· Les antidépresseurs ayant des propriétés antalgiques incluent : antidépresseurs tricycliques (amitriptyline, clomipramine, imipramine) ; inhibiteurs de recapture de la sérotonine et de la noradrénaline (IRSNA) (duloxétine, venlafaxine).
· Les autres antidépresseurs (inhibiteurs de recapture de la sérotonine…) n’ont pas ou peu d’efficacité antalgique.
Indications
· Douleurs neuropathiques périphériques ou centrales (niveau de preuve élevé)
· Traitement de fond de la migraine et des céphalées de tension (amitriptyline, niveau de preuve élevé)
· Douleurs chroniques ostéo-articulaires et fibromyalgie (hors AMM) pour la duloxétine (niveau de preuve faible)
Mécanismes
· Action sur les contrôles inhibiteurs descendants via une inhibition de la recapture de la sérotonine et de noradrénaline
· Les tricycliques ont aussi des propriétés anticholinergiques et inhibitrices des canaux sodiques.
· Action antalgique indépendante de l’effet sur l’humeur
· Certains ont des propriétés anxiolytiques (venlafaxine et clomipramine).
Principes d’utilisation :
· Débuter à faibles doses et augmenter par paliers pour réduire le risque d’effets indésirables (titration). Une levée d’inhibition avec risque suicidaire est possible lors de l’initiation de tout antidépresseur.
· Le polymorphisme génétique (isoenzyme du cytochromes P450) participe à la variabilité individuelle de réponse et aux effets indésirables.
· Information nécessaire du risque pour la conduite automobile en particulier lors de l’initiation.
Effets indésirables et surveillance
Tricycliques :
· Effets anticholinergiques (bouche sèche, hypotension orthostatique, constipation, dysurie, risques cardiotoxiques, troubles sexuels, glaucome par fermeture de l’angle)
· Somnolence et prise de poids.
· Surveillance : cardiaque (ECG à l’initiation), tensionnelle (tension couchée puis debout), dysurie, en particulier si co-prescriptions multiples, comorbidités ou doses ≥ 75 mg/j.
· Chez les personnes âgées (> 70 ans), polymédiquées ou avec multiples comorbidités, maintenir à doses modérées (< 75 mg/jour).
IRSNA (duloxétine, venlafaxine):
· Nausées, anorexie, douleurs abdominales, constipation et troubles sexuels.
· Rares cas d’HTA avec la venlafaxine à haute dose (≥ 150mg/j).
Contre indications
Tricycliques : adénome de prostate, cardiopathie ischémique récente et glaucome à angle étroit, association avec les inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO)
· ISRNA : associations avec IMAO
· Relatives : prudence avec le tramadol à fortes doses (majore le risque de crises d’épilepsie et augmente le risque de syndrome sérotoninergique).
Interactions médicamenteuses:
· Association inhibiteurs monoamine oxydase (IMAO) (contre indication absolue).
· Association au tramadol fortes doses (risques : épilepsie, syndrome sérotoninergique).
· Réduction de l’efficacité des AVK (duloxétine: inducteur enzymatique du CYP2D6).
Principales causes d'échec :
· Cliniques : doses faibles (absence de titration) ou effets indésirables (initiation rapide).
· Polymorphisme génétique (isoenzyme du cytochromes P450) : participe à la variabilité individuelle de réponse et d’effets indésirables
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· Les antidépresseurs ayant des propriétés antalgiques incluent : antidépresseurs tricycliques (amitriptyline, clomipramine, imipramine) ; inhibiteurs de recapture de la sérotonine et de la noradrénaline (IRSNA) (duloxétine, venlafaxine).
· Les autres antidépresseurs (inhibiteurs de recapture de la sérotonine…) n’ont pas ou peu d’efficacité antalgique.
Indications
· Douleurs neuropathiques périphériques ou centrales (niveau de preuve élevé)
· Traitement de fond de la migraine et des céphalées de tension (amitriptyline, niveau de preuve élevé)
· Douleurs chroniques ostéo-articulaires et fibromyalgie (hors AMM) pour la duloxétine (niveau de preuve faible)
Mécanismes
· Action sur les contrôles inhibiteurs descendants via une inhibition de la recapture de la sérotonine et de noradrénaline
· Les tricycliques ont aussi des propriétés anticholinergiques et inhibitrices des canaux sodiques.
· Action antalgique indépendante de l’effet sur l’humeur
· Certains ont des propriétés anxiolytiques (venlafaxine et clomipramine).
Principes d’utilisation :
· Débuter à faibles doses et augmenter par paliers pour réduire le risque d’effets indésirables (titration). Une levée d’inhibition avec risque suicidaire est possible lors de l’initiation de tout antidépresseur.
· Le polymorphisme génétique (isoenzyme du cytochromes P450) participe à la variabilité individuelle de réponse et aux effets indésirables.
· Information nécessaire du risque pour la conduite automobile en particulier lors de l’initiation.
Effets indésirables et surveillance
Tricycliques :
· Effets anticholinergiques (bouche sèche, hypotension orthostatique, constipation, dysurie, risques cardiotoxiques, troubles sexuels, glaucome par fermeture de l’angle)
· Somnolence et prise de poids.
· Surveillance : cardiaque (ECG à l’initiation), tensionnelle (tension couchée puis debout), dysurie, en particulier si co-prescriptions multiples, comorbidités ou doses ≥ 75 mg/j.
· Chez les personnes âgées (> 70 ans), polymédiquées ou avec multiples comorbidités, maintenir à doses modérées (< 75 mg/jour).
IRSNA (duloxétine, venlafaxine):
· Nausées, anorexie, douleurs abdominales, constipation et troubles sexuels.
· Rares cas d’HTA avec la venlafaxine à haute dose (≥ 150mg/j).
Contre indications
Tricycliques : adénome de prostate, cardiopathie ischémique récente et glaucome à angle étroit, association avec les inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO)
· ISRNA : associations avec IMAO
· Relatives : prudence avec le tramadol à fortes doses (majore le risque de crises d’épilepsie et augmente le risque de syndrome sérotoninergique).
Interactions médicamenteuses:
· Association inhibiteurs monoamine oxydase (IMAO) (contre indication absolue).
· Association au tramadol fortes doses (risques : épilepsie, syndrome sérotoninergique).
· Réduction de l’efficacité des AVK (duloxétine: inducteur enzymatique du CYP2D6).
Principales causes d'échec :
· Cliniques : doses faibles (absence de titration) ou effets indésirables (initiation rapide).
· Polymorphisme génétique (isoenzyme du cytochromes P450) : participe à la variabilité individuelle de réponse et d’effets indésirables