Une lésion latéralisée d’un côté au niveau du tronc cérébral, va entrainer une atteinte d’une ou plusieurs paires crâniennes du côté de la lésion, en fonction du niveau de cette lésion (par exemple atteinte du III au niveau du mésencéphale et du VI, VII ou VIII au niveau de la protubérance). La lésion latéralisée au niveau du tronc cérébral va également interrompre les fibres motrices descendantes (pyramidales) et les fibres sensitives montantes. Cependant ces fibres vont passer de l’autre côté de la moelle au bas de la moelle allongée (décussation), ce qui entrainera une paralysie et des troubles sensitifs sur l’hémicorps controlatéral à la lésion en dessous de la face. L’existence d’une atteinte d’une ou plusieurs paires crâniennes d’un côté et d’une atteinte sensitive et motrice des membres du côté opposé, correspond à un syndrome alterne, et permettent de localiser l’atteinte au niveau du tronc cérébral.
Exemple du syndrome de Wallenberg :
C'est un syndrome alterne, résultant d'une lésion du territoire rétro-olivaire au niveau de la moelle allongée. Il est, le plus souvent, dû à l'occlusion de l’artère de la fossette latérale du bulbe, habituellement branche de l'artère cérébelleuse postéro-inférieure (PICA), elle-même branche de l'artère vertébrale.
Il débute par un grand vertige rotatoire (atteinte du noyau vestibulaire) (vertige et sensation vertigineuse) et des céphalées postérieures. À l’examen clinique, on constate :
· Du côté de la lésion :
§ Un nystagmus
§ Un hémisyndrome cérébelleux (à prédominance statique)
§ Un signe de Claude-Bernard-Horner
§ Une hypo ou anesthésie de l’hémiface
§ Une paralysie de l’hémivoile du palais (voix nasonnée), de l’hémilarynx (troubles de déglutition) et de la corde vocale (voix bitonale).
· Du côté opposé à la lésion :
§ Une hémianesthésie nociceptive et thermique épargnant la face
Cette atteinte est à l'origine de fausses routes alimentaires (troubles de déglutition ou fausse-route), qui compromettent le pronostic vital, car pouvant être à l'origine d'une pneumopathie d'inhalation, si l'alimentation orale n'est pas totalement suspendue.
Le syndrome de Wallenberg est rarement pur, le plus souvent incomplet, ou à l’inverse plus riche en signes cliniques, en fonction du territoire réellement touché.
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Une lésion latéralisée d’un côté au niveau du tronc cérébral, va entrainer une atteinte d’une ou plusieurs paires crâniennes du côté de la lésion, en fonction du niveau de cette lésion (par exemple atteinte du III au niveau du mésencéphale et du VI, VII ou VIII au niveau de la protubérance). La lésion latéralisée au niveau du tronc cérébral va également interrompre les fibres motrices descendantes (pyramidales) et les fibres sensitives montantes. Cependant ces fibres vont passer de l’autre côté de la moelle au bas de la moelle allongée (décussation), ce qui entrainera une paralysie et des troubles sensitifs sur l’hémicorps controlatéral à la lésion en dessous de la face. L’existence d’une atteinte d’une ou plusieurs paires crâniennes d’un côté et d’une atteinte sensitive et motrice des membres du côté opposé, correspond à un syndrome alterne, et permettent de localiser l’atteinte au niveau du tronc cérébral.
Exemple du syndrome de Wallenberg :
C'est un syndrome alterne, résultant d'une lésion du territoire rétro-olivaire au niveau de la moelle allongée. Il est, le plus souvent, dû à l'occlusion de l’artère de la fossette latérale du bulbe, habituellement branche de l'artère cérébelleuse postéro-inférieure (PICA), elle-même branche de l'artère vertébrale.
Il débute par un grand vertige rotatoire (atteinte du noyau vestibulaire) (vertige et sensation vertigineuse) et des céphalées postérieures. À l’examen clinique, on constate :
· Du côté de la lésion :
§ Un nystagmus
§ Un hémisyndrome cérébelleux (à prédominance statique)
§ Un signe de Claude-Bernard-Horner
§ Une hypo ou anesthésie de l’hémiface
§ Une paralysie de l’hémivoile du palais (voix nasonnée), de l’hémilarynx (troubles de déglutition) et de la corde vocale (voix bitonale).
· Du côté opposé à la lésion :
§ Une hémianesthésie nociceptive et thermique épargnant la face
Cette atteinte est à l'origine de fausses routes alimentaires (troubles de déglutition ou fausse-route), qui compromettent le pronostic vital, car pouvant être à l'origine d'une pneumopathie d'inhalation, si l'alimentation orale n'est pas totalement suspendue.
Le syndrome de Wallenberg est rarement pur, le plus souvent incomplet, ou à l’inverse plus riche en signes cliniques, en fonction du territoire réellement touché.