Les éléments qui participent à la réduction du risque de cancer du sein sont : la réduction des consommations d’alcool, de tabac, la pratique d’une activité physique régulière et une alimentation dite « méditerrannéenne ».
Il faut distinguer plusieurs stratégies de prévention secondaire recommandée en France chez les femmes à risque modéré de cancer du sein. Il est à noter que l’autopalpation mammaire n’est pas recommandée, car elle ne réduit pas la mortalité par cancer du sein. La prévention des cancers féminins (col de l’utérus et seins) fait l’objet de 2 consultations dédiées prises en charges à 100% à 25 et 50 ans : elles visent à informer les femmes sur leur niveau de risque et les modalités de prévention et de dépistages adaptées.
La palpation mammaire de 25 à 50 ans
La HAS la recommande tous les ans par un professionnel de santé. Néanmoins, aucune étude ne prouve son intérêt sur la mortalité et plusieurs pays (Canada, USA) ne la recommandent plus, car le risque de faux positif est trop important et la sensibilité mauvaise (grade D et I). Les différentes études réalisées pour l'autopalpation n’ont pas mis en évidence d'effet bénéfique du dépistage en termes de mortalité par cancer du sein. Cependant les femmes doivent être encouragées lors de la découverte d’un changement à consulter leur médecin généraliste ou gynécologue médical.
La mammographie de dépistage dans le cadre du dépistage organisé (femmes à risque modéré)
Ce dépistage est organisé et généralisé à l’ensemble des femmes à risque modéré de 50 à 74 ans révolus. Elles sont invitées par courrier adressé par l’organisme régional de dépistage départemental à se rendre dans un centre de dépistage pour pratique des mammographies bilatérales avec 2 incidences tous les 2 ans. Ce courrier s’accompagne d’une lettre d’information sur les bénéfices et les risques éventuels à se faire dépister et d’une ordonnance de mammographies. Le rôle du médecin généraliste, comme du gynécologue, est de compléter l’information délivrée par le courrier afin que ces femmes puissent prendre une décision éclairée.
Le dépistage organisé doit être privilégié par rapport au dépistage individuel, car :
· il est gratuit,
· les mammographies normales à la première lecture bénéficient d’une seconde lecture par un autre radiologue agrée,
· les radiologues sont formés et les mammographes contrôlés régulièrement,
· le suivi des anomalies détectées est organisé jusqu’à la prise en charge.
Il permettrait de réduire la mortalité spécifique par cancer du sein de 15 à 21 % sans effet sur la mortalité globale. Néanmoins, certaines anomalies détectées correspondraient à des cancers qui n’auraient jamais eu de conséquences (stabilité ou involution spontanée
Parmi les risques du dépistage, le risque de décès par cancer radio-induit est de l’ordre de 1 à 10 pour 100000 femmes ayant réalisé une mammographie tous les 2 ans pendant 10 ans.
Les incertitudes sur la balance bénéfices/risques de ce dépistage ont amené à la mise en place d’une grande concertation citoyenne fin 2016 dont les recommandations étaient de soit supprimer le dépistage organisé, soit le refondre pour mettre en avant une information sur les incertitudes du dépistage (principalement le surdiagnostic et le surtraitement). Le deuxième scénario a été choisi et l’Institut national du cancer et les médecins généralistes (Collège de médecine générale et Collège national des généralistes enseignants) travaillent à la réalisation d’un outil d’aide à la décision à l’instar de certains pays.
L’avenir de ce dépistage est probablement la stratification sur le risque avec intégration de marqueurs notamment génétique afin de moduler individuellement l’âge et les rythmes de dépistage.
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Les éléments qui participent à la réduction du risque de cancer du sein sont : la réduction des consommations d’alcool, de tabac, la pratique d’une activité physique régulière et une alimentation dite « méditerrannéenne ».
Il faut distinguer plusieurs stratégies de prévention secondaire recommandée en France chez les femmes à risque modéré de cancer du sein. Il est à noter que l’autopalpation mammaire n’est pas recommandée, car elle ne réduit pas la mortalité par cancer du sein. La prévention des cancers féminins (col de l’utérus et seins) fait l’objet de 2 consultations dédiées prises en charges à 100% à 25 et 50 ans : elles visent à informer les femmes sur leur niveau de risque et les modalités de prévention et de dépistages adaptées.
La palpation mammaire de 25 à 50 ans
La HAS la recommande tous les ans par un professionnel de santé. Néanmoins, aucune étude ne prouve son intérêt sur la mortalité et plusieurs pays (Canada, USA) ne la recommandent plus, car le risque de faux positif est trop important et la sensibilité mauvaise (grade D et I). Les différentes études réalisées pour l'autopalpation n’ont pas mis en évidence d'effet bénéfique du dépistage en termes de mortalité par cancer du sein. Cependant les femmes doivent être encouragées lors de la découverte d’un changement à consulter leur médecin généraliste ou gynécologue médical.
La mammographie de dépistage dans le cadre du dépistage organisé (femmes à risque modéré)
Ce dépistage est organisé et généralisé à l’ensemble des femmes à risque modéré de 50 à 74 ans révolus. Elles sont invitées par courrier adressé par l’organisme régional de dépistage départemental à se rendre dans un centre de dépistage pour pratique des mammographies bilatérales avec 2 incidences tous les 2 ans. Ce courrier s’accompagne d’une lettre d’information sur les bénéfices et les risques éventuels à se faire dépister et d’une ordonnance de mammographies. Le rôle du médecin généraliste, comme du gynécologue, est de compléter l’information délivrée par le courrier afin que ces femmes puissent prendre une décision éclairée.
Le dépistage organisé doit être privilégié par rapport au dépistage individuel, car :
· il est gratuit,
· les mammographies normales à la première lecture bénéficient d’une seconde lecture par un autre radiologue agrée,
· les radiologues sont formés et les mammographes contrôlés régulièrement,
· le suivi des anomalies détectées est organisé jusqu’à la prise en charge.
Il permettrait de réduire la mortalité spécifique par cancer du sein de 15 à 21 % sans effet sur la mortalité globale. Néanmoins, certaines anomalies détectées correspondraient à des cancers qui n’auraient jamais eu de conséquences (stabilité ou involution spontanée
Parmi les risques du dépistage, le risque de décès par cancer radio-induit est de l’ordre de 1 à 10 pour 100000 femmes ayant réalisé une mammographie tous les 2 ans pendant 10 ans.
Les incertitudes sur la balance bénéfices/risques de ce dépistage ont amené à la mise en place d’une grande concertation citoyenne fin 2016 dont les recommandations étaient de soit supprimer le dépistage organisé, soit le refondre pour mettre en avant une information sur les incertitudes du dépistage (principalement le surdiagnostic et le surtraitement). Le deuxième scénario a été choisi et l’Institut national du cancer et les médecins généralistes (Collège de médecine générale et Collège national des généralistes enseignants) travaillent à la réalisation d’un outil d’aide à la décision à l’instar de certains pays.
L’avenir de ce dépistage est probablement la stratification sur le risque avec intégration de marqueurs notamment génétique afin de moduler individuellement l’âge et les rythmes de dépistage.