Les virus responsables d’hépatite sont nombreux. Les plus fréquents sont les virus hépatotropes A, B, C, D et E (nommés VHA, VHB, VHC, VHD et VHE). Ces virus n’ont pas d’action directement cytopathogène. C’est la réponse immunitaire de l’hôte qui est responsable des lésions hépatiques.
Le VHA n’est responsable que d’hépatite aiguë et il n’y a pas de forme chronique. Les autres virus peuvent être responsables d’hépatite aiguë ou d’hépatite chronique.
D’autres virus peuvent être responsables d’hépatite uniquement aiguë. Les plus fréquents sont les virus du groupe herpès comme les virus Herpès simplex, Epstein-Barr, cytomégalovirus, varicelle-zona.
Virus de l’hépatite A
Le VHA est un virus à ARN.
Le mode de contamination est entérique /féco-oral. Le VHA est un virus qui se transmet donc en l’ingérant, soit par des eaux ou aliments souillés, soit par une personne infectée dans l’entourage.
Sa prévalence au niveau mondial est d’autant plus forte que le niveau socio-économique du pays est faible.
La France est un pays à faible risque endémique, ainsi moins de 50% de la population a été infectée par le VHA à l’âge de 50 ans.
En France, les personnes à risque de contamination sont
- Les voyageurs en zone d’endémie
- Les sujets en précarité
- Les hommes ayant des rapports sexuels avec les hommes
L’hépatite aiguë A fait l’objet d’une déclaration obligatoire, par le médecin biologiste ou le clinicien qui fait le diagnostic.
Virus de l’hépatite E
Le VHE est un virus à ARN.
Le mode de contamination est différent en fonction du génotype qui infecte l’hôte.
En France, l’hépatite E est devenue la cause la plus fréquente des hépatites aiguës virales. La transmission est zoonotique, en mangeant des aliments contaminés par le VHE (viandes de porc mal cuites, gibiers), plus rarement en travaillant au contact d’animaux (élevages).
La transmission est le plus souvent féco-orale dans les pays en voie de développement, zoonotique dans les pays développés (incluant la France) après consommation d’aliments contaminés par le VHE (viandes de porc mal cuites, gibiers) ou plus rarement après exposition au contact d’animaux (élevages).
Virus des hépatites B et D
VHB :
Le VHB est un virus à ADN.
Le VHB est un problème de santé publique mondial puisqu’un tiers de la population mondiale est ou a été en contact avec le VHB. Environ 250 millions de personnes ont une hépatite chronique B dans le monde, surtout dans les pays d’Asie du Sud-Est, d’Afrique subsaharienne, en Chine et en Amazonie.
Le VHB a la particularité de pouvoir être responsable d’hépatite aiguë mais aussi d’hépatite chronique. Le risque de passage à la chronicité dépend de l'âge de contamination: 90% chez les nouveaux-nés, 30% chez l'enfant et 10% chez l'adulte.
En France, on estime que 7% de la population générale a été en contact avec le VHB dont environ 280 000 infections chroniques.
Les principaux modes de contamination sont :
1. Sexuel
2. Materno-foetal au moment de l'accouchement ou transplacentaire, d'autant plus que la charge virale est élevée; les risques élevés de contamination verticale d'une part et de passage à la chronicité en cas de contamination néonatale d'autre part justifient la séro-vaccination précoce systématique des enfants de mère porteuse de l'Ag HBs avant la sortie de la maternité.
3. Sanguin
- partage d'objets de toilette; lésions cutanées (à l’origine de transmission intra familiale et au sein des collectivités);
- Actes médicaux avec défaut d’hygiène : transfusion (sécurisée dans les pays occidentaux), chirurgie, hémodialyse, actes invasifs, acupuncture, soins dentaires, utilisation de matériel recyclé;
- Toxicomanie intraveineuse, tatouage ou piercing (si défaut de stérilisation du matériel)
VHD :
Le virus de l’hépatite delta (VHD) est un virus défectif qui dépend de l’hépatite B pour sa réplication. Il n’existe donc pas d’infection par le VHD sans infection par le VHB. Environ 5% des patients porteurs de l’AgHBs sont co-infectés par le VHD.
