Ces complications sont nombreuses et nécessitent des mesures préventives.
Les complications générales sont les plus redoutables et surviennent surtout en cas de déficit des membres inférieurs :
• Complications thromboemboliques chez un patient confiné au lit (prise en charge d’un patient en décubitus prolongé). Les mesures de prévention d’une thrombophlébite d’un membre inférieur doivent être mises en place très rapidement : anticoagulation à doses préventives, mobilisation et stimulations mécaniques du retour veineux ; tout essoufflement, douleur basithoracique, malaise doit faire craindre une embolie pulmonaire chez ces patients exposés.
• Complications bronchopulmonaires par encombrement, favorisé par l’alitement et parfois des fausses routes.
• Chutes lors de la reprise de la marche ou lors de l’aggravation du déficit, par déficit moteur ou trouble proprioceptif sévère, avec risque de fracture ou de traumatisme crânien.
Les complications locorégionales sont également fréquentes :
• Escarres (talons, sacrum), prévenues par les modifications régulières du positionnement au lit (décubitus latéral alterné), les massages cutanés pluriquotidiens, la mobilisation du membre paralysé et le matériel de décharge (coussins de forme diverse, matelas à eau).
• Enraidissement d'un membre déficitaire avec risque de rétraction (sur hypertonie pyramidale, notamment) et de complications ostéoarticulaires : périarthrite, notamment scapulohumérale, ostéome para-articulaire, notamment au coude et au genou. La lutte contre la spasticité passe par une prise en charge en kinésithérapie avec mobilisation et parfois l'injection de toxine botulique.
• Algoneurodystrophie du membre supérieur, dont la prévention passe par une prise en charge en kinésithérapie douce indolore. Une fois la complication apparue, le traitement fait appel au repos, au refroidissement du membre.
• Traumatisme d'un membre porteur d'un déficit sensitif : brûlures non perçues à la main, troubles trophiques au pied (mal perforant).
Le traitement est essentiellement préventif (mobilisation précoce, prévention d'attitude vicieuse [pied équin]), parfois curatif (intervention sur tendons rétractés).
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Ces complications sont nombreuses et nécessitent des mesures préventives.
Les complications générales sont les plus redoutables et surviennent surtout en cas de déficit des membres inférieurs :
• Complications thromboemboliques chez un patient confiné au lit (prise en charge d’un patient en décubitus prolongé). Les mesures de prévention d’une thrombophlébite d’un membre inférieur doivent être mises en place très rapidement : anticoagulation à doses préventives, mobilisation et stimulations mécaniques du retour veineux ; tout essoufflement, douleur basithoracique, malaise doit faire craindre une embolie pulmonaire chez ces patients exposés.
• Complications bronchopulmonaires par encombrement, favorisé par l’alitement et parfois des fausses routes.
• Chutes lors de la reprise de la marche ou lors de l’aggravation du déficit, par déficit moteur ou trouble proprioceptif sévère, avec risque de fracture ou de traumatisme crânien.
Les complications locorégionales sont également fréquentes :
• Escarres (talons, sacrum), prévenues par les modifications régulières du positionnement au lit (décubitus latéral alterné), les massages cutanés pluriquotidiens, la mobilisation du membre paralysé et le matériel de décharge (coussins de forme diverse, matelas à eau).
• Enraidissement d'un membre déficitaire avec risque de rétraction (sur hypertonie pyramidale, notamment) et de complications ostéoarticulaires : périarthrite, notamment scapulohumérale, ostéome para-articulaire, notamment au coude et au genou. La lutte contre la spasticité passe par une prise en charge en kinésithérapie avec mobilisation et parfois l'injection de toxine botulique.
• Algoneurodystrophie du membre supérieur, dont la prévention passe par une prise en charge en kinésithérapie douce indolore. Une fois la complication apparue, le traitement fait appel au repos, au refroidissement du membre.
• Traumatisme d'un membre porteur d'un déficit sensitif : brûlures non perçues à la main, troubles trophiques au pied (mal perforant).
Le traitement est essentiellement préventif (mobilisation précoce, prévention d'attitude vicieuse [pied équin]), parfois curatif (intervention sur tendons rétractés).