Comment faire le diagnostic d’une hépatite chronique ?
Dans la majorité des cas, les patients sont asymptomatiques ou pauci symptomatiques et c’est la persistance de perturbations du bilan sanguin hépatique pendant plus de six mois qui évoque le diagnostic.
L’élévation des transaminases est, dans ce cas le plus souvent faible ou modérée, inférieure à cinq fois la normale. Il existe parfois une cholestase associée.
Causes des hépatites chroniques
- Alcool : En France, la première cause est la consommation excessive et chronique d’alcool. Un interrogatoire « policier » sur le mode, le type et la fréquence des consommations doit être réalisé.
- La stéatose métabolique est la deuxième cause la plus fréquente. On doit l’évoquer devant la présence d’un syndrome métabolique, notamment d’un diabète (souvent incomplet).
- Les hépatites virales chroniques B, D et C
- L’hémochromatose : cf. item 219.
- Les hépatites auto-immunes
- les maladies génétiques rares : déficit en alpha-1-antitrypsine, maladie de Wilson.
Attention, une cause peut en cacher une autre. En effet, il est fréquent d’observer plusieurs causes d’hépatite chronique chez un même patient. C’est pourquoi il faut être systématique et rechercher toutes ces causes fréquentes.
Quels sont les signes de gravité ?
La gravité d’une hépatite chronique est représentée par
- Le degré de fibrose, c’est-à-dire par le degré de cicatrice fibreuse du parenchyme hépatique, dont le stade ultime est la cirrhose
- Le degré d’activité de l’hépatite, qui n’est pas un signe de gravité immédiate, mais qui représente l’importance de l’inflammation et donc augmente les risques d’aboutir rapidement à un stade de fibrose avancée
Plusieurs méthodes d’évaluation de la fibrose existent :
- Biopsie hépatique permettant d’évaluer un score de fibrose. Cette méthode permet également l’évaluation de l’activité histologique de l’hépatite.
- Marqueurs non invasifs : marqueurs sanguins et mesure de l’élastométrie hépatique
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Comment faire le diagnostic d’une hépatite chronique ?
Dans la majorité des cas, les patients sont asymptomatiques ou pauci symptomatiques et c’est la persistance de perturbations du bilan sanguin hépatique pendant plus de six mois qui évoque le diagnostic.
L’élévation des transaminases est, dans ce cas le plus souvent faible ou modérée, inférieure à cinq fois la normale. Il existe parfois une cholestase associée.
Causes des hépatites chroniques
- Alcool : En France, la première cause est la consommation excessive et chronique d’alcool. Un interrogatoire « policier » sur le mode, le type et la fréquence des consommations doit être réalisé.
- La stéatose métabolique est la deuxième cause la plus fréquente. On doit l’évoquer devant la présence d’un syndrome métabolique, notamment d’un diabète (souvent incomplet).
- Les hépatites virales chroniques B, D et C
- L’hémochromatose : cf. item 219.
- Les hépatites auto-immunes
- les maladies génétiques rares : déficit en alpha-1-antitrypsine, maladie de Wilson.
Attention, une cause peut en cacher une autre. En effet, il est fréquent d’observer plusieurs causes d’hépatite chronique chez un même patient. C’est pourquoi il faut être systématique et rechercher toutes ces causes fréquentes.
Quels sont les signes de gravité ?
La gravité d’une hépatite chronique est représentée par
- Le degré de fibrose, c’est-à-dire par le degré de cicatrice fibreuse du parenchyme hépatique, dont le stade ultime est la cirrhose
- Le degré d’activité de l’hépatite, qui n’est pas un signe de gravité immédiate, mais qui représente l’importance de l’inflammation et donc augmente les risques d’aboutir rapidement à un stade de fibrose avancée
Plusieurs méthodes d’évaluation de la fibrose existent :
- Biopsie hépatique permettant d’évaluer un score de fibrose. Cette méthode permet également l’évaluation de l’activité histologique de l’hépatite.
- Marqueurs non invasifs : marqueurs sanguins et mesure de l’élastométrie hépatique