficielles chroniques et nécrotiques.
Il faut évoquer cette étiologie devant une ulcération chronique et rebelle de petite taille, d’aspect atypique (carcinome basocellulaire ou spinocellulaire, mélanome). Tout ulcère veineux qui ne guérit pas après plusieurs mois d’un traitement bien conduit doit être biopsié à la recherche d’un carcinome.
Certaines vascularites cutanées (vascularites leucocytoclasiques), systémiques (périartérite noueuse, vascularite au cours du lupus érythémateux et des cryoglobulinémies) et le syndrome des antiphospholipides peuvent se manifester par un purpura nécrotique évoluant vers des ulcérations.
Après prise de certains médicaments au long cours (hydroxyurée, interféron γ) ou mésusage de médicaments chez les toxicomanes, des ulcères très fibreux et rebelles peuvent apparaître. Ils disparaissent généralement en quelques semaines après l’arrêt du traitement en cause.
C’est un diagnostic difficile d’élimination à évoquer devant des ulcérations récidivantes d’aspect inhabituel.
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Les ulcères d’origine non vasculaire sont beaucoup plus rares. Le diagnostic étiologique repose sur la réalisation de prélèvements spécifiques (bactériologiques, mycologiques, biopsiques) en présence d’un ulcère qui ne cicatrise pas après 2 à 3 mois de traitement bien conduit, ou un ulcère qui évolue rapidement, ou un ulcère à fond ou bord anormal (bourgeonnement hypertrophique), ou un ulcère de siège atypique . L'écho doppler artériel et veineux sont en règle générale normaux, bien que certaines étiologies veineuses fonctionnelles puissent ne pas être éliminées par l'écho doppler.
Il complique une neuropathie évoluée des membres inférieurs, comportant notamment une altération de la sensibilité douloureuse. Il siège classiquement sur les zones d’appui de la plante du pied (appuis normaux ou pathologiques, talon, tête des métatarsiens), au sein d’une hyperkératose et sont indolores.
Cette hypothèse nécessite un prélèvement à la recherche de mycobactériose, tuberculose, mycose et parasitose.
Il s’agit d’une ulcération très douloureuse, à bord irrégulier, entourée d’un bourrelet périphérique inflammatoire, constituée de clapiers purulents, et ayant une extension centrifuge rapide. Cette affection est associée dans deux tiers des cas à une pathologie sous-jacente : hémopathie, maladie inflammatoire chronique de l’intestin ou cancer.
Un ulcère de jambe chez un sujet jeune doit faire suspecter une anémie hémolytique congénitale (drépanocytose, thalassémie). Les syndromes myéloprolifératifs (maladie de Vaquez, thrombocytémie…) peuvent se manifester par des ulcérations superficielles chroniques et nécrotiques.
Il faut évoquer cette étiologie devant une ulcération chronique et rebelle de petite taille, d’aspect atypique (carcinome basocellulaire ou spinocellulaire, mélanome). Tout ulcère veineux qui ne guérit pas après plusieurs mois d’un traitement bien conduit doit être biopsié à la recherche d’un carcinome.
Certaines vascularites cutanées (vascularites leucocytoclasiques), systémiques (périartérite noueuse, vascularite au cours du lupus érythémateux et des cryoglobulinémies) et le syndrome des antiphospholipides peuvent se manifester par un purpura nécrotique évoluant vers des ulcérations.
Après prise de certains médicaments au long cours (hydroxyurée, interféron γ) ou mésusage de médicaments chez les toxicomanes, des ulcères très fibreux et rebelles peuvent apparaître. Ils disparaissent généralement en quelques semaines après l’arrêt du traitement en cause.
C’est un diagnostic difficile d’élimination à évoquer devant des ulcérations récidivantes d’aspect inhabituel.