Les antalgiques de palier 1 (référence OMS 1986) correspondent aux antalgiques non opioïdes historiques : paracétamol, nefopam, anti-inflammatoires non stéroïdiens.
· Antalgique de première intention seul ou en association ; le plus administré au monde
· Antipyrétique de référence bien qu’efficacité faible (maximum -0,5° C)
· Disponible sous forme orale, injectable ou rectale ; dès la naissance
· Mode d’action mal connu (effet sur les contrôles sérotoninergiques et probablement sur les canaux calciques) ; aucun effet anti-inflammatoire
· Délai d’action : 1 heure, durée d’action : 6 heures
Efficacité
· Douleur aigue ou chronique faible, sauf neuropathiques (inefficaces)
· Douleurs modéréees à sévères en association avec les opioïdes et d’autres antalgiques non opioïdes
Effets indésirables, risques :
· Hépatotoxicité : exceptionnelle en conditions normales d’utilisation.
- Liée à un épuisement du stock hépatique de glutathion. Facteurs de risque : surdosages réguliers, éthylisme chronique, dénutrition, insuffisance rénale sévère, poids < 50kg, réserves basses en glutathion
- En cas de surdosage massif : hépatite fulminante pouvant entraîner le décès, associée à une nécrose tubulaire aiguë et une rhabdomyolyse
- Prise en charge d’un surdosage : mesure de la paracétamolémie + administration de N-acétyl-cystéine (antidote spécifique). En cas d’hépatite fulminante, transfert en centre de référence pour envisager la transplantation hépatique dans le cadre d’une « super-urgence »
· Hypersensibilité et anaphylaxie : exceptionnelles
· Toxicité rénale et thrombopénie si surdosage
· En cas d’utilisation du paracétamol comme traitement de crise de céphalées, il est possible de développer des céphalées chroniques quotidiennes par abus médicamenteux en cas de consommation > 15 jours / mois.
· Antalgique non opioïde d’action centrale (inhibition de la recapture des mono-amines), sans action anti-inflammatoire ou anti-pyrétique. Effets anti-hyperalgésiques probables.
· Disponible uniquement par voie injectable (administration orale hors AMM).
· Posologies : 20 mg par prise, répétée 4 à 6 fois par jour, sans dépasser 120 mg/24h. Administration IVSE possible permettant une amélioration de la tolérance.
Efficacité
· Analgésie post-opératoire en association avec d’autres antalgiques opioïdes ou non opioïdes.
· Puissance antalgique comparable au minimum aux opioïdes faibles (codéine, tramadol, poudre d’opium).
Effets indésirables les plus fréquents, risques :
· Effets anticholinergiques probables : tachycardie, rétention urinaire, glaucome aigu, confusion
· Nausées et vomissements
· Somnolence
· Convulsions (abaissement du seuil épileptogène)
· Malaise avec flush si le médicament est administré rapidement
Contre-indications :
· Enfant (âge < 15 ans), femme enceinte
· Epilepsie
· Risque élevé de rétention urinaire ou de glaucome aigu par fermeture de l’angle
· Sujet âgé (à partir de 75 ans) : contre-indication relative en raison des effets anticholinergiques probables
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Les antalgiques de palier 1 (référence OMS 1986) correspondent aux antalgiques non opioïdes historiques : paracétamol, nefopam, anti-inflammatoires non stéroïdiens.
· Antalgique de première intention seul ou en association ; le plus administré au monde
· Antipyrétique de référence bien qu’efficacité faible (maximum -0,5° C)
· Disponible sous forme orale, injectable ou rectale ; dès la naissance
· Mode d’action mal connu (effet sur les contrôles sérotoninergiques et probablement sur les canaux calciques) ; aucun effet anti-inflammatoire
· Délai d’action : 1 heure, durée d’action : 6 heures
Efficacité
· Douleur aigue ou chronique faible, sauf neuropathiques (inefficaces)
· Douleurs modéréees à sévères en association avec les opioïdes et d’autres antalgiques non opioïdes
Effets indésirables, risques :
· Hépatotoxicité : exceptionnelle en conditions normales d’utilisation.
- Liée à un épuisement du stock hépatique de glutathion. Facteurs de risque : surdosages réguliers, éthylisme chronique, dénutrition, insuffisance rénale sévère, poids < 50kg, réserves basses en glutathion
- En cas de surdosage massif : hépatite fulminante pouvant entraîner le décès, associée à une nécrose tubulaire aiguë et une rhabdomyolyse
- Prise en charge d’un surdosage : mesure de la paracétamolémie + administration de N-acétyl-cystéine (antidote spécifique). En cas d’hépatite fulminante, transfert en centre de référence pour envisager la transplantation hépatique dans le cadre d’une « super-urgence »
· Hypersensibilité et anaphylaxie : exceptionnelles
· Toxicité rénale et thrombopénie si surdosage
· En cas d’utilisation du paracétamol comme traitement de crise de céphalées, il est possible de développer des céphalées chroniques quotidiennes par abus médicamenteux en cas de consommation > 15 jours / mois.
· Antalgique non opioïde d’action centrale (inhibition de la recapture des mono-amines), sans action anti-inflammatoire ou anti-pyrétique. Effets anti-hyperalgésiques probables.
· Disponible uniquement par voie injectable (administration orale hors AMM).
· Posologies : 20 mg par prise, répétée 4 à 6 fois par jour, sans dépasser 120 mg/24h. Administration IVSE possible permettant une amélioration de la tolérance.
Efficacité
· Analgésie post-opératoire en association avec d’autres antalgiques opioïdes ou non opioïdes.
· Puissance antalgique comparable au minimum aux opioïdes faibles (codéine, tramadol, poudre d’opium).
Effets indésirables les plus fréquents, risques :
· Effets anticholinergiques probables : tachycardie, rétention urinaire, glaucome aigu, confusion
· Nausées et vomissements
· Somnolence
· Convulsions (abaissement du seuil épileptogène)
· Malaise avec flush si le médicament est administré rapidement
Contre-indications :
· Enfant (âge < 15 ans), femme enceinte
· Epilepsie
· Risque élevé de rétention urinaire ou de glaucome aigu par fermeture de l’angle
· Sujet âgé (à partir de 75 ans) : contre-indication relative en raison des effets anticholinergiques probables