Il s’agit d’un virus à ARN.
Le mode de contamination est également par voie sexuelle ou sanguine. C’est un virus rare en France (cas importés)
Toute infection par le VHB conduit de façon systématique au dépistage de l’infection par le VHD.
Comme infection sexuellement transmissible, elle doit également conduire au dépistage de l’infection par le VIH et la syphilis.
Virus de l’hépatite C
Le VHC est un virus à ARN.
Le VHC est un problème de santé publique mondial puisqu’1% de la population mondiale à une infection chronique par le VHC. La prévalence de la maladie est en diminution en France, estimée à 0,7% de la population générale soit moins de 100 000 personnes.
Les modes de contamination du VHC sont :
- Transfusion sanguine avant 1992
- Toxicomanie intraveineuse et nasale
- Sexuel en particulier lors de pratiques avec risques de plaies ou d’érosions muqueuses (par exemple homme ayant des rapports avec des hommes)
| Virus et Génome | Transmission | Chronicité | Vaccin | Traitement | |
| A | Nu
ARN |
Entérique / féco-orale
Homosexuel homme-homme |
NON | Oui
Inactivé |
Non |
| B | Enveloppé ADN | Sexuelle
Parentérale Périnatale |
OUI`
90% nouveau-nés 10% adultes |
Oui | Oui si chronique
Antiviraux directs |
| C | Enveloppé ARN | Parentérale
Sexuelle Périnatale |
OUI
80% des cas |
Non | Antiviraux directs |
| D | Enveloppé ARN | Idem VHB | OUI | Celui du VHB | Oui si chronique |
| E | Nu
ARN |
Entérique / féco-orale
Zoonotique |
OUI
Rare : uniquement si immunosuppression |
Non | Oui si chronique |
♥∞
Les virus responsables d’hépatite sont nombreux. Les plus fréquents sont les virus hépatotropes A, B, C, D et E (nommés VHA, VHB, VHC, VHD et VHE). Ces virus n’ont pas d’action directement cytopathogène. C’est la réponse immunitaire de l’hôte qui est responsable des lésions hépatiques.
Le VHA n’est responsable que d’hépatite aiguë et il n’y a pas de forme chronique. Les autres virus peuvent être responsables d’hépatite aiguë ou d’hépatite chronique.
D’autres virus peuvent être responsables d’hépatite uniquement aiguë. Les plus fréquents sont les virus du groupe herpès comme les virus Herpès simplex, Epstein-Barr, cytomégalovirus, varicelle-zona.
Virus de l’hépatite A
Le VHA est un virus à ARN.
Le mode de contamination est entérique /féco-oral. Le VHA est un virus qui se transmet donc en l’ingérant, soit par des eaux ou aliments souillés, soit par une personne infectée dans l’entourage.
Sa prévalence au niveau mondial est d’autant plus forte que le niveau socio-économique du pays est faible.
La France est un pays à faible risque endémique, ainsi moins de 50% de la population a été infectée par le VHA à l’âge de 50 ans.
En France, les personnes à risque de contamination sont
- Les voyageurs en zone d’endémie
- Les sujets en précarité
- Les hommes ayant des rapports sexuels avec les hommes
L’hépatite aiguë A fait l’objet d’une déclaration obligatoire, par le médecin biologiste ou le clinicien qui fait le diagnostic.
Virus de l’hépatite E
Le VHE est un virus à ARN.
Le mode de contamination est différent en fonction du génotype qui infecte l’hôte.
En France, l’hépatite E est devenue la cause la plus fréquente des hépatites aiguës virales. La transmission est zoonotique, en mangeant des aliments contaminés par le VHE (viandes de porc mal cuites, gibiers), plus rarement en travaillant au contact d’animaux (élevages).
La transmission est le plus souvent féco-orale dans les pays en voie de développement, zoonotique dans les pays développés (incluant la France) après consommation d’aliments contaminés par le VHE (viandes de porc mal cuites, gibiers) ou plus rarement après exposition au contact d’animaux (élevages).
Virus des hépatites B et D
VHB :
Le VHB est un virus à ADN.
Le VHB est un problème de santé publique mondial puisqu’un tiers de la population mondiale est ou a été en contact avec le VHB. Environ 250 millions de personnes ont une hépatite chronique B dans le monde, surtout dans les pays d’Asie du Sud-Est, d’Afrique subsaharienne, en Chine et en Amazonie.
Le VHB a la particularité de pouvoir être responsable d’hépatite aiguë mais aussi d’hépatite chronique. Le risque de passage à la chronicité dépend de l'âge de contamination: 90% chez les nouveaux-nés, 30% chez l'enfant et 10% chez l'adulte.
En France, on estime que 7% de la population générale a été en contact avec le VHB dont environ 280 000 infections chroniques.
Les principaux modes de contamination sont :
1. Sexuel
2. Materno-foetal au moment de l'accouchement ou transplacentaire, d'autant plus que la charge virale est élevée; les risques élevés de contamination verticale d'une part et de passage à la chronicité en cas de contamination néonatale d'autre part justifient la séro-vaccination précoce systématique des enfants de mère porteuse de l'Ag HBs avant la sortie de la maternité.
3. Sanguin
- partage d'objets de toilette; lésions cutanées (à l’origine de transmission intra familiale et au sein des collectivités);
- Actes médicaux avec défaut d’hygiène : transfusion (sécurisée dans les pays occidentaux), chirurgie, hémodialyse, actes invasifs, acupuncture, soins dentaires, utilisation de matériel recyclé;
- Toxicomanie intraveineuse, tatouage ou piercing (si défaut de stérilisation du matériel)
VHD :
Le virus de l’hépatite delta (VHD) est un virus défectif qui dépend de l’hépatite B pour sa réplication. Il n’existe donc pas d’infection par le VHD sans infection par le VHB. Environ 5% des patients porteurs de l’AgHBs sont co-infectés par le VHD.
Il s’agit d’un virus à ARN.
Le mode de contamination est également par voie sexuelle ou sanguine. C’est un virus rare en France (cas importés)
Toute infection par le VHB conduit de façon systématique au dépistage de l’infection par le VHD.
Comme infection sexuellement transmissible, elle doit également conduire au dépistage de l’infection par le VIH et la syphilis.
Virus de l’hépatite C
Le VHC est un virus à ARN.
Le VHC est un problème de santé publique mondial puisqu’1% de la population mondiale à une infection chronique par le VHC. La prévalence de la maladie est en diminution en France, estimée à 0,7% de la population générale soit moins de 100 000 personnes.
Les modes de contamination du VHC sont :
- Transfusion sanguine avant 1992
- Toxicomanie intraveineuse et nasale
- Sexuel en particulier lors de pratiques avec risques de plaies ou d’érosions muqueuses (par exemple homme ayant des rapports avec des hommes)
| Virus et Génome | Transmission | Chronicité | Vaccin | Traitement | |
| A | Nu
ARN |
Entérique / féco-orale
Homosexuel homme-homme |
NON | Oui
Inactivé |
Non |
| B | Enveloppé ADN | Sexuelle
Parentérale Périnatale |
OUI`
90% nouveau-nés 10% adultes |
Oui | Oui si chronique
Antiviraux directs |
| C | Enveloppé ARN | Parentérale
Sexuelle Périnatale |
OUI
80% des cas |
Non | Antiviraux directs |
| D | Enveloppé ARN | Idem VHB | OUI | Celui du VHB | Oui si chronique |
| E | Nu
ARN |
Entérique / féco-orale
Zoonotique |
OUI
Rare : uniquement si immunosuppression |
Non | Oui si chronique |