Trois composantes du comportement alimentaire : nutritionnelle, hédonique, culturelle
Sensations physiologiques à rechercher à l’interrogatoire :
- Faim : sensations physiques secondaires au besoin physiologique de manger sans spécificité, pour nourrir l’organisme,
- Appétit : envie de manger un aliment ou un groupe d’aliments, inclut une anticipation le plus souvent agréable,
- Rassasiement : correspond à l’extinction du signal de faim, normalement à la fin du repas, sans apparition d’un nouveau signal physique (sensation de tension gastrique, notamment, qui signifie que l’individu a dépassé le stade de rassasiement).
- Satiété : sensation de plénitude gastrique, période entre le rassasiement et la réapparition de la faim précédant la prise alimentaire suivante.
Évaluation du comportement alimentaire (repas et hors repas) : comporte l’évaluation de la qualité, de la quantité et de la répartition journalière ; possibilité d’utiliser un carnet alimentaire, un rappel des 24 heures, un questionnaire de fréquence de consommation.
Avant toute préconisation de modifications alimentaires, il faut rechercher selon les situations une perte d’appétit liée à un trouble de l’humeur ou à une pathologie chronique (maladie inflammatoire ou cancer), une restriction excessive, un déclenchement émotionnel ou une impulsivité alimentaire qui traduit une perte de contrôle sur l’alimentation voire un trouble du comportement alimentaire (TCA)
Dépistage des troubles du comportement alimentaire :
Symptômes à rechercher :
- Hyperphagie prandiale : augmentation des apports caloriques au cours des prises alimentaires pendant les repas (soit augmentation de la quantité soit de la densité énergétique des aliments consommés)
- Tachyphagie : rapidité des prises alimentaires
- Noctophagie : prise alimentaire nocturne
- Grignotage : ingestion répétée de petites quantités d’aliments sans sensation de faim ou d’appétit
- Compulsion/impulsivité alimentaire : consommation impulsive /brutale d’un aliment / en dehors des repas / en réponse à une envie ; plaisir initial laissant place rapidement à un sentiment de culpabilité, se rapproche du « craving » (urgence à manger).
- Accès boulimique : ingestion de grande quantité de nourriture (arrêt suite épigastralgie/vomissements, facteur limitant de la prise= contenance gastrique) avec une notion de perte de contrôle et un sentiment d’angoisse et honte ; comportement souvent caché à l’entourage
- Anorexie : absence de faim, maintien d’un état d’inhibition de la prise alimentaire
- Restriction cognitive : tendance à limiter volontairement son alimentation dans un but de perte de poids
Troubles du comportement alimentaire :
- Anorexie mentale (cf item dédié)
- Boulimie (cf item dédié)
- Binge eating disorder (crises de boulimie sans comportement compensatoire)
♥∞
Trois composantes du comportement alimentaire : nutritionnelle, hédonique, culturelle
Sensations physiologiques à rechercher à l’interrogatoire :
- Faim : sensations physiques secondaires au besoin physiologique de manger sans spécificité, pour nourrir l’organisme,
- Appétit : envie de manger un aliment ou un groupe d’aliments, inclut une anticipation le plus souvent agréable,
- Rassasiement : correspond à l’extinction du signal de faim, normalement à la fin du repas, sans apparition d’un nouveau signal physique (sensation de tension gastrique, notamment, qui signifie que l’individu a dépassé le stade de rassasiement).
- Satiété : sensation de plénitude gastrique, période entre le rassasiement et la réapparition de la faim précédant la prise alimentaire suivante.
Évaluation du comportement alimentaire (repas et hors repas) : comporte l’évaluation de la qualité, de la quantité et de la répartition journalière ; possibilité d’utiliser un carnet alimentaire, un rappel des 24 heures, un questionnaire de fréquence de consommation.
Avant toute préconisation de modifications alimentaires, il faut rechercher selon les situations une perte d’appétit liée à un trouble de l’humeur ou à une pathologie chronique (maladie inflammatoire ou cancer), une restriction excessive, un déclenchement émotionnel ou une impulsivité alimentaire qui traduit une perte de contrôle sur l’alimentation voire un trouble du comportement alimentaire (TCA)
Dépistage des troubles du comportement alimentaire :
Symptômes à rechercher :
- Hyperphagie prandiale : augmentation des apports caloriques au cours des prises alimentaires pendant les repas (soit augmentation de la quantité soit de la densité énergétique des aliments consommés)
- Tachyphagie : rapidité des prises alimentaires
- Noctophagie : prise alimentaire nocturne
- Grignotage : ingestion répétée de petites quantités d’aliments sans sensation de faim ou d’appétit
- Compulsion/impulsivité alimentaire : consommation impulsive /brutale d’un aliment / en dehors des repas / en réponse à une envie ; plaisir initial laissant place rapidement à un sentiment de culpabilité, se rapproche du « craving » (urgence à manger).
- Accès boulimique : ingestion de grande quantité de nourriture (arrêt suite épigastralgie/vomissements, facteur limitant de la prise= contenance gastrique) avec une notion de perte de contrôle et un sentiment d’angoisse et honte ; comportement souvent caché à l’entourage
- Anorexie : absence de faim, maintien d’un état d’inhibition de la prise alimentaire
- Restriction cognitive : tendance à limiter volontairement son alimentation dans un but de perte de poids
Troubles du comportement alimentaire :
- Anorexie mentale (cf item dédié)
- Boulimie (cf item dédié)
- Binge eating disorder (crises de boulimie sans comportement compensatoire